Le metteur en scène français, Olivier Py (7 juin 2007-archives).
AFP/NATALIA KOLESNIKOVARéponse du Français: "Moi, je ne pense pas que le spectacle soit à même de choquer la sensibilité des jeunes spectateurs. A cela près qu'on n'emmène pas les enfants voir Lulu, ce n'est pas un opéra pour enfants: l'oeuvre en elle-même est choquante."
"Olivier Py et son équipe ont fait appel à des images qui, quoi que de plus en plus usuelles et répandues, restent rares et inhabituelles sur une scène lyrique. Nous déconseillons le spectacle aux personnes de moins de 16 ans", a déclaré le 2 février la maison d'opéra sur son site internet.
L'intéressé, qui s'est demandé si cet avertissement n'était pas "un peu excessif", a évoqué un "film porno projeté pendant 2 minutes 30 dans le fond du décor, de manière floue et en noir et blanc, ce qui ne m'a pas semblé très grave". "Mais, a ajouté le metteur en scène, peut-être que la présence d'un film oblige le Grand théâtre à des formulations d'ordre légal".
Alban Berg (1885-1935) a tiré le livret de sa Lulu de L'Esprit de la terre et La Boîte de Pandore de Frank Wedekind. L'histoire: une séductrice provoque la mort des hommes qui la désirent.
Cette nouvelle production est l'un des événements de la saison lyrique en Europe. La soprano vedette française Patricia Petibon fera ses débuts en Lulu, rôle qu'elle reprendra l'été prochain lors du festival autrichien de Salzbourg, comme d'ailleurs à Genève, sous la direction musicale de l'Allemand Marc Albrecht.
Olivier Py avait déjà défrayé la chronique à l'automne 2005 pour avoir convié l'acteur de films X, HPG, à faire une apparition dans Tannhaüser, de Wagner, déjà à Genève. "Pendant un mois des journalistes ont annoncé le scandale, mais il n'y en a pas eu. Le public de Genève, à bien des égards, est moins réactionnaire que ceux de Paris ou d'Aix-en-Provence", a remarqué le metteur en scène.


