Le phare d'East Point dans l'île du Prince Edouard (ouest du Canada) en mars 2008 sera-t-il vendu par l'Etat canadien ?

Le phare d'East Point dans l'île du Prince Edouard (ouest du Canada) en mars 2008 sera-t-il vendu par l'Etat canadien ?

AFP - Getty Images - Joe Raedle
L'Etat canadien met en vente 970 phares côtiers jugés "excédentaires"

Il les propose aux particuliers, municipalités et associations sans but lucratif à qui il reviendra ensuite de les entretenir.

Dans certains cas, un phare pourra être cédé pour un prix symbolique. Parmi les équipements "excédentaires", 480 fonctionnent encore.

Le prix symbolique "dépendra de nombreux facteurs, comme la valeur marchande du bien, les exigences écologiques liées au site et les besoins éventuels de la Garde côtière pour les équipements d'aide à la navigation", a expliqué un porte-parole du ministère canadien des Pêches et Océans. En tout état de cause, les équipements devront pouvoir demeurer opérationnels: les acquéreurs des phares concernés devront en laisser l'accès aux personnels chargés de leur entretien et de leur exploitation.

Le plan des autorités, annoncé fin mai, est passée pratiquement inaperçue jusqu'à ce qu'une formation de gauche, dans l'opposition, le Nouveau parti démocratique (NPD), dénonce une décision "hypocrite" et "irresponsable".

Les néo-démocrates demandent que le gouvernement revoie sa copie. Selon eux, en privatisant 970 phares, les conservateurs au pouvoir reviendraient sur leur engagement de 2008 de maintenir l'activité de ces installations et les emplois qu'elle nécessite. Ils chercheraient ainsi à en reporter la charge sur les municipalités et les associations sans but lucratif. Des arguments qui rappellent ceux que l'on entend parfois de ce côté de l'Atlantique...

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