L'incontournable rendez-vous musical de pré-rentrée s'est tenu ce week-end sur la pelouse de Saint-Cloud

Les groupes californiens Blink-182 et Cypress Hill, dans des styles différents, ont réchauffé les spectateurs lors de la première journée de cette 8e édition.

Le groupe britannique de rock alternatif Skunk Anansie, qui s'est reformé en 2009, a montré qu'il n'avait rien perdu de son énergie tout comme les Britanniques de Foals.

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Les Québécois d'Arcade Fire, assez rares par ici, et qui viennent de publier un nouvel album, étaient les plus attendus cette année avec les revenants du glam rock des années 70 Roxy Music. Les valeurs sûres Massive Attack, Blink 182, Cypress Hill, Queens of the Stone Age, 2 Many Dj's, Eels, LCD Soundsystem et Underworld étaient également au menu.

Le doublé Roxy Music- Arcade Fire
Bryan Ferry (c) AFP - Leon NealLe retour en France de Roxy Music après des années de bouderies (ils se sont reformés en 2001 mais n'avaient pas daigné depuis fouler le sol hexagonal) a créé l'événement à Rock en Seine dimanche soir. Du groupe flamboyant des seventies qui a influencé une nombreuse descendance, de la new wave à la pop clinquante des années 80 et jusqu'à Phoenix, ne subsistent aujourd'hui que trois membres originels - Bryan Ferry (chant), Andy Mackay (saxo) et Phil Manzanera (guitare). Le groupe est engagé dans une longue tournée baptisée "For Your Pleasure". Comprenez: que du bonheur pour vos tympans avec un beau florilège des tubes de leurs quatre premiers albums, tous certifiés chefs-d'oeuvre. Si l'on en croit les témoins de certains de leurs récents shows européens, Roxy Music fait bien plus que le minimum syndical et beaucoup se damneraient encore pour une oeillade du beau Bryan Ferry.

Arcade Fire (c) DRLe festival a mis les bouchées doubles en clôture puisque Arcade Fire, sans doute l'autre groupe le plus attendu cette année sur la pelouse de Saint-Cloud, était programmé juste après Roxy Music le dimanche soir. Les Québécois, qui ont sorti début août "The Suburbs", un troisième album bien accueilli par la critique, devaient présenter leurs nouveaux morceaux sur scène. Le collectif emmené par Win Butler et Régine Chassagne promettait, comme à chacun de ses concerts, un happening intense et fiévreux, tout à fait singulier, qui explique leur statut de groupe culte.

Les autres formations à suivre
Une belle pelletée de jeunes groupes indépendants sont venus défendre leurs couleurs et confirmer les espoirs mis en eux. Dans cette catégorie, on ne peut que recommander chaudement les Britanniques The Foals (le vendredi). Auteur d'un second album magistral au printemps, "Total Life Forever", qui trempe la complexité de ses rythmiques envoûtantes à la rondeur de la pop, le quatuor d'Oxford est réputé pour ses concerts époustouflants.

Il faut aussi surveiller de près les vicieux uppercuts dancefloor de Kele, le leader des Bloc Party, auteur d'un récent album solo baptisé "The Boxer" et le rap lyrique du Canadien d'origine somalienne K'naan.


On ne devait pas manquer d'observer la foule taire son bavardage, frappée de ravissement, pour les accents célestes et la voix cristalline de Jonsi, le leader des Islandais Sigur Ros. Un poil en deça côté magie, le blues-folk ensoleillé de Paolo Nutini devait ravir également les âmes sensibles.

On ne s'ennuie jamais avec les Naive New Beaters (c) CapucineSi l'on recherchait au contraire la rigolade, il était impossible de louper les Naive New Beaters, maîtres de la pop-rap optimiste, du faux accent américain et des pitreries en pulls chamarrés.

Et si l'on était en quête de mordant, de nerveux, de couillu, mais qui en a aussi dans la tête, on pouvait pogoter du côté du militant acharné et fer de lance du punk Jello Biafra, ex-leader des Dead Kennedys .

Au premier rang des concerts électro-pop des Two Door Cinema Club, Crystal Castles et Ting Tings, ainsi que la pop rock de The Kooks, on devait retrouver les indie-kids propres sur eux qui font leurs courses chez le label-boutique à la mode Kitsuné.

Les plus pointus se sont donné rendez-vous devant les Australiens The Temper Trap et leur glam-pop entêtante, devant la plus belle des salades niçoises électro-psychédéliques que sont les jeunes pousses Quadricolor, ou encore devant les Parisiens de I Am Un Chien!!!, dont le rock craspec et nerveux donne des fourmis dans les jambes et les poings.

Après des éditions marquées par quelques défections d'envergure - Amy Winehouse en 2007 et 2008, puis Oasis en 2009 pour cause de rupture dans les coulisses entre les frères Gallagher - aucun groupe "à problème" n'a compromis le bon déroulement de cette nouvelle édition.

Seul faux bond, hélas connu avant le coup d'envoi, celui du groupe d'électro-pop britannique encore inconnu en France Ou Est le Swimming Pool, dont le chanteur Charles Haddon s'est suicidé quelques jours plus tôt après son concert au festival Pukkelpop en Belgique.

 LE PROGRAMME EN UN CLIN D'OEIL

VENDREDI 27 AOUT
Grande Scène
All Time Low, Kele, Skunk Anansie, Cypress Hill, Blink 182
Scène de la Cascade
Minus The Bear, Band of Horses, Foals, The Kooks, Black Rebel Motorcycle Club, Underworld
Scène de l'Industrie
Roken is Dodelijk, King of Conspiracy, Beast, French Cowboy, Deadmaus

SAMEDI 28 AOUT
Grande Scène
K'Naan, Stereophonics, Paolo Nutini, Queens of the Stone Age, Massive Attack
Scène de la Cascade
Chew Lips, Plan B, Two Door Cinema Club, Jonsi, LCD Soundsystem, 2 Many Dj's
Scène de l'Industrie
Viva and the Diva, Quadricolor, Naïve New Beaters, Jello Biafra

DIMANCHE 29 AOUT
Grande Scène
The Temper Trap, Eels, Beirut, The Tin Tings, Arcade Fire
Scène de la Cascade
Wallis Bird, The Black Angels, Wayne Beckford, Fat Freddy's Drop, Roxy Music
Scène de l'Industrie
Success, I Am Un Chien !!, Rox, Wave Machines, Crystal Castles

 

Le programme complet sur le site de Rock en Seine

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