Pour 9,99 euros par mois, Deezer Premium permet le téléchargement illimité de morceaux et leur stockage sur ordinateur, téléphone portable et baladeur MP3 pour une écoute hors connexion.
Mais les chansons ne peuvent ni être partagées ni gravées sur cd et disparaissent (bloquées par un système DRM) dès l'arrêt de l'abonnement.
Avantage de taille, Deezer Premium offre les titres en haute qualité (320 kbps au lieu des 128 kbps de la version gratuire) et surtout exempts de toute publicité auditive, dont est entrelardée la version gratuite.
Une autre formule d'abonnement est également proposée: la Deezer HQ à 4,99 euros par mois. Cette version ne permet pas le téléchargement mais l'accès à tous les morceaux ainsi qu'aux radios thématiques et "smart radios" (qui recommandent des playlists en fonction de vos goûts) disponibles sur le site. Comme pour le Premium, l'écoute est en haute qualité et nettoyée de toute publicité.
Deezer, qui dispose d'un catalogue de 4,5 millions de chansons, conserve par ailleurs son système d'écoute de musique en streaming gratuit financé par la publicité. La société, qui revendique 11 millions d'utilisateurs et 6,5 millions de visiteurs uniques par mois, espère parvenir à 100.000 abonnés payants d'ici la fin 2010.
Deezer préparait le terrain depuis des mois
Deezer, lancé en 2007, préparait la mise en place de ce nouveau modèle économique depuis le début 2009. En février, le site avait rendu obligatoire l'inscription des internautes et l'ouverture d'un compte pour accéder au site.
Depuis, il a ajouté de la publicité entre chaque morceau à l'écoute. Enfin, en octobre, il avait convaincu ses actionnaires du bien fondé de sa démarche et réussi à lever 6,5 millions d'euros.
Deezer, qui enregistre actuellement 3 millions d'euros de pertes pour un chiffre d'affaires de 6 millions d'euros, compte parvenir à la rentabilité au premier semestre 2010.
Un secteur en plein boum poussé par l'industrie
Les maisons de disques toucheront environ 60% des revenus issus de l'offre d'abonnement de Deezer, contre 50% des revenus publicitaires issus du streaming, a précisé la société jeudi.
Encouragés par l'industrie du disque qui y voit une planche de salut face à la plongée sans fin des ventes de disques et une alternative prometteuse au téléchargement illégal, les sites d'écoute de musique en streaming se multiplient et la plupart font désormais le pari de convertir une partie de leurs adhérents en abonnés payants, pour consolider un modèle économique fragile.
Deezer, leader du secteur en France, est d'ailleurs contraint d'évoluer, stimulé par de nouveaux venus toujours plus performants tels que Spotify, Wormee, Qobuz ou Jiwa.
Le principal concurrent de Deezer, le suédois Spotify, propose déjà un abonnement premium à 9,99 euros permettant l'écoute sur mobile, tandis que Qobuz a inauguré un service payant à 13,99 euros axé sur la qualité du son. Adossé à Orange, Wormee, qui mise sur son aspect communautaire et l'organisation d'événements avec des artistes, devrait prochainement se lancer.
>> Le site Deezer
>> Le site Spotify
>> Le site Qobuz
>> Le site Wormee
>> Le site Jiwa
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