Nicolas Stavy

Nicolas Stavy

Hortus
Le pianiste a donné un très beau concert lundi 15 mars à Paris, avec un programme alliant Brahms, Schumann et Liszt

Nicolas Stavy, 34 ans, passionné par le répertoire romantique, a déjà sorti trois disques salués par la presse.

Après un CD consacré à Chopin en 2007 (chez Paraty), il s'est illustré en 2009 avec un récital discographique allant "à la source du piano romantique", dédié à la compositrice Hélène de Montgeroult (chez Hortus).

En novembre dernier, poursuivant son exploration de la musique romantique, Nicolas Stavy a sorti un récital discographique dédié à Johannes Brahms (toujours chez Hortus), dont il a joué certaines pièces, lundi soir à l'Athénée. Pour ce CD, sous-titré "Une jeunesse intrépide", le musicien a choisi d'enregistrer des oeuvres composées entre 1853 et 1854, alors que Brahms avait 20 ans. Ces oeuvres (les quatre Ballades opus 10, la troisième Sonate opus 5  et le Thème et variations en ré mineur) reflètent déjà les profonds tourments du jeune prodige.

Le soir du 15 mars, au Théâtre de l'Athénée, à Paris, Nicolas Stavy prolongeait son hommage à Brahms, dans un programme complété par des oeuvres de l'aîné et mentor du compositeur, Robert Schumann (qui, le premier, perçut le "génie" chez le jeune homme et fit la promotion de son immense talent avant de sombrer dans la maladie) et de Franz Liszt.
A.Y.

Le récital de l'Athénée
Le romantisme était de mise, lundi 15 mars au théâtre de l’Athénée à Paris. Ambiance tamisée et piano Steingraeber à la sonorité sobre et profonde pour le concert de Nicolas Stavy autour d’œuvres de Brahms et Schumann. Le jeune pianiste français s’est tout de suite laisser habiter par un Thème et variations en ré mineur op. 18 de Brahms, à la lecture convaincante. Une musicalité évidente, une finesse moelleuse, un toucher soyeux et chantant servi par un piano à la sonorité si particulière, autant de qualités qui accompagnèrent l’Arabesque op. 18 de Schumann et les Quatre Ballades op. 10 de Brahms. Dommage que ce toucher de velours soit parfois balayé par des forte un peu trop démonstratifs, à l’intérêt discutable. La Bénédiction de Dieu dans la solitude, extraite des Harmonies poétiques et religieuses de Liszt, s’en est trouvée quelque peu décousue, et peut-être moins inspirée.

L’ombre de Chopin n’est jamais bien loin dans l’écriture de Brahms et Liszt, et Nicolas Stavy n’aurait pu conclure ce concert sans un hommage au compositeur polonais - dont on fête cette année le bicentenaire de la naissance. Faisant suite à une courte pièce de la compositrice française Hélène de Montgeroult, il proposa sans surprise le Nocturne op. posthume en do# mineur, fidèle habitué des bis en tout genre. Mais c’était sans compter sur l’enthousiasme d’un public charmé par ce détour à Nohant… Nicolas Stavy, manifestement content d’être là, proposa un ultime Nocturne (l’opus 27 n°2), sur un rythme détendu et plutôt enjoué.

Arnaud Drillon


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