Kerstin (Zerlina) et Bo Skovhus (Don Giovanni) en répétition au Théâtre de l'Archevêché, à Aix-en-Provence (26/06/2010)
AFP / Vincent BeaumeAprès trois semaines d'opéras et de concerts, le festival a revendiqué un taux moyen de fréquentation de 95,7% (97% en 2009) et même de 96,1% pour le lyrique, selon un communiqué du 22 juillet.
L'édition 2010 proposait notamment des productions de "Don Giovanni" (Mozart), "Le Rossignol" (Stravinsky) et la création d'un opéra de l'Argentin Strasnoy.
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Environ 42.000 places payantes ont trouvé preneurs pour les 33 représentations d'opéras et les 12 concerts (hors Académie européenne de musique, qui regroupe les jeunes chanteurs du festival). A ce nombre s'ajoutent 11.000 places offertes pour des répétitions publiques, 2.700 contremarques délivrées lors de la manifestation "Parades" organisée en avant-première du festival (26 juin) pour la réouverture du domaine du Grand Saint-Jean et 5.500 entrées aux manifestations de l'Académie.
Le festival d'Aix-en-Provence, qui renouait cette année avec une programmation riche et étoffée, a enregistré l'absence pour raisons de santé du chef d'orchestre britannique Sir Colin Davis, 82 ans, qui devait diriger les deux concerts du London Symphony Orchestra (LSO) les 17 et 18 juillet.
Cinq opéras dont "Don Giovanni" de Mozart en ouverture, le retour du site du Grand-Saint-Jean (pas utilisé depuis 2006) et l'arrivée en résidence du LSO marquaient cette édition 2010.
Les opéras étaient donc une création mondiale de l'Argentin Strasnoy, "Don Giovanni" de Mozart, "Alceste" de Gluck, "Le Rossignol" de Stravinsky, "Pygmalion" (ainsi que des extraits d'"Hyppolyte et Aricie") de Rameau.
Le coup d'envoi a été donné le jeudi 1er juillet avec "Don Giovanni", avec le baryton danois Bo Skovhus dans le rôle-titre, dans une mise en scène du Russe Dmitri Tcherniakov, sous la direction musicale de Louis Langrée (sauf les 18-20 juillet) à la tête de l'Orchestre baroque de Fribourg (Freiburger Barockorchester, FBO).
Arrivée du London Symphony Orchestra, sans Colin Davis
Le chef britannique Colin Davis a renoncé pour raisons de santé à diriger les deux concerts de l'Orchestre symphonique de Londres (LSO) samedi 17 et dimanche 18 juillet. Sir Colin Davis a été remplacé le 17 par le chef français Stéphane Denève dans un programme Berlioz avec la mezzo Sophie Koch. Le 18, c'est le Japonais Kazushi Ono qui officiait pour une soirée Beethoven-Sibelius.
Ces concerts au Grand Théâtre de Provence marquaient le coup d'envoi de la résidence d'été du LSO à Aix, programmée jusqu'en 2013. En 2011, le prestigieux orchestre londonien doit se produire dans deux opéras, dont "La Clémence de Titus" de Mozart sous la direction de Colin Davis, son président.
Le LSO a pris ses quartiers d'été à Aix après quatre ans de résidence festivalière de la Philharmonie de Berlin (2006-2009), le temps du cycle prestigieux -et néanmoins onéreux- de la Tétralogie de Wagner. Cette résidence a donné également lieu à la mise sur pied d'une nouvelle formation, l'Orchestre des jeunes du Festival d'Aix, pour clôturer le festival (21 juillet).
Une création mondiale
Le festival 2010 d'Aix-en-Provence aura été marqué par la création mondiale de "Un retour - El regreso" (4-17 juillet), opéra de chambre (avec orchestre et choeurs réduits) du compositeur argentin Oscar Strasnoy (né en 1970), avec le chef Roland Hairabedian et son ensemble marseillais Musicatreize dans la fosse, et Thierry Thieû Niang à la mise en scène.
Le retour du Grand Saint-Jean
Cette production signait le retour du festival au domaine du Grand Saint-Jean, à quelques kilomètres au nord d'Aix, où la manifestation n'avait pas organisé d'événements depuis 2006. L'oeuvre a été écrite sur un livret de l'Argentin Alberto Manguel d'après son propre roman "El regreso".
Le Grand Saint-Jean devrait désormais accueillir les productions de l'Académie européenne de musique, centre de formation de jeunes artistes du festival, qui lance cette année le réseau européen ENOA (en partenariat avec des structures allemandes, belges, britanniques, norvégiennes et polonaises).
Les quatre autres opéras au menu
Du 1er au 20 juillet, le Théâtre de l'Archevêché accueillait "Don Giovanni" de Mozart, ouvrage dirigé par Louis Langrée (sauf les 18-20 juillet) à la tête de l'Orchestre baroque de Fribourg (Freiburger Barockorchester, FBO) et mis en scène par le Russe Dmitri Tcherniakov, avec le baryton danois Bo Skovhus dans le rôle-titre.
Toujours au Théâtre de l'Archevêché, du 2 au 13 juillet, le même FBO accompagnait "Alceste" de Gluck, sous la houlette du chef britannique Ivor Bolton et dans une mise en scène de l'Allemand Christof Loy, avec la soprano française Véronique Gens dans le rôle-titre.
Du 3 au 10 juillet, le Grand Théâtre de Provence accueillait "Le Rossignol" et d'autres fables d'Igor Stravinsky, scénographiées par le célèbre artiste québécois Robert Lepage, avec dans la fosse le Japonais Kazushi Ono à la tête de l'Orchestre de l'Opéra de Lyon.
Du 16 au 21 juillet, le même Grand Théâtre de Provence accueillait enfin "Pygmalion" et des fragments d'"Hippolyte et Aricie" de Rameau, avec William Christie et ses Arts Florissants, dans une scénographie et une chorégraphie de l'Américaine Trisha Brown, avec la soprano belge Sophie Karthäuser.
Ouverture aux musiques du monde
Par ailleurs, en dehors des ouvrages lyriques, le festival devait proposer des soirées dédiées aux musiques du monde, avec un hommage au poète palestinien Mahmoud Darwich (1941-2008) le 6 juillet et une rencontre entre musiques du jazz et du Mali le 8 juillet.
Pour 2010, "on redéveloppe" le festival, avait expliqué le directeur Bernard Foccroulle le 18 janvier en présentant la 62e édition (1er-21 juillet). L'édition 2009 avait été marquée par l'austérité, la crise, et donc des économies en ce qui concernait les productions lyriques proposées.
>> Le site du festival d'Aix-en-Provence


