La semaine de la mode automne-hiver à Berlin, miroir de l'industrie allemande du secteur, s'est ouverte le 20 janvier 2010 avec une trentaine de défilés et plusieurs salons, qui ont acquis ces dernières années une renommée internationale.
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La Mercedes-Benz Fashionweek Berlin: |
Pour concurrencer les capitales traditionnelles de
DIAPORAMA de la Fashion Week de Berlin FW10-11
Des produits oubliés version revival (AFP)
Chaussettes de contention chics et colorées, nouvelle collection inspirée de la chasse : à 65 ans, le couturier allemand Wolfgang Joop rivalise de vitalité.
Ls bas de contention n'ont plus seulement leur place dans les pharmacies ni dans les tiroirs du troisième âge mais à la Fashion Week de Berlin. Avec ses modèles pour femmes, hommes et unisexe créés en coopération avec le fabricant de produits médicaux allemand "medi", le pape de la mode allemande vise un "public moderne qui travaille, fait du sport, qui prend l'avion, qui voyage". "On vient présenter ce concept innovant produit en Allemagne et qui commence juste à faire son entrée sur le marché", explique Philip Raum, responsable de la marque mj-1 chez medi, société basée à Bayreuth. "A l'époque où medi a pris contact avec M. Joop, il avait justement un problème veineux", explique-t-il. Créé à l'automne 2009, la gamme de chaussettes et bas adhésifs du label mj-1 (m pour medi, j pour Joop et 1 pour le premier projet commun) se décline en coloris classiques : noir, anthracite, aubergine, bleu, caramel ou chocolat. "La palette des couleurs doit encore s'élargir et en mars, le collant doit rejoindre la collection", précise M. Raum tenant son stand au salon PREMIUM.En partie fabriqué à la main, le produit "favorise la circulation sanguine, empêche d'avoir les jambes lourdes et donne une sensation de confort, mais ce n'est pas un produit médical", insiste-t-il. "Il est fait pour que les gens se sentent encore mieux". 20 points de compression, formule anti-transpiration : "il y a tant de technologie dans ces bas. Pour s'en rendre compte, il faut les porter!" Effet modelant, texture fine, ils sont en vente "pour l'instant dans une vingtaine de magasins en Allemagne".
Joop s'est inspiré de la chasse pour sa nouvelle ligne sportive pour hommes : 30-06, clin d'oeil à un calibre de cartouches. Cuirs froissés, loden, lainages, motifs animaliers sur des cotons épais, la ligne, proche de la nature comme son fondateur est présentée au salon PREMIUM Men.Créée en coopération avec un fabricant allemand de vêtements de chasse et d'extérieur, Rascher, "elle devrait se féminiser la saison prochaine", indique Henning Käsebier, de l'agence Baumann chargée de promouvoir et distribuer la marque Joop, qui fait partie des couturiers allemands les plus célèbres à l'étranger.
Munich, l'autre capitale allemande de la mode
Si Berlin est reine de la mode en Allemagne, Munich cultive sa différence, sûre d'elle-même et de son style.
Coupons de tissu multicolores, piles de jeans emballés, une table de mixage peuplent le petit atelier de Patrick Mohr, un créateur de 29 ans, dans un quartier bourgeois-bohème de la capitale de Bavière. Ce styliste obsédé par les formes géométriques présente une collection automne-hiver 2010/2011 unisexe à la Semaine de la mode de Berlin. Il s'était déjà fait remarquer à sa première participation en juillet 2009 en faisant défiler des sans-abri. Une manière de prendre le contre-pied des "branchés": "Berlin c'est bien pour un défilé mais il y a trop de +hype+", estime-t-il. "On ne gagne pas sa vie à Berlin. Moi je dois être rentable sinon je n'ai plus les moyens de créer", affirme le jeune homme. Patrick Mohr est entouré d'une vraie légion munichoise à la Fashion Week: Susanne Wiebe, Marcel Ostertag, Allude, Rena Lange, Strenesse Blue, Schacky & Jones...
De la mode à la joaillerie en passant par le design, à Munich le luxe est une industrie bien plus qu'une tendance. D'autant plus que les Munichois ont un pouvoir d'achat annuel de près de 22.600 euros. Soit 23% de plus que la moyenne nationale. Mais la capitale de l'Allemagne réunifiée est une ville bon marché et qui dispose d'hectares d'ateliers vides attirant les artistes du monde entier. La capitale bavaroise dans le même temps est restée "une petite ville raffinée", selon Dorothea Beisser, directrice de l'école de stylisme Esmod de Munich. "Evidemment la plupart des jeunes stylistes allemands vont à Berlin pour connaître son flair, les choses y bougent constamment", concède Mme Beisser. Mais son faible tissu d'entreprises en incite plus d'un à voir ailleurs par la suite, selon elle.
Ayzit Bostan, une styliste de 41 ans d'origine turque, a ainsi vécu un an dans la capitale au début des années 2000, avant de revenir en Bavière. "Munich c'est relativement calme, on peut très bien travailler ici.
Même le folklore bavarois est détourné, à l'image du "Dirndl", le costume féminin au décolleté pigeonnant: il existe en version punk, grâce à la styliste Angelika Zwerenz, mélange de soie aux couleurs vives et d'accessoires inspirés de la chasse


