La fashion s'est ouverte avec la collection du New-Yorkais Michael Angel, aux mini-robes ceinturées sans manches mais pourvues d'épaulettes.
BCBG Max Azria, le créateur français installé à New York, dont la chaîne française Carrefour vient de cesser de distribuer la ligne "Tex", a opté pour des robes courtes et moulantes, aux empiècements drapés. Les tissus se mélangent pour la même robe, multicolores par endroits, unis ailleurs.
Chez Nicholas K., des robes plissées soleil aux couleurs de l'arc-en-ciel sont portées avec des blousons souples à capuche ou des redingotes claires sans manches. Les vestes d'hommes en lin sont à carreaux gris, orange et beige.
Whitney Eve préfère les fourreaux lamés portés sous de petites vestes aux épaules bien rembourrées mais pour aller à la plage, un chemisier sans manches et son short en satin se déclinent en vert anis, orange et violet.
Lacoste, nostalgique des parties de tennis insouciantes des années 20, a présenté une collection bleue céladon ou outremer et blanche pour terminer sur du jaune.
Alexander Wang, une des nouvelles coqueluches de New York, alterne shorts en cuir et culottes aguichantes. pour une collection à la ligne déstructurée, décomposée et superposée.
Les jeunes femmes imaginées par "DVF", ligne de la présidente de l'Association des créateurs américains (Council of Fashion Designers of America, CFDA) portent des tuniques brodées de perles jaune moutarde et vert émeraude ou scintillent dans des jupons de bohémiennes chic.
Les maillots de bain ne sont plus l'apanage des marques spécialisées... presque tous les stylistes en proposent. Ce sont le plus souvent des une-pièce nostalgiques des années 50-60, aux larges bretelles croisées dans le dos comme chez Rosa Cha, unis ou bicolores. Et lorsqu'apparaissent les deux-pièces, ils peuvent être rouges et jaunes, à rayures ou à pois, les culottes sont hautes et marquées à la taille par de larges ceintures élastiques. Les stylistes semblent s'aventurer dans le royaume de la lingerie et notamment des "bodies", à en juger par la présence de quelques modèles qui ne peuvent être qualifiés de maillots de bains, tant le haut ressemble à un chemisier, pourvu souvent de courtes manches et d'un col. La culotte est destinée à disparaitre sous une jupe ou un pantalon, même si le soin apporté au choix des couleurs de cette petite pièce, comme dans la collection de Donna Karan, fait réfléchir.
Ouvrant son défilé avec une série de robes en soie violette à pois avec noeud lavallière, de boléros en daim fauve sur des mini-robes vert émeraude, bleu cobalt ou anis, le styliste américain d'origine chinoise Derek Lam ose des combinaisons-short en satin bariolé avant d'arriver à des barboteuses, avec ou sans capuche. Conscient sans doute des exigences des distributeurs, qui veulent des tenues portables et dont le prix soit justifié, le créateur propose pour le soir des jupes en crêpe de Chine à taille montante, des chemisiers drapés...
A 25 ans, Jason Wu est déjà une vedette. Le "Wunderkind" d'origine taïwanaise signe une collection de robes marquées à la taille et aux jupes boule courtes, recommandées pour petit gabarit.
Chez Marc Jacobs, des "Pierrot" lunaires portaient des corsages en dentelle au col cheminée, des bermudas ornés de volants, des pantalons, des jupes longues dans des tons pastel brillants. Le créateur-vedette américain a montré les dessous, des soutien-gorge sur les corsages, des corsets, un long pull dont le dos laissait voir des dessous affriolants. Lui aussi a cédé à la manie de la barboteuse, la déclinant dans des matières brillantes, des brocarts, des soies bleu, rose pâle ou orange, le tout semé de perles fines. "On n'est pas là que pour vendre des vêtements, il s'agit de donner aux gens matière à rêver", a-t-il dit au quotidien Women's Wear Daily.
Après Catherine Malandrino, qui troque parfois les robes moulantes et ajourées qu'elle affectionne pour des sarouels ou des corsaires, Philip Lim avait une série de robes plissées grises ou ivoire aux plastrons en lurex, portées sous de petits perfectos en cuir léger.
Le public a applaudi Ralph Lauren, qui aura 70 ans en octobre et a créé la marque il y a 42 ans. Les modèles ont quitté les stations balnéaires et les terrains de golf de la côte est qu'affectionne le roi du sportswear chic pour le Middle West. Là, le denim est roi, bien sûr. Mais ce jean -délavé, déchiré, porté en salopette ou pour des pantalons trop larges retenus par des ceinturons de cow-girls- est accompagné de vestes rayées, de gilets sans manches sur des chemises d'homme usées. Les fermières sont coiffées de casquettes de gavroche ou de chapeaux ronds en feutre. Tout est bleu, pervenche, pétrole, indigo ou roi. Et le jean est là même le soir, quand il est porté sous une tunique en mousseline transparente et brodée de perles."Je crois à la capacité de réaction de l'Amérique, à son esprit pionnier", écrit Ralph Lauren dans sa description de la collection. "Les temps difficiles aiguisent notre tendance vers l'idéal. J'ai été inspiré par le travail des ouvriers, des fermiers, des cow-boys, des femmes pionnières des vastes prairies qui ont relevé des défis", ajoute-t-il. Ces jeunes filles troquent parfois leurs pantalons pour des robes, à l'imprimé naïf et fleuri et vont danser en jupons de tulle bleu et débardeurs en lurex.
Pour Calvin Klein, le D.A. d'origine brésilienne Francisco Costa, qui dessine les collections de la marque cédée en 2003 par le fondateur au groupe PBH, a fait montre de maestria technique. Très féminines et minimalistes, les robes en organdi sont amidonnées, les grandes poches s'entrebaillent. Les coutures en diagonale forment des poches qui transforment le tout en meringue vaporeuse. Les couleurs sont fânées, blanc, beige, ou gris perle.
La marque de denim G-Star a présenté un répertoire luxueux avec un esthétisme de la rue. L’atelier témoigna de son travail d’artiste sur le denim par des techniques architecturales sur les pantalons et des coupes sophistiquées pour les vestes et les tops créant ainsi de nouveaux volumes. Tous les délavages possibles ont composé la palette de la collection: du plus puissant des bruts au plus clair des bleus en passant par le bleached et l’écru non-teint. La combinaison du denim à des tissus chatoyants en bleu, blanc, et imprimés a montré la polyvalence du répertoire de la marque. Pour les femmes, la marque présenta illustré par d’élégantes robes et une gamme balnéaire de luxe comme des maillots de bain taille haute et des mini-shorts. Les pièces masculines furent les chinos aux proportions modernes et les vestes aux épaules marquées. Le Structor Pants ample et à taille très basse si récurant sur de nombreux looks, féminins et masculins, est le dernier atout de la nouvelle ligne 3D qui avait commencé en 1996.
Couleurs et hommes sont à l'honneur, cette saison !
On note, cette saison, que la couleur est au rendez-vous. Selon un sondage publié par le quotidien Women's Wear Daily (WWD) les cinq couleurs préférées des créateurs pour cette édition sont le violet, le jaune, le turquoise, le corail et le rouge. Le beige, le vert olive ou le bleu pétrole ont été boudés, assure le WWD.
Lors de cette fashion, les hommes ont mérité de plus en plus l'attention des créateurs, et deux stars montantes, Philip Lim et Alexander Wang, leur consacrent des défilés distincts.
Derrière la marque Odyn Vovk (qui signifie “un loup” en ukrainien) se cache le jeune créateur Austin Sherbanenko. Dans la tradition celtique, le loup représente l'apprentissage, la fidélité, l'intuition et l'ombre. Le loup symbolise l'adresse, la sagesse, la recherche, les rêves, la magie, la transformation, la mort, la renaissance et la protection … Pour sa 3ème collection (c'est son 2ème défilé à NY) cet autodidacte a puisé dans un univers black, heavy métal, stake; rock, gothique, cuir.
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