Plissé machine de Gérard Lognon

Plissé machine de Gérard Lognon

Via une exposition de robes haute couture et de prêt-à-porter est abordé le thème des "plissés"

Au travers d'échantillons de tissus plissés dans différentes familles de plissage mais surtout par la présentation de robes, que les maisons Christophe-Alexandre Docquin, Dior Heritage, Dominique Sirop, Emanuel Ungaro Couture ont mis à la disposition du Conservatoire, c'est un travail très particulier qui est exposé.

«Le plissé en haute couture, un travail d’exception»

Le plissage textile, de quoi s’agit-il ? L’art ancestral du pli aborde de nos jours bien d’autres domaines que l’origami. Nombre de créateurs apprivoisent la matière ainsi mise en forme. De même que l’on brode un tissu pour créer un motif afin obtenir tel ou tel effet, ici, avec le plissage, les motifs crées par le tissu lui-même ne tendent-ils pas vers le même but..


Dans l’atelier parisien de Gérard Lognon, le plissage est un travail magique et une affaire de famille. La plus grande partie des 3.000 moules ou métiers de plis fut réalisée par son grand-père, confie le Maître plisseur. Le métier à plisser est constitué de deux feuilles de carton Kraft qui s’emboîtent parfaitement. Il est déroulé sur une table puis ouvert pour séparer les deux feuilles de carton. Le tissu est ensuite étalé méticuleusement sur le métier. Intervient alors la phase délicate ou les deux plisseurs positionnés en bout de table forme à la main les plis au fur et à mesure en les rapprochant vers eux. L’ensemble est ensuite passé à l’étuve.

 


Selon Gérard Lognon, il n’existe pas de nomenclature particulière en terme de classification. Néanmoins, chaque métier, et par conséquent chaque modèle de pli, est défini par un nom ‘paon, victor, fleur, azzaro... On distinguera toutefois des grandes familles, tel les « plats », « creux », « soleil », « accordéon »… D’autres, plus rares, porteront le nom de leur créateur, tel « Watteau », « Fortuny ». Enfin, les plis simples jusqu’à 12 mm peuvent être réalisés à la machine. Ce maître plisseur est l’un des derniers sur la place parisienne qui travaille pour les plus grands créateurs.

 

Le visiteur peut admirer des robes et pièces de collection mettant en lumière les broderies de Lunéville, du Point de Lunéville d’origine à sa technique dérivée, la broderie perlée. Ainsi s’égraineront les années, avec des temps forts, comme la fin du vingtième ou le « jais » est très présent, les années folles, les plus discrètes années trente, les rares années quarante et la relance de la broderie perlée des années cinquante avec les accessoires ! Ils verront également les dernières créations récentes de la brodeuse haute couture

 

Le musée du Conservatoire des broderies de Lunéville, installé au Château de Lunéville, en Meurthe et Moselle, a comme objectif la valorisation du patrimoine « Broderie de Lunéville », et, en parallèle, la transmission des savoir-faire.
Château de Lunéville. BP 70117. 54304 Luneville Cedex. www.broderie-luneville.com. Tél/fax: 03.83.73.56.86. Ouvert tous les jours sauf le mardi de 14h à 18h. Entrée gratuite.

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