Si le textile et le costume constituent le fonds de collections importantes, les musées et institutions accueillent aussi couturiers, stylistes et créateurs. Le vêtement devient objet d'exposition à travers l'Hexagone.
Voir aussi:
Les expositions en Ile de France
Les expositions mode à travers l'hexagone
Les expositions beauté à travers l'Hexagone
Anvers (Belgique)
Exposition temporaire: "Walter Van Beirendonck dream the world awake" du 14 septembre au 19 février 2012. Le Musée de la Mode d'Anvers présentera la première grande rétrospective du créateur de mode
MoMu–Fashion Museum Province of Antwerp. Nationalestraat 28, B-2000 Anvers. www.momu.be.
Exposition permanente au Musée du Diamant de la Province d'Anvers. Depuis des siècles Anvers est connue comme centre
mondial du diamant. Le diamant est symbole de pouvoir, de richesse, d¹amour, de pureté et de beauté. L’histoire du diamant est une histoire qui jette des passerelles entre des pays, des cultures et des époques de l’Histoire. C’est une histoire de gens simples et de grands événements telle que la raconte le Musée du Diamant: le travail artisanal du diamant dans
Diamantmuseum Provincie Antwerpen, Koningin Astridplein 19-23, 2018 Antwerpen tél.: 32 (0)3.202.48.90. www.diamantmuseum.be
Bruxelles (Belgique)
Exposition permanente. Aménagé derrière d’anciennes façades du XVIIe siècle, ce musée renouvelle chaque année la présentation de ses collections. Costumes, dentelles anciennes et contemporaines, broderies, accessoires et documents originaux du XVIIIe au XXe siècle sont exposés en alternance selon des thèmes attrayants et originaux. Une place de choix est consacrée à la dentelle de Bruxelles, célèbre dans le monde entier depuis le XVIIIe siècle. Musée du Costume et de la Dentelle. 12, rue de la Violette. 1000 Bruxelles.
Figueres (Espagne)
Exposition permanente: Collection de 37 bijoux en or et pierres précieuses de la collection Owen Cheatham, deux pièces qui leur sont postérieures, ainsi que 27 dessins et peintures sur papier que Salvador Dalí réalisa pour les faire fabriquer entre les années 1941 et 1970.
L’ensemble compose une vaste collection de travaux effectués par l’artiste entre les années 1941 et 1970, qui illustre les différentes étapes de son évolution artistique. Toutes les pièces de la collection sont des exemplaires uniques et l’alliance de matériaux, dimensions et formes auxquels Dalí a eu recours en font un ensemble sans égal, où l’artiste a su exprimer avec une maîtrise exceptionnelle la richesse de sa singulière iconographie. Or, platine, pierres précieuses (diamants, rubis, émeraudes, saphirs, aigues-marines, topazes...), perles, coraux et diverses matières nobles se conjuguent pour former autant de cœurs, lèvres, yeux, motifs végétaux et animaux, symboles religieux, mythologiques et formes anthropomorphes.
Musée Dali de Figueres. Coin de la rue Mª Àngels Vayreda avec la rue Pujada del Castell. E-17600 Figueres.
Site: www.salvador-dali.org/contacte.html
Florence (Italie)
Le musée Salvatore Ferragamo (Via Tornabuoni, 2. Palais Spini Feroni), symbole de l'histoire et du prestige de la marque, a été inauguré en 1995 dans les murs du Palais Spini Feroni, siège de la maison Ferragamo. Ce musée privé, restauré, est dédié à l'histoire de la maison Ferragamo et à la vie de son fondateur. Le musée, qui s'étend sur quatre salles, réunit une collection de plus de 10.000 modèles de chaussures créées par Ferragamo en quarante d'ans d'activité, des années 20 à 1960, année de sa disparition. Le musée comprend une sélection de chaussures anciennes du XVIIIème et du XIXème sièle), une collection de vêtements à partir de 1959 et une collection de sacs à partir de 1970. Ces créations ne sont pas de simples souliers et accessoires: elles démontrent un savoir-faire artisanal. Le génie créatif, les techniques de fabrication et le choix des matériaux attestent d'un esprit en constante harmonie avec l'univers artistique de l'époque et témoignent du prestige et du succès qui sont régulièrement attachés au nom du créateur.

Souvent en avance sur leur temps, les créations de Salvatore Ferragamo restent en cohérence avec l'ambiance de son époque. Certains de brevets ont révolutionné les techniques ancestrales de production: semelles premiers pas pour enfants (1946), empeignes élastiques (1953), procédé gloved arch (1952), talons gainés (1956), semelle coquille (1957)... Aujourd'hui, ces brevets constituent une source d'inspiration pour les dessinateurs et les créateurs. Même après la mort de Salvatore Ferragamo, la maison a continué de porter une grande attention à la protection de ses créations, en brevetant sans arrêt des modèles ornementaux et des modèles d'utilité. www.salvatoreferragamo.com
Getaria (Espagne)
Un musée consacré au couturier espagnol Cristobal Balenciaga (1895-1972) a été inauguré, dans son village natal de Getaria, sur la cote basque (nord). L'espace de plus de 5.000 mètres carrés, installé dans un palais du 19e siècle auquel une aile moderne a été ajoutée, expose 90 pièces de ce styliste, dont la robe de mariée de la reine Fabiola de Belgique ou encore une robe portée par Grace Kelly. Le musée qui compte également un centre de documentation et un espace consacré à des expositions temporaires, présentera par roulement les 1.200 pièces que comptent la collection de la Fondation Balenciaga. Ce créateur qui a fait sa réputation en habillant des icônes comme Greta Garbo ou Marlene Dietrich, est connu pour sa maestria dans le maniement des volumes et la modernité des lignes de ses créations dans les années 50 et 60. Le musée a eu une naissance difficile. La réputation de la Fondation Balenciaga chargée de mener ce projet engagé il y a dix ans, a été entachée par la gestion douteuse d'une précédente équipe de direction. Une enquête a été ouverte pour des irrégularités dans la gestion. La Fondation à l'origine privée a dû bénéficier de l'appui financier des autorités régionales. Prévu pour coûter 6 millions d'euros, le musée a nécessité un investissement final de 30 millions d'euros, selon les médias basques.
La Hague (Hollande)
Exposition permamente: une des plus grandes collection de vêtements de mode, incluant des costumes historiques ainsi que des modèles contemporains. Les expositions ne montrent pas seulement l’évolution de la mode aux Pays-Bas mais aussi comme point de repère le design étranger. Les accessoires, les bijoux, les dessins et copies de style aident aussi à placer les vêtements dans une perspective plus large.
Musée Gemeentemuseum The Hague. Stadhouderslaan 41. 2517 HV Den Haag. Postbus 72. 2501 CB Den haag.
Site: www.gemeentemuseum.nl
Londres (Grande-Bretagne)
Exposition temporaire: "La robe de mariage de Kate Middleton exposée jusqu'au 3 octobre 2011". La robe de mariage de la duchessse de Cambridge va être exposée ainsi que la pièce montée des noces, a annoncé la maison royale. Le palais de Buckingham est traditionnellement ouvert l'été au public, qui peut y admirer les jardins, les pièces de réception et des tableaux de la collection royale (Canaletto, Rembrandt...). Cette année, en plus des oeufs ouvragés de la collection Fabergé, les visiteurs pourront contempler la robe de mariage de la maison Alexander McQueen et la pièce montée de huit étages décorée à la main de fleurs en sucre, toutes différentes. La robe de satin et organza au corsage de dentelles, dessinée par Sarah Burton, restée un secret d'état jusqu'au jour J du 29 avril, avait fait l'admiration du public comme des plus grands couturiers. Les chaussures brodées de satin portées à l'abbaye de Westminster ainsi que ses boucles d'oreille de diamant, assorties au diadème prêté par la reine, seront également montrées. Les invités à la noce avaient été contraints de se contenter de dévorer des yeux le gâteau, destiné à être conservé précieusement, et ont mangé en contrepartie un gâteau au chocolat fait sur le modèle de celui qui enchantait le prince William dans son enfance.
Les salons d'apparat de Buckingham Palace sont ouverts du 23 juillet au 3 octobre (billets à 17,40 livres, soit 20 euros).
Montréal (Canada)
Exposition temporaire: "La planète mode de Jean Paul Gaultier. De la rue aux étoiles", jusqu'au 2 octobre 2011. Le créateur français présente une grande exposition de ses oeuvres - 130 pièces uniques. C'est un choix d'oeuvres de différentes collections regroupées selon différents thèmes: tatouages, punks, corsets, peaux, a expliqué l'artiste. Il a dit avoir vu dans ce travail "une aventure nouvelle" qui lui avait apporté "du plaisir" - qu'il dit ressentir toujours en travaillant -, "de la joie et plein de souvenirs". "C'est une aventure unique, je ne le referai plus", a dit Jean-Paul Gaultier, comparant ce genre de création à un acte d'amour. "Si l'on fait l'amour avec quelqu'un à Venise, il ne faut pas le faire une deuxième fois".
Les sections de cette exposition multimédia offrent une approche thématique de son univers créatif, traçant l'itinéraire imaginaire du couturier qui cherche son inspiration depuis le pavé parisien jusqu'à l'univers de la science-fiction. Miroir sociétal qui marque plusieurs époques, ce parcours, que Gaultier considère comme « son plus grand défilé », est ponctué par de nombreux extraits vidéo, parfois inédits, ainsi que de nombreux tirages pour la plupart jamais exposés, provenant des plus grands noms de la photographie de mode et des arts.
C'est Jean-Paul Gaultier lui-même qui accueille le public en haut du grand escalier du musée - ou plutôt son mannequin, dont le visage est animé par une technique particulière. Sur la tête moulée du créateur est projetée sa propre image vidéo, une technique développée par le Québécois Denis Marleau, directeur de la compagnie de théâtre UBU. L'illusion est étonnante. Grâce à des haut-parleurs cachés, Gaultier - et plusieurs autres mannequins de l'exposition - parlent aux visiteurs interloqués. Madonna, Mylène Farmer et Kylie Minogue ont prêté au musée des oeuvres de Gaultier pour enrichir l'exposition. "Il ne s'agit pas d'une rétrospective mais d'une installation, d'une création nouvelle", a insisté la directrice du musée Nathalie Bondil, qui a dit vouloir montrer "la qualité extraordinaire de la haute couture, dont l'image est souvent galvaudée et injuste", très peu de gens ayant l'occasion d'assister en direct aux défilés. En même temps, selon elle, l'exposition véhicule le message humaniste de tolérance, y compris à l'égard de toutes les minorités, qui est celui de Gaultier. Le commissaire de l'exposition, Thierry-Maxime Loriot, a dirigé parallèlement un ouvrage monographique sur le créateur parisien - pesant quatre kilos et demi et riche de plus de 550 illustrations. L'exposition se rendra ensuite à Dallas, San Francisco, Madrid et Rotterdam.
Musée des beaux arts de Montréal. Pavillon Michal et Renata Hornstein. 1379, rue Sherbrooke Ouest. Montréal (Québec) Canada.
Muzo (Colombie)
Une émeraude brute, de 11.000 carats et pesant cinq livres, "la plus grosse du monde" selon ses propriétaires, est exposée à Bogota pour la première fois depuis son extraction il y a douze ans dans la mine colombienne de Muzo. "Sa valeur est inestimable" a déclaré Santiago Soto, porte-parole de la foire minière où la pierre précieuse est exposée par son propriétaire, l'entreprise Coexminas. L'émeraude, d'un vert intense opaque, a été trouvée dans le centre-est de la Colombie mais n'avait jamais été montrée en public. Baptisée "Fura", en hommage à une belle indienne qui selon la légende a habité la région, elle est exposée sous verre et sous stricte surveillance. Des groupes ne dépassant pas 15 personnes peuvent se rendre dans la salle où elle est exposée pour la contempler pendant quelques minutes en se tenant à deux mètres de distance, sous le regard de cinq gardes en civil. Muzo (centre-est) est situé dans la zone des mines d'émeraude colombiennes d'où sont extraites les plus belles pierres du monde. La Colombie représente 55% du marché mondial des émeraudes, avec des exportations s'élevant à 200 millions de dollars environ par an.
New York (USA)
Exposition temporaire: "Transgressions de Renoma" du 8 au 19 septembre. 12 blazers de collection interprétés par de célèbres artistes contemporains ainsi que 4 créations plus récentes de Maurice Renoma. Après Bloomingdale's NYC, l'exposition ira ensuite à San Francisco du 26 septembre au 11 ocotobre, puis à Séoul, début 2012.
Exposition: "Une femme, une voix et une légende". Cette exposition de costumes de scène, robes, bijoux et souvenirs de Maria Callas est organisée par l'Institut culturel italien en collaboration avec le Consulat général de Grèce et la Fondation Stavros Niarchos. Elle permet de voir une partie de la collection rassemblée par le président de l'Association Maria Callas, Bruno Tosi. On peut admirer des costumes de scène célèbres, dont la robe portée par "la Divine" dans la "Tosca" mise en scène par Franco Zeffirelli en 1965, ou encore deux tenues de Violetta, l'héroïne de "La Traviata", chantée par Maria Callas à New York en 1956 et 1958. Tous les costumes sont postérieurs à 1953 ou ont été retouchés après que la cantatrice, qui jeune pesait 108 kilos, eut perdu 40 kilos à la demande du réalisateur de cinéma et metteur en scène de théâtre Luchino Visconti. "Elle mesurait 1m73 et avait un tour de taille de 58 centimètres", raconte Bruno Tosi en parcourant les salles d'exposition. "Et en 1956 elle fut proclamée une des dix femmes les plus élégantes du monde." Parmi les autres objets présents, un chemisier et une jupe noirs d'Yves Saint-Laurent que Maria Callas portait souvent lorsqu'elle fut directrice de la Julliard School à New York en 1971-1972 et des colliers en cuivre doré dessinés par Pier Paolo Pasolini, avec qui elle tourna Médée, son seul rôle au cinéma. Depuis la mort de la diva en septembre 1977 à 53 ans, M. Tosi a acheté à des ventes aux enchères ou à des particuliers une soixantaine de costumes de la légendaire soprano, plus de 70 lettres, des milliers de photos et les archives d'articles écrits sur elle et d'enregistrements divers. Il s'apprête à offrir sa collection à la ville de Venise, qui devrait selon lui ouvrir en 2012 un musée dédié au monstre sacré du bel canto.
Santiago (Chili)
Exposition permanente: Qui paierait 232.000 euros pour une robe en taffetas portée par la princesse Diana à sa première apparition officielle en 1981 ? La réponse est au Chili : c'est Jorge Yarur, un conservateur qui constitue sans doute la plus riche collection de mode d'Amérique latine. Un fourreau en velours de Marilyn Monroe (1955), une chemise de nuit de Rita Hayworth (1941), des tenues du 16ème siècle jusqu'au bustier aux seins coniques signé Jean-Paul Gaultier et porté par Madonna (1990): le Musée de la Mode, dans le quartier de Vitacura, est en train de se faire un nom à Santiago dans le monde de la couture.
Inauguré en 2007 et fonctionnant sans aide publique, le "Museo de la Moda" compte 10.000 pièces. A titre de comparaison, il a fallu 80 ans au "Costume Institute" du Metropolitan Museum de New York pour en acquérir trois fois plus. L'âme du musée est l'unique héritier d'une famille chilienne d'origine palestinienne qui a fait fortune dans le textile et la banque. Dans une interview à l'AFP, Yarur, 49 ans, explique qu'à l'origine du projet, il y a le souvenir ému et le legs de ses parents ainsi qu'une "difficulté à se défaire des choses". La demeure familiale regorgeait d'accessoires et de vêtements, en particulier de sa mère, une femme glamour et fortunée éprise de mode, dont nombre de vêtements composent la collection. A la mort de ses parents, le fils décida de faire de la maison un musée. Yarur le Fortuné se mit à parcourir les ventes aux enchères, ne lésinant pas sur les moyens pour acquérir un vêtement désiré. Sur le marché, il s'est forgé une réputation d'acheteur inflationniste, ce qu'il réfute. D'ailleurs, "il y a quelques années on s'est mis d'accord avec le Metropolitan sur ce que voulait vraiment chacun, pour ne pas faire monter les prix", se défend-il. Passionné plus qu'expert, Yarur s'enthousiasme en évoquant ses collections qui tournent dans les vitrines selon les exigences de préservation ou de restauration des pièces. Mais ce qui l'intéresse surtout c'est la vie blottie sous ces vêtements. Comme pour ce fameux décolleté noir porté par Diana du haut de ses 19 ans, peut-être l'habit qui lui tient le plus à coeur, "parce que je l'aimais beaucoup, et qu'elle représentait sa génération". Dans ces années 80, "la façon de s'habiller relevait un peu de la subversion, c'était une façon d'aller contre l'ordre établi", explique Yarur. "Avec cette robe, ce décolleté, et sa façon de se pencher en sortant de la voiture, (Diana) produisit un déclic, elle déclencha l'attention de la presse".
Ce kaléidoscope de mode représentant cinq siècles et autant de continents, a permis à Yarur de s'extraire d'une société chilienne qu'il trouve parfois étouffante. "Les gens ici sont autoréférentiels (sic) et centrés sur eux-mêmes, ils fonctionnent en petits circuits, ce qui les empêche de s'intéresser aux autres, à d'autres vies ou d'autres choses", explique-t-il.
A l'entrée de l'exposition en cours sur les années 80, une citation de l'ancien président français François Mitterrand plante le décor: "Les pays sans mode et sans créateur sont des pays plutôt gris. Ce sont les pays de l'uniforme".
Le Musée de la Mode. Avenue Vitacura 4562 (angle Vespucio). Santiago du Chili.


