Défilé Valentino pap été 2011, à Paris
AFP - François GuillotSans compter les défilés prévus hors calendrier et les présentations en showroom, façon moins onéreuse pour les créateurs de montrer leurs vêtements aux acheteurs et journalistes du monde entier.
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A suivre le 1er défilé de Sarah Burton pour Alexander McQueen, comme le 1er du Britannique Giles Deacon pour Ungaro et le dernier de Jean-Paul Gaultier pour Hermès. Plusieurs New-Yorkais ont débarqué, Zac Posen qui défile à Paris pour la 1ère fois mais aussi le duo Proenza Schouler qui reçoit sur RDV. Plusieurs anniversaires: Kenzo (40 ans), Roberto Cavalli (40 ans), Tsumori Chisato (20 ans) Vogue (90 ans) et Grazia (1 an).
Les grandes tendances, version abécédaire:
- Années 1920: bibis, robes à bretelles, bas résille et petits talons, les années folles inspirent Galliano mais aussi Ungaro.
- Chemise d'homme: Viktor&Rolf ont construit leur collection autour de la chemise d'homme et Dries Van Noten la transforme en jupe, les manches nouées autour de la taille.
- Eco-responsable: programme écolo chez Vivienne Westwood et Petit Prince chez Castelbajac qui appelle à veiller sur sa "rose", métaphore de la planète.
- Plumes: de faisan chez McQueen sur une robe bustier en épis de blé, de l'autruche brodée chez Chanel mais aussi chez Ungaro ou Galliano.
- Ivoire: presque tous les créateurs ont ouvert leur défilé d'une tenue blanche ou ivoire.
- Jupon: beaucoup de jupons transparents se superposent à de petits shorts ou jupes courtes, notamment chez Givenchy.
- Longueurs: la jupe est coupée sur le genou, notamment chez Céline, mais tombe souvent à mi-mollet ou aux chevilles. Dior se distingue par du très court.
- Motif papillon: en imprimé chez John Galliano et chez MacQueen, avec une robe en papillons.
- Orange : c'est la couleur de la saison, avec le rose et le rouge.
- Plissé: en robes et jupes, il est partout.
- Rock/punk: inspiration dominante chez Balmain, Balenciaga mais aussi Gaultier.
- Shorts mini: il y en a dans presque toutes les collections. C'est chez Chanel qu'ils sont les plus courts.
- Toges: inspiration antique chez Lanvin, avec sandales plates et robes toges en soie drapées. Chez Issey Miyake, les robes toges sont en maille avec fines découpes au laser. Sans oublier la robe plissée blanche chez McQueen avec ceinture or sous la poitrine.
- Vaporeux: robes vaporeuses, plissées ou non, et grands volumes de tissu flottant au vent, comme chez Kenzo ou Lanvin.
- YSL: des références à Saint Laurent un peu partout, du smoking qui a inspiré plusieurs couturiers dont Felipe Oliveira Baptista, aux couleurs de Marrakech, marine et vert vif, chez Céline.
| Cette saison, les mannequins sont des femmes qui s'assument Place cette saison à des femmes matures, d'anciens mannequins ou même des anonymes, les créateurs se disant en quête de plus de réalisme, de féminité et de personnalité. "La minette, ça suffit ! La mode n'est pas réservée aux mineures", insiste le styliste de Chanel auprès de l'AFP, à l'issue d'une collection pour laquelle il a fait défiler Inès de la Fressange, mannequin vedette dans les années 1980 mais aussi Stella Tenant, top-model de la décennie suivante. Giles Deacon pour Ungaro a demandé à quelques amies, dont une quinquagénaire, de jouer les mannequins d'un jour. "Je crée pour des femmes +femmes+, pas pour des bébés", a plaisanté le couturier britannique. "Il existe des beautés de tous âges. Ce que je veux montrer, ce sont des personnalités fortes", a-t-il expliqué à l'AFP, faisant écho aux démarches similaires de John Galliano pour sa propre marque, de Nicolas Ghesquière chez Balenciaga, qui a intégré des non-professionnelles et une femme enceinte à son défilé, ou encore de Jean Paul Gaultier, qui a présenté des modèles aux rondeurs inhabituelles. Nicolas Ghesquière a fait procéder à un "street casting" pour trouver des modèles hors-norme. "Je veux insister sur l'individualité, alors que dans les défilés on a tendance à cloner les filles et gommer leurs personnalités, a-t-il expliqué à l'AFP. J'ai voulu montrer différents types de femmes". Pour Patrick Lemire, directeur du "booking" à l'agence de mannequins Marylin Agency à Paris, un "vrai tournant" est amorcé. "Les créateurs n'ont plus envie de montrer des filles trop jeunes qui ne sont pas encore vraiment des femmes", explique-t-il à l'AFP. "On revient à une femme mature, affirmée, qui n'a peur de rien et qui assume les vêtements qu'elle porte", dit-il. "Nos petites jeunes sont moins sollicitées pour les défilés. L'obsession de trouver des +new faces+ s'estompe", remarque ce professionnel, qui se dit "ravi" de ce "retour à la réalité et aux femmes qui ont des formes". "C'est comme si les créateurs avaient compris qu'il faut être une vraie femme pour être réellement élégante", ajoute-t-il. Ce tournant avait été esquissé lors de la dernière saison, notamment chez Prada à Milan ou chez Vuitton, avec des silhouettes de femmes plus matures, aux tailles marquées. Marc Jacobs (pour Vuitton) avait d'ailleurs "casté" les ex-top Laeticia Casta, à la poitrine généreuse, et Elle Macpherson. Cette tendance s'est poursuivie dans les magazines avant de s'exprimer cette saison. Pour Jean-Jacques Picart, consultant mode et luxe, cette évolution signifie qu'"on est moins dans le glamour et plus dans la réalité". La crise "force tout le monde à être plus rigoureux et à proposer des vêtements qui ont du sens, et du bon sens, c'est-à-dire qui peuvent être portés de manière différente par une femme de 20 ans et de 50 ans", illustre-t-il. Faire appel à des visages connus des années 1980 ou 1990, c'est une façon pour les maisons d'"affirmer leurs marques" en temps de crise, souligne Patrick Lemire. Mais pour Jean-Jacques Picart, il s'agit davantage de "rappeler les belles années" d'avant : "Ces visages sont associés aux années d'or de la mode, une époque où la mode était très à la mode". |
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Bye bye le Carrousel du Louvre... Le Carrousel du Louvre, centre névralgique traditionnel des défilés. Quatre salles sous la pyramide du Louvre étaient mobilisées il y a une vingtaine d'années, permettant jusqu'à huit spectacles par jour. Mais la mode aimant le changement et l'offre de salles disponibles s'étant développée, notamment pour les mises en scène somptueuses, il a été progressivement délaissé par les marques. La Fédération de la couture, responsable de l'organisation des défilés, a monté une tente sur le quai Rive Droite du pont Alexandre III. A l'avenir, de nouvelles salles devraient aussi se libérer dans le Grand Palais et davantage de spectacles pourraient investir la friche du Palais de Tokyo. |
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