Défilé Gaultier haute couture ah 2010-2011. AFP

Défilé Gaultier haute couture ah 2010-2011. AFP

AFP. B.Guay

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Du 5 au 8 juillet 2010, grands couturiers et petites maisons ont présenté "leurs rêves" pour l'automne-hiver 2010-2011

Cette saison, moins de défilés, plus de présentations en revanche mais aussi des désistements - Maurizio Galante, Josephus Thimister, Anne-Valérie Hash (cette dernière a présenté sa nouvelle 2ème ligne de prêt-à-porter "AVH by Anne-Valérie Hash" aux Paris Fashion Days - et une nouvelle recrue invitée, la Française Bouchra Jarrar.

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En France, la "haute couture" est une appellation juridiquement protégée qui répond à des critères, notamment en termes de travail réalisé à la main, de pièces uniques sur mesure, ou du nombre d'employés dans les maisons. Tous les six mois, les maisons qui bénéficient de l'appellation "haute couture" se réunissent pour décider, sur dossier, d'autoriser un styliste à défiler comme invité. Cette saison, c'est Bouchra Jarrar.

 

Ces membres invités  peuvent décider après quelques saisons de "rester ou de passer dans le calendrier du prêt-à-porter féminin, c'est une question de stratégie", a expliqué à l'AFP Didier Grumbach, président de la fédération de la couture. Ces membres invités ont le droit de présenter du prêt-à-porter mais doivent aussi montrer qu'ils sont capables de prendre des commandes de sur-mesure.

 

Diaporama du backstage Christophe Josse

Les membres haute couture

 

Défilé Christian Dior, Haute Couture Automne-Hiver 2010-2011 AFP - François Guillot

John Galliano pour Christian Dior a puisé dans la nature et ses fleurs pour une collection éclatante de couleurs. "Je voulais apporter au salon une floraison audacieuse et nouvelle, permettant à la couleur, la texture et la structure des fleurs d'inspirer une beauté nouvelle et moderne", explique le couturier britannique. Les structures florales inspirent les coupes, comme ces jupes boulle qui  semblent formées de pétales ou ces robes bustier dont sortent des filaments de mousseline. Certaines jupes ou robes en organza évoquent des bourgeons qui auraient été cousus ensemble. Côté couleurs, la collection explose, fraîche et vive. Les dégradés de soie, tout comme les jupes volumineuses peintes à la main, évoquent les teintes contrastées de fleurs comme les tulipes perroquet ou les orchidées. C'est la top-modèle US Karlie Kloss, égérie de la marque qui ouvre le défilé en manteau mohair violet, gants en cuir rouge. Parmi les robes du soir, certaines épousent les lignes du corps mais la plupart sont formées de jupes ultra-volumineuses finissant en traînes, sur un bustier ajusté qui souligne la finesse de la taille. www.dior.com

Adeline André
www.modeaparis.com/vf/couturiers/aan/

Défilé Stephane Rolland, Haute Couture Automne-Hiver 2010-2011. AFP - Bertrand Guay

Les galets avec lesquels il aimait jouer enfant ont inspiré Stéphane Rolland pour une collection qui fait la part belle aux robes du soir longues et enveloppantes, souvent capées. Si les jambes sont découvertes, elles s'habillent de collants parsemés de cabochons scintillants. Agrémentées de savants plissés ou d'un gros galet bijou à la taille, les robes se déclinent dans des couleurs d'orage: gris, noir et toute une gamme de bleus. Stéphane Rolland aime que ses collections soient "portables". "Aujourd'hui, c'est un peu has been de faire du show. Les collections sont beaucoup plus mettables qu'avant: la crise a calmé le jeu", a-t-il commenté devant la presse. "Les fioritures, le spectacle, c'est bien, mais là, on est en attente d'un langage essentiel et vrai, ce que moi j'ai toujours fait", a-t-il ajouté. 

www.stephanerolland.com

Cette saison, la maison Givenchy renonce aux défilés : son styliste Riccardo Tisci ne présente que 10 silhouettes sur rendez-vous à des clientes et journalistes triés sur le volet. "Je veux faire de la couture un moment encore plus exceptionnel et pas juste un défilé de plus", a-t-il expliqué. Le couturier souligne que ses clientes les plus fidèles, souvent des têtes couronnées, n'assistent de toute façon pas aux défilés pour des raisons de sécurité et insiste sur le fait que cette décision n'a rien d'une mesure économique. Cette collection composée de 10 tenues - qui raconte les légendes sud-américaines teintées de superstitions et de symboles - adopte des tonalités porcelaine, or et nude et nous plonge dans la célébration de l'El Dia de los Muertos. L'une des robes dorées a nécessité près de 1.200 heures de travail tandis qu'une autre, entremêlant des chaînes en or à la dentelle sur un  ensemble en tulle et son corset en satin de soie, a mobilisé 40 personnes pendant deux semaines. Des mannequins se promènent pour montrer ces pièces en mouvement. Le travail artisanal est impressionnant. "Cela permet aussi de redonner à la présentation un côté précieux, exclusif, tout en rendant hommage à la couture", précise une attachée de presse. www.givenchy.fr                 

Karl Lagerfeld pour Chanel a présenté une collection centrée sur des robes courtes recouvertes d'une petite veste, au pied d'un immense lion doré qui retient une perle sous l'une de ses pattes. Mais le vestiaire de jour, de plus en plus sophistiqué, laisse place à une nuit scintillante. Les couleurs sont variées, les textures multiples. Les broderies, réalisées par la maison Lesage, sont complexes et multi-formes. "Vous avez remarqué, pas une seule robe longue, pas une seule robe noire. Pour Chanel, c'est assez nouveau", lance-t-il. Le couturier a vu trop de robes longues sur les tapis rouges dans les festivals. "La fille qui sort de la limousine en robe longue, tout ça, ce n'est plus notre époque", assure-t-il. Il a choisi de tailler autour du genou, de raccourcir les manches aussi, en leur donnant du volume. Même la mariée, qui sort aux bras d'un homme en redingote et à la tête de lion, porte une robe qui s'arrête au genou, toute en blanc et broderies dorées. Le lion géant est une reproduction d'un petit bronze qui était dans l'appartement de Gabrielle "Coco" Chanel, explique M. Lagerfeld. Et la perle est aussi un clin d'oeil à la fondatrice de la maison. Le couturier a multiplié les modèles de robes incorporant une petite veste boléro. "Cela permet au corps d'être galbé sans être cassé à la taille. L'idée est d'apporter de la flexibilité, ça permet aux femmes de bouger comme un fauve", plaisante "Karl". "Cette silhouette qui met en valeur une cage thoracique fragile, c'est beaucoup plus joli qu'une taille étranglée",  plaide-t-il. Certaines de ces robes sont en tweed, d'autres en tissu brodé de milliers de perles de 2 millimètres. L'une de ces robes a nécessité plus de 1.500 heures de travail, assure le couturier, qui se dit admiratif de la "patience insensée" indispensable à la réalisation d'un tel ouvrage. La crise n'entame en rien l'optimisme de Chanel. "Nous ça va très bien, on travaille dans une certaine sérénité", assure M. Lagerfeld. La planète couture a beaucoup évolué et les nouvelles clientes ne viennent  pas forcément des pays émergents, explique-t-il. "Avant on considérait qu'une cliente qui achetait 5 ou 6 robes dans l'année, c'était déjà bien. Aujourd'hui, certaines peuvent, en l'espace d'une vingtaine de minutes, repartir avec des dizaines de tenues". www.chanel.com

Franck Sorbier est un artisan qui sait tout faire, des croquis des modèles aux dernières retouches. Sa robe de mariée, il y a passé des dizaines d'heures. Il lui destinait 6 volants de tulle mais n'a finalement pas eu assez de tissu. "Du coup, elle en a seulement 4",  explique-t-il à l'AFP. Sa collection de 16 tenues se place "du côté de la bonne humeur" et avance vers la lumière, avec beaucoup moins de silhouettes en noir. Elle "doit redonner envie, c'est un clin d'oeil sur comment on pourrait refaire la fête" en ces temps de crise, avance Franck Sorbier. "C'est presque une collection d'après-guerre, avec cette notion d'optimisme, de renouveau", dit-il. Avec des manteaux doux, parce qu'en hiver "on a envie d'être enveloppé, pour se protéger de ce qui est difficile". Pour son casting, il a choisi de jeunes modèles "qu'on n'a pas encore vus". Car la couture c'est personnel, avec cette idée du sur-mesure. Chacune représente une attitude en osmose avec sa tenue. Comme Masza, une Polonaise "d'un sexy mortel, avec une moue un peu boudeuse, ce qui la rend encore plus sexy", explique le couturier. "Trop souvent dans les défilés, on regarde plus le spectacle que la robe. Tout va trop vite", dit Franck Sorbier. Alors que "la haute couture, ce doit être un moment de grâce". www.francksorbier.com

Les jolies mômes de Jean-Paul Gaultier défilent sur les airs du Paris d'après-guerre, du côté de Saint-Germain-des Prés. Installés dans des carrés baptisés Jacques Prévert, Marguerite Duras, Raymond Queneau ou Françoise Sagan, près de 50 modèles défilent sur des chansons interprétées par Juliette Gréco et Barbara. Un turban ailé sur la tête, la femme Gaultier porte un fourreau bleu avec des seins coniques, un faux cul et une pochette en fourrure noire, une djellaba or ou un blouson noir scintillant doublé de vison blanc. Vêtue d'une robe trench ivoire terminée par une traîne en tulle, la mariée violoniste joue elle-même la "Marche nuptiale". La strip-teaseuse américaine Dita Von Teese a fait un numéro en interlude, découvrant peu à peu, sous sa robe de scène, un corset couleur chair marqué de pièces de squelette noir. "Tout était fait autour de la construction du vêtement, que l'on peut désosser, avec des effets de carrure, un retour à quelque chose de rigoureux, de moins baroque", a expliqué Jean-Paul Gaultier à la presse après le défilé. Présent dans le public, le couturier Jean-Charles de Castelbajac s'est avoué "très impressionné par cette maturité, cette espèce de maîtrise, de retenue". "(Yves) Saint Laurent a un fils et ce fils a de l'humour", a-t-il dit à Reuters à propos de son confrère. Ici pas de fausse note, tout est orchestré de main de maître !!! Encore !!!
www.jeanpaulgaultier.com

 


Les membres invités

Défilé Christophe Josse, Haute Couture Automne-Hiver 2010-2011 AFP - Bertrand Guay

La collection "Fausse Innocence" de Christophe Josse trouve une partie de son inspiration dans la silhouette de l'Innocent de Visconti. Mais cette neuvième collection couture est bien actuelle avec des vêtements construits pour aujourd'hui... ainsi le corset est assoupli et il y a peu d'entoilage et de doublure pour des robes légères.... mais cette silhouette est construite avec des contours précis. "Les filles d'aujourd'hui n'ont plus envie de porter une armure, une cote de maille qui pèse une tonne", explique le couturier en coulisses de son défilé. "Ca doit faire tapis rouge, mais rester facile à porter. Comme un souffle, ça ne pèse rien". Une collection jour très actuelle comme ce caban ceinturé de velours en Breitschwantz au col rebrodé de pierres ou ce pull également en Breitschwantz brume ou encore le spencer en autruche noir à porter sur une robe en damas noir drapé. www.christophejosse.com

Diaporama du backstage Christophe Josse

Nouveau membre invité, Bouchra Jarrar a été Directrice de studio chez Balenciaga entre 1996 et 2006 auprès de Nicolas Ghesquière puis directrice du studio couture auprès de Christian Lacroix. La styliste, qui a quitté Lacroix fin 2009, a fondé sa marque en janvier 2010, date à laquelle, elle avait présenté son premier défilé en marge du calendrier officiel. Sa première collection, très remarquée, était "simple et singulière, légère et raffinée", selon Olivier Saillard, directeur du musée Galliera. Ses 17 looks en  noir et blanc, ultra-féminins, jouaient sur 3 matières. Gourmande de son métier, attentive aux gestes des petites mains en atelier, elle dit ne pas savoir dissocier création et réalisation. Là où certains favorisent le dessin ou le croquis de mode, elle privilégie le volume et la matière pour s'exprimer. Celle qui fut étudiante à Duperret, qui se passionna dans les ateliers de recherche chez Balenciaga présente une collection simple et singulière, légère et raffinée. Elle a créé sa deuxième collection "avec une maturité humble, une assise", confie-t-elle à l'issue d'un défilé décliné en ivoire et noir, avec quelques touches d'or "pour sa lumière si particulière". Elle considère cette garde-robe comme la suite complémentaire de sa 1ère collection. La jeune quadra a donné la part belle aux robes  profondément décolletées en V, parfois accompagnées d'un collier en or de même forme. Certaines forment comme un tailleur en trompe-l'oeil, laissant passer un jour à la taille. "Mon fil conducteur, que je n'ai pas fini d'explorer, c'est la soie", indique la  couturière qui confie puiser son inspiration dans son environnement féminin.   

La chaise Fourmi, (designer danois Arne Jacobsen en 1952) composée d’une coque unique dont la forme organique  anthropomorphique et la ligne circulaire de son profil ont séduit Gustavo Lins, qui en a fait le vecteur de sa collection 015 intitulée "Safari Salon". Partant du constat que cette forme, à la fois ample et cintrée, était susceptible de relier l’épaule, la taille et les hanches de ses silhouettes, il a imaginé des vêtements reprenant ce motif. Il en a relevé le patron à partir de sa forme déployée, qu’il plaque dans le dos des vêtements puis qu’il fait tourner autour du corps. Il a conçu des pièces de dessus, imperméables, peignoirs en fourrure, robes-manteaux et tuniques-foulards, portées sur une base justaucorps en cuir souple coupée. La taille est prise par le justaucorps, laissant les vêtements de dessus amples. La fourrure, la porcelaine et les chutes de cuir rassemblées par des surpiqûres sont articulées. La porcelaine opte pour le pectoral ou en bagues de foulards.  Cette saison, les kimonos retravaillés sont sensuels, drapées comme des toges retenues par une simple agrafe ou par un zip métallique court, et sur lesquelles le motif de la Fourmi est retranscrit en broderies « circuit ». www.gustavolins.com

Dans le cadre du déploiement de la Maison Alexis Mabille, le calendrier de présentation de ses collections évolue. Il présentera son prêt-à-porter féminin printemps-été 2011 en octobre 2010 dans le calendrier officiel des collections. Le créateur maintient sa présence lors de haute couture mais opte pour la présentation d'un "Dressing Couture" axée sur le raffinement des travaux d’aiguille. Pensée comme une proposition couture plus contemporaine et flexible, cette collection capsule s’adresse aux occasions habillées. La singularité du concept est de créer des ensembles modulables, dont les vêtements peuvent, pour la plupart, se mélanger entre eux, ou s’adapter à des éléments de nos propres garde-robes, même basiques. Imaginée ici par pièces, la collection doit survivre dans le temps. Les moyens individuels du studio de création et des ateliers de l’artisanat de la Couture parisienne donnent aussi accès à un travail plus délicat, plissé, déchiré, volanté, brodé, incrusté… sur des matières raffinées. Cette richesse suggère des vêtements plus intimes au goût de la cliente et des robes du soir spectaculaires pour être à la hauteur des événements auxquels elle participe. www.alexismabille.com

Défilé Lefranc Ferrant, Haute Couture Automne-Hiver 2010-2011 AFP - François Guillot
Béatrice Ferrant et Mario Lefranc pour Lefranc.Ferrant puisent leur inspiration dans l’architecture des Ouvrages d’Art et celle notamment des ponts. Ils marquent les lignes de constructions, les points d’appuis, les arcs, grâce à des haubans de cuir déposés sur  des matières délicates et aériennes, ils tracent des drapés secs inversés et pré-contraignent les vestes, puis les robes….La silhouette est courte, nerveuse, avec des épaules étroites, des décolletés profonds, des pantalons fuselés et des portefeuilles décalés. Les vestes et robes s’enroulent et se lâchent en un drapé destructuré, des voiles de mousseline sont retenus par des haubans de cuir. Palette de couleurs: acidulées, intenses, profondes et toute la palette des noirs clairs et des sombres blancs.."C'est un nouveau prêt-à-porter, qui n'a pas encore de nom, qui est couture pour les volumes, la coupe, la recherche, et qui sur les matières va être très créateur", explique Béatrice Ferrant. "On crée pour une femme qui a envie d'être habillée du matin, quand elle s'occupe de ses enfants, au bureau et même jusqu'au soir. Il lui faut une garde-robe pratique, fonctionnelle mais  impeccable". Membre invité de la Chambre syndicale grâce au parrainage d'Alber Elbaz, le duo préfère défiler à cette époque-ci plutôt que pendant la semaine de prêt-à-porter. "Il y a plus de temps, de visibilité, et autre chose dans l'air du temps. Il y a plus d'émotion, une plus grande écoute à l'élégance", estime Béatrice Ferrant. www.lefranc-ferrant.fr
Maison Rabih Kayrouz
www.maisonrabihkayrouz.com

 


Les membres correspondants

 

Défilé Giorgio Armani, Haute Couture Automne-Hiver 2010-2011. AFP - Bertrand Guay

Rendez-vous avec la luxueuse simplicité de la collection "La Magie de L’Ambre" d'Armani Privé. Les 43 modèles développent cette couleur, profonde et riche mais éclairée de mille nuances subtiles:  havane, bois de santal, bois de rose, wengé, la transparence de la carapace de la tortue jusqu’aux chaudes facettes de l’ambre. La douceur des tons s’accorde à la souplesse des lignes, avec des jupes près du corps évasées vers le bas ; des vestes cintrées avec de petits drapés sur le col, créant un volume au niveau des épaules ; des blazers à col Nehru et aux épaules droites. Des tissus confortables où les fils de laine rivalisent avec le double cachemire. Cachemire aussi pour les robes de cocktail et croco pour les vestes. De belles finitions : des coutures qui évoquent le point de crochet, des bourrelets en cuir, des double coutures en fil de soie avec le style du point sellier. Pour le soir, des architectures qui soulignent et donnent un élan à la silhouette, dans un échange de proportions alignées sur le devant et en drapés et en volume dans le dos.   A 75 ans, le créateur italien reste au plus proche du processus de création de son empire, qui compte 300 magasins dans le monde et une chaîne hôtelière www.giorgioarmani.com

Elie Saab avec sa collection "Théâtrale" fait renaître la Fenice. Il l'enveloppe de broderies de tulle, mousseline et paillettes cramoisies. Elle s’affirme dans un tailleur rouge sang qui vibre de sequins, billes de verre sur fond de velours rasé. Parfois, elle se glisse dans un ensemble vert céladon ou adopte des teintes caramel, sable, alezan et vieil or. Enflammé, un imprimé se consume d’aplats ocre, rouge, gris cendré, noir fumée. Indomptable, il court le long d’amples volumes de mousseline et tulle ; comme affolé, il se propage en bouffées chamarrées. Impertinente, La Fenice s’avance sculpturale dans des fourreaux métalliques rythmés de lignes de broderies vieil or, laiton et gris bis. Dans son sillage, tulles et volutes gris fumé frissonnent : la robe de mariée apparaît, soulevant des feuillages de borderies gris perle parsemées d’une fine pluie d’or. www.eliesaab.com

Maria Grazia Chiuri et Pier Paolo Piccioli pour Valentino ont proposé beaucoup de fraîcheur et de volupté. Oubliant l'hiver, ils ont imaginé des robes fleurs, des robes plumes, des robes souffles pour de très jeunes filles. Elles portent des mini robes d'organza écru ou rose très pâle agrémentées de fleurs, de bandes de plumes ou d'un voile de dentelle. Une jeune fille vêtue d'une jupe "cage" et une autre enroulée dans un ruban rouge semblent sortir d'un clip de la chanteuse Björk, qui assure le fond musical. Le soir, les robes s'allongent et se bordent de cristal et de dentelle taillées dans l'organza le plus fin. www.valentino.com

Ligne 0 dite «Artisanal». Depuis ses débuts en 1989, Maison Martin Margiela récupère, un peu partout des vêtements, des accessoires, des objets usagés et parfois neufs. Les faire revivre après transformation, tout en conservant l’empreinte du temps et l’usure due à leur première vie, est l’un des fondements de l’expression créative de la Maison. Chaque pièce est travaillée à la main. La particularité et la complexité des étapes de transformation de ces pièces limitent la quantité produite. Chaque assemblage est unique de par la diversité des matières qui le composent. L’étiquette numérotée 0 est cousue, embossée ou tamponnée. La ligne ‘Artisanal’ se concentre sur une exploration de la matière. La peau animale est envisagée sous toutes ses formes. Cette envie d’unité de support est confrontée à des silhouettes quasi-monochromes, jouant sur deux tonalités uniques. Le marron et le noir sont travaillés en camaïeux. Cette parcimonie de matières et de couleurs focalise l’attention sur la silhouette et le vêtement. Le trompe l’œil côtoie des nouveaux volumes. Ci-contre la combinaison de bandes de cuir: le corps est enrubanné de différentes largeurs de bandes formant ainsi une combinaison. Ton sur ton, ces rayures horizontales jouent sur les textures velours, lisses, grainées, reliéfées ou sur les intensités de lumière, entre mat, satiné et brillant  43 heures de travail. Agneau plongé, cuir stretch, veau, vachette. www.maisonmartinmargiela.com

 


Les créateurs mode-accessoires

 

Livia Stoianova et Yassen Samouilov pour On Aura Tout Vu avec leur collection "Fishing for compliments" nous entraînent dans le vaste et profond océan à la rencontre de monstres marins inconnus et aussi d'étranges créatures qui vivent cachées dans le clair obscur. Mais, ici il y a aussi la sirène parée de sa robe d'écailles bleues qui ondule dans le scintillement des flots... et qui rêve d'échanger sa queue de poisson contre des jambes, pour ainsi se parer sur terre de ses plus beaux atours afin de séduire son Prince. Elle s'imagine dans des costumes pantalons clairs qui ont emprisonnés sur le bord de leurs manches des cristaux marins scintillants, dans un corset de velours couleur huitre qui évoque une femme fontaine, blottie dans une cape décolorée qui se dégrade du blanc au bleu comme l'écume des vagues. Mais, c'est surtout parée de sa jupe corole entièrement rebrodée de cristaux et de perles nacrées qu'elle compte séduire son Prince... sinon elle risque de se transformer en écume !!! Une collection qui titille notre imagination et prouve que si la créativité peut rimer avec bonne humeur, elle rime aussi ici avec un travail minutieux et de patience !!! A la pêche aux compliments le duo de créateurs récoltera donc des BRAVOS ! 
www.onauratoutvu.com

« Après le succès rencontré par sa collection Les Fleurs du Mal en 2009, Loulou de la Falaise renouvelle sa collaboration avec L’Eclaireur. Elle présente une nouvelle collection de bijoux Couture « Rêverie d’un Soir d’été » qu’elle a créée en exclusivité pour le magasin l’Eclaireur (8-10, rue Boissy d’Anglas, 75008 Paris).Pour cette nouvelle collection, elle continue sa collaboration avec l’atelier parisien l’Air du Verre. Loulou de la Falaise a voulu des lignes épurées et aériennes tout en gardant une certaine poésie amenée par les imperfections qui font le charmes des bijoux en pâte de verre. Chaque pièce suggère par ses formes et ses couleurs les fantasmes d’une soirée d’été dans des villes chère à Loulou. »


6 maisons de haute joaillerie se dévoilent

La haute joaillerie, malmenée par la crise mondiale, compte rebondir en 2010 grâce à son prestige, en attirant les fortunes des pays émergents à la recherche de pièces d'exception ou une clientèle séduite par des lignes plus accessibles. La joaillerie a enregistré en 2009 un recul de 12% de ses ventes moins important que dans l'horlogerie (-20%), a précisé à l'AFP Joëlle de Montgolfier, directrice du pôle européen Luxe et distribution du cabinet de conseil en stratégie Bain & Company.

"Des crises, on en a connu d'autres dans le passé. Ce n'est jamais que la 5ème depuis 1929!", temporise Stanislas de Quercize, PDG de Van Cleef & Arpels, griffe née en 1906 (groupe Richemont). "La haute joaillerie reste sur une vague très porteuse dans un monde où le pouvoir d'achat progresse et voit l'arrivée d'une nouvelle population qui veut accéder aux marques", explique Olivier Mellerio, issu de la 14ème génération de dirigeants de "Mellerio dits Meller", griffe née en 1613. Pour Thierry Fritsch, PDG de Chaumet (né en 1780, groupe LVMH), "les marques et les pierres restent des valeurs sûres en temps de crise".

Pour la première fois de leur histoire, 5 maisons de la place Vendôme avaient présenté, en janvier 2010, leurs collections en marge des défilés. Une opération visant à donner un coup de projecteur au secteur alors que la presse mondiale est présente dans la capitale. Elles renouvèlent l'opération cette saison.


La joaillerie représente un marché estimé entre 7 et 10 milliards de dollars (5 à 7 milliards d'euros). Mais, selon M. Fritsch, "les marques représentent moins de 20% des ventes, voire pour certains moins de 10%". Dans un secteur où il y a encore peu d'acteurs mondiaux, les grands noms de la joaillerie se sentent en situation de "conquête plutôt que de concurrents". "Quand Chanel ou Vuitton fait de la publicité pour vendre sa joaillerie, cela aide aussi Chaumet", assure Thierry Fritsch.

L'exportation représente entre 50% et 80% de leurs ventes. Les pays émergents et notamment la Chine font l'objet de toutes leurs attentions, avec une clientèle "attirée par le savoir-faire unique de la place Vendôme", souligne M. Mellerio. "Les nouveaux clients sont autant de passionnés des pierres, des hommes notamment, et pour beaucoup des collectionneurs", assure-t-il.

Serge Carreira, maître de conférences à SciencesPo, parle à propos de la haute joaillerie de "secteur par excellence du luxe" car "il y a une dimension magique dans le travail des pierres". Elle a vécu, selon lui, "de profondes mutations ces quinze dernières années avec l'arrivée des Dior ou Louis Vuitton qui sont venus sur un territoire jusqu'alors réservé à la place Vendôme". Avec à la clé, un bouleversement des méthodes et des modes de pensée. Cela s'est traduit, note Joëlle de Montgolfier, par l'apparition d'une  "joaillerie un peu moins haute et un peu plus accessible". 

La collection "Le jeu de la Séduction" de Boucheron révèle aux femmes de nouveaux secrets de beauté avec 7 créations uniques de Haute Joaillerie. Ces joyaux constituent des artifices dans sa palette de séduction. Chaque femme a son bijou et ils peuvent varier en fonction de sa tenue, des moments de la journée ou de son humeur. Cette collection présente des bijoux qui ne sont pas figés: la plupart d’entre eux sont modulables et un geste suffit pour en modifier le « porté ». Le motif central d’un collier se transforme en pendentif ou en broche. Les motifs d’un autre deviennent boucles d’oreilles ou ornement de coiffure. Mais avant de se parer, une femme a beaucoup d’autres rituels intimes. Ce sont ces gestes sensuels qui ont inspiré la collection du « Jeu de la Séduction ». Chaque parure s’inspire d’un des multiples aspects de la mise en beauté d’une femme dans son boudoir. www.fr.boucheron.com

   

A l’occasion de sa 3ème participation à la Biennale des Antiquaires, Chanel met en lumière, « La Plume », l’un des thèmes interprétés par Mademoiselle Chanel en 1932 pour le lancement de sa collection de joaillerie « Bijoux de Diamants ». Aux côtés de l’étoile, du soleil et du noeud, la plume est alors représentée sous la forme d’une broche spectaculaire, surdimensionnée, articulée et sertie de diamants. Un bijou porté lové sur une épaule dont il épouse le contour, en diadème ou piqué sur un chapeau ou sur un tailleur. Aujourd’hui Chanel réédite pour la première fois cette broche « Plume » unique, point de départ d’une trentaine de nouvelles créations, projetant la liberté créative et la modernité visionnaire des bijoux de 1932 dans la Haute Joaillerie d’aujourd’hui. www.chanel.com

Comme c'est pendant les défilés de la haute couture que se tient ces présentations Haute Joaillerie, le rendez-vous était donné pour un défilé intitulé "Bijoux de tête" et comme plus de 2.000 diadèmes ont été réalisés par Chaumet depuis 1780 et que ces bijoux de cheveux coiffent de nouveau les femmes... la maison a renoué avec cette tradition.

www.chaumet.com

Pour sa seconde participation à la Biennale des Antiquaires, Dior Joaillerie invite à découvrir "L'écrin de Victoire": 150 pièces uniques réunies et 13 nouveautés ont été développées autour de 3 thèmes emblématiques: la rose Dior (fleur fétiche de Christian Dior), le Coffret de Victoire (une collection de pièces uniques imaginées autour d'une pierre de centre chînée aux quatre coins du monde) et les Incroyables et Merveilleuses (des pièces emblématiques créées en 1999). www.dior.com

Collection "Reines de coeur" de Mellerio dits Meller rend hommage aux Reines et Impératrices de France et d'Europe et de par le monde via le fonds d'archives de cette maison française. Résultat: trois parures dédiées à Marie-Antoinette et une bague et une montre chacune inspirée d'une commande de la Princesse Caroline de Murat, l'Impératrice Joséphine, la Reine Louise de Belgique, la Reine de Suède et de Norvège Désirée Clary et l'Impératrice Eugénie. www.mellerio.fr

Dans le cadre de sa sixième participation à la Biennale des Antiquaires de Paris, Van Cleef & Arpels dévoile sa nouvelle collection de Haute Joaillerie "Les Voyages Extraordinaires".  C'est une collection d'une trentaine d'objets exclusifs, uniques, placée sous le signe de l’écrivain Jules Verne au travers de quatre livres: Cinq Semaines en Ballon, Voyage au Centre de la Terre, De la Terre à la Lune et Vingt Mille Lieues sous les Mers. Les pièces phares s’appellent Olindias, Stromboli, Andromède, et Maximus...
www.vancleef-arpels.com

 


Créateurs défilant en marge de la haute couture

"Je bosse, je bosse. D'ailleurs je ne fais que ça. Mais ça avance", répète Alexandre Vauthier, un ancien des maisons Mugler et Jean Paul Gaultier. A 39 ans, le couturier a présenté sa 4ème collection avec 22 looks. "Je fais travailler les artisans, Lesage pour la broderie, le plumassier Lemarié et le bijoutier Goossens", qui fournit de larges bracelets en or figurant un V pour Vauthier, explique Alexandre. Cette collection en noir, blanc, or et violet, tranche avec les précédentes, aux épaulettes très marquées. Ses formes sont plus géométriques, la silhouette a changé même si le style reste sexy, avec des décolletés en V profonds et des mini-robes. La location d'une salle pour défiler à Paris reste onéreuse: Il faut compter entre 10.000 à 15.000 euros le défilé. "Il n'y a pas d'endroits abordables pour les jeunes maisons", explique son attaché de presse. Mais sans défilé, point de salut si l'on veut se faire connaître et "grossir un peu" chaque saison. Après le deuxième défilé, il y a un an, la styliste de Madonna avait fait venir la collection au Crillon. La star américaine avait choisi une mi-robe mi-combinaison strassée en jersey de soie. Ensuite, le nom du couturier a circulé. Désormais, il habille la chanteuse Rihanna, pour laquelle il a même conçu des costumes de scène incorporant de petites lumières. Alexandre Vauthier espère un jour intégrer le club exclusif de la couture pour défiler dans le calendrier officiel. www.alexandrevauthier.com

Après avoir exploré la vulnérabilité épidermique (Premiers Modèles), puis celle d’un vague à l’âme de fin d’été (Premier Eté), Julien Fournié poursuit son « work in progress » autour de la fragilité et va avec "Premier Hiver" s’interroger sur une esthétique de la souffrance. Il questionne la beauté d’un corps torturé, soufflé, écorché. C'est dans sa dimension ontologique qu’il trouve une expression poétique. Les réinterprétations des codes du bombers dans des vestes, robes et fourreaux (zips, poche sur la manche, tons devenus emblématiques d’une culture « street »), s’inscrivent en contraste avec la volupté de l’organza chair. Matériaux précieux, bruts et techniques, architectures anatomiques et savoir-faire couture se juxtaposent et se mêlent dans un nouvel équilibre : fourrure de renard et de vison incrustées sur jersey de soie, long manteau de lainage brut à col origami, muscles redessinés à la pointe bille sur du cuir chair, scène de carnage en ombre chinoise teintée de cristal sang. Choc de volumes instinctifs suggérés par la matière, trompe-l’œil épidermiques, basques devenues prothèses, pour souligner la dimension métaphysique du vulnérable.

Laurence André - architecte diplômée de l'Institut supérieur d'architecture Lambert Lombard - a passé 4 ans comme architecte de conception dans une agence parisienne. Puis, c'est à la suite de rencontres (avec le styliste Frédéric Blanc www.pressbook.com/frederic-blanc et Rosana de Sordi de la boutique l'Espace des créateurs à Paris) que la jeune femme décide de mettre en avant une collection capsule de 10 modèles, structurée et construite en volume à l'image de l'architecture. Depuis, ce début prometteur, en octobre 2009, elle poursuit sur sa lancée et propose pour sa "collection 2" toujours de belles matières: cuir, cachemire, crêpe de laine, drapé de mousseline de soie... le tout déclinés dans une palette de couleurs intense : bleu marine, marron, gris, vert canard, noir. L'esprit de la collection est architectural, dans des volumes épurés pour un résultat moderne urbain. www.laurenceandre.com

David Vincent Camuglio fait ses armes chez le maître tailleur Richard Carrière, apprend le travail de la peau avec un fourreur, assiste Popy Moréni, travaille pour Louis Féraud avant de suivre les cours de Berçot. Un passage chez Jérémy Scott, Bertrand Maréchal, Shirtology’s, Lanvin et un détour à New York sont déterminants. Puis il enchaîne les concours: « Barclay Catwalk » à Zurich, Riga en Lettonie. Il reçoit la bourse LVMH, défile à Galliera et intègre en 2004 le calendrier officiel. En 2006, il participe au festival jeune créateur à Shanghai. En 2007, il présente la collection été 2008 à Paris, défile pour les 10 ans de Fashion TV et participe au festival du FIMA au Niger. En 2008, il présente sa collection hiver 08/09, puis sa collection été 09, participe au vernissage de l’exposition organisé par Marie Guglielmetti « Sexe & pouvoir » et est professeur consultant pour deux écoles de mode à Paris. Il construit le vêtement contemporain qu'il recherche sur l’étude du corps, son mouvement, ses articulations, sa peau, ses muscles. Cette saison, la collection est dure, barbare... Après l’Apocalypse, une Guerrière du 3ème millénaire survit dans une jungle urbaine où l’artifice devient camouflage, où le vêtement devient arme pour résister... Les œuvres de Pierre Soulages et "Monumenta" d’Anselm Kieffer ont constituées le déclic de ce travail où se mêlent tissus, dentelles, fourrures, silicone explique le créateur.

Jan Taminiau - né aux Pays-Bas - dont la marque a été créée en 2003 et a défilé pour la première fois en 2005 pendant la semaine de la mode parisienne. En juillet 2008, il présente à Paris sa collection couture "Passe-partout", puis sa première collection de prêt-à-porter en octobre 2008. Cette saison, sa collection est construite autour du concept du miroir et de la réflexion. Les couleurs dominantes sont des nuances de chair et du gris pâle. Les matériaux utilisés sont des crêpes, du chiffon, des paillettes, du tissu dégradé tissé main, des cristaux Swarovski et de la maille de métal. Le rôle des cristaux sur le vêtement est important : ils sont souvent brodés sous une couche de tissu transparent et illuminent la matière. Les coupes sont élancées, les silhouettes étirées en V. www.jantaminiau.com

Xuan-Thu Nguyen est une créatrice de 33 ans, Néerlandaise d’origine Vietnamienne. Après son diplôme de stylisme à L’institut de management de la mode à Amsterdam, elle travaille aux Pays-Bas ou à Londres. Puis en 2001, elle crée sa marque. Depuis, elle dessine et crée ses collections. Son souci du détail et ses formes simples donnent à ses collections prêt-à-porter un côté couture. Experte en matière d’origami de tissu, elle plie, déplie, noue et renoue. Depuis 5 saisons, elle défile pendant la couture parisienne. Pour l’hiver 2010-2011, elle se sert des altérations climatiques, de la fonte des glaces et du réchauffement de la planète comme références. Inspirée par la douceur de la neige mêlée à la dureté de la glace, elle propose une collection faite de contrastes. Les couleurs comme le blanc pur, le bleu glacial ou l’argent givré sont relayées pas des couleur plus vives (violet, rouge). Des pièces en fourrure de lin ou en multicouches de mousseline sont ornées de fleurs gelées ou de goutes de cristal.

Pour la nouvelle collection Worth Couture Giovanni Bedin a marié une vision romantique du masculin et du féminin. Parmi les 8 looks présentés qui font écho à l'héritage et à l'élégance du passé synonyme de Charles Frederick Worth, on trouve de la dentelle artisanale façonnée en patchwork orné par des broderies. Des silhouettes aux larges épaules géométriques, une taille sanglée et les longueurs mini  de la saison dernière.... avec le fil d'or comme fil conducteur sur toutes les silhouettes.

Le nouveau sac à main « Isabella Rosselini » par Bulgari. Fille d’Ingrid Bergman et de Roberto Rossellini, deux figures mythiques du 7ème art, Isabella est l’emblème d’une beauté naturelle et sophistiquée. Isabella a grandi puis a fait ses premiers pas dans le monde du cinéma avant de s’imposer dans l’univers de la mode et de faire la couverture de Vogue et d'autres magazines internationaux. Aujourd’hui, cette complicité a donné le jour à une ligne exclusive de sacs à main. C’est ainsi que le sac Rossellini a vu le jour. Il se distingue par la sobriété de ses lignes. Douceur des courbes et des matières, design du fermoir pivotant serti d’émaux et de gemmes. Il se décline en différentes matières et teintes. 


Expositions, boutique éphémère...

Carven installe sa boutique éphémère chez Didier Ludot, du 6 juillet au 31 août pour "Une conversation d’été entre l’expert de la mode d’hier, Didier Ludot et le jeune designer d'aujourd'hui de Carven, Guillaume Henry". Ainsi est né un modèle exclusif : une robe de faille technique noire inspirée d’une création de Madame Carven (1956) mais revisitée, réactualisée, décalée et ressuscitée. En vente chez Didier Ludot au 20-24 Galerie de Montpensier 75002 Paris. 

Une sélection de la collection femme automne-hiver 2010 est également présentée. Guillaume Henry puise son inspiration dans le cinéma de Chabrol. La silhouette s’éprend ici d’une allure parisienne, chic et faussement sage, loin de toute ostentation. Les lignes pures révèlent la savante simplicité des coupes essentiellement droites voire fuselées, parfois plissées, smockées ou drapées. Ici, le strict côtoie l’impertinence. Les tissus sont lisses et les doublures froissées. Les petits bustes s’habillent de chemisier col fermé. La taille est marquée haute ou soulignée par une fine ceinture sur les vestes, manteaux cape et redingotes. Les jambes se dévoilent à travers des robes courtes ou portées longueur genoux, des jupes entravées ou fendues qui laissent voir des bas de pensionnaire en laine et soie. Le duffle-coat se twiste avec une jupe ample et courte, un micro pull et un soutien-gorge de cashmere. Le tailleur pantalon se porte fuselé, le caleçon d’homme est taillé en short retroussé. Pour les matières, les tweed, faille, gabardine de coton, jersey et drap de laine côtoient la mousseline de soie et le cachemire, ou le cuir lisse. En touche, la douceur d’une fourrure en plastron ou la parmenture d’une veste. Si les camel, cognac, anthracite, marine et noir dominent, l’ensemble est soutenu par des éclats d’absinthe, de rouille, de craie et d’ocre. Les imprimés reprennent des motifs  de chardons ou de sous-bois. En guise d’accessoires: plastrons Claudine amovibles, collier en plume d’autruche, gants en papier ottoman ou en cuir vernis. 
 
Exposition: "LINSTALLATION by MASTERS OF LINEN" du 2 au 7 juillet. Installation végétale, urbaine et éphémère, LINSTALLATION est posé, entre les colonnes de Buren et le jardin du palais Royal : 200 m2 de lin fleuri et planté en terre rappellent les origines européennes d'une culture dont le 1er pays producteur est la France. Accueillie par le Ministère de la Culture et de la Communication, LINSTALLATION fait découvrir le lin européen de la plante au produit fini... de la fleur bleue aux dernières innovation textiles. A l'initiative de la Confédération Européenne du Lin et du Chanvre, cette exposition ludique et bucolique, donne une libre expression à une vingtaine de créateurs et couturiers sur le thème de l'épouvantail ...   Tandis que jusqu'au 10 juillet dans le concept store MERCI, la cour pavée intérieure devient champ de lin et la Fiat 500, mascotte du magasin, se pare de lin teillé... Sous la verrière une forêt de totems en bobines de fils de lin guide les visiteurs vers une offre de produits mode et maison, 100% lin européen !

- LINSTALLATION by MASTERS OF LINEN. Galeries d'Orléans. Jardin du Palais Royal. 75001 Paris, de 7h à 23h
- LINSTALLATION by MERCI  111 Bd Beaumarchais. 75003 Paris, du lundi au samedi de 10h à 19h. 

Les 20 créateurs de mode participent: Alexandra Verschueren (lauréate de Festival de Hyères 2010), Gaspard Yurkievich, Gustavo Lins, Jean Paul Knott, Kenzo, La Petite Robe Noire - Didier Ludot, Lanvin, Lefranc-Ferrant, Maison Martin Margiela, On Aura Tout Vu, Pascal Gautrand, Roberto Cavalli, Stella Cadente, Stéphane Rolland, SwarovskiI, Thierry Mugler, Vanessa Bruno et l'épouvantail de Merci by SOandSAU
 

Exposition: "Sakina M'sa Bluetotype", du 7 juillet au 8 août 2010.  Du bleu de travail original à l'ouvrage de créateur sur mesure qui habille l'équipe d'accueil du CentQuatre, Sakina M'Sa dévoile les coulisses de sa création. L'exposition retrace les différentes étapes de la conception et de la fabrication des uniformes portés par les agents d’accueil et de billetterie du 104. Ces vêtements ont été fabriqués par la société d’insertion TREVO. www.sakinamsa.com
Au 104 rue d'Aubervilliers. 5, rue Curial. 75019 Paris.

 


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