Défilé haute couture Anne Valérie Hash printemps-été 2010, à Paris
AFP - Photo : Patrick KovarikPour la première fois, une journée était entièrement consacrée à la haute joaillerie. "Ca leur offre davantage de visibilité, tout en étoffant la semaine de la couture ", a expliqué Didier Grumbach.
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"La grande joaillerie - et aujourd'hui c'est aussi de la création, pas seulement un savoir-faire - avait besoin d'un calendrier saisonnier pour regrouper ses actions de presse, pour plus d'efficacité", a-t-il expliqué. "L'idée était donc de se confédérer dans un ensemble qui présenterait de façon coordonnée et plus diversifiée" la création Boucheron, Chanel, Chaumet, Mellerio et Van Cleef & Arpels.
Les membres haute couture
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Rdv avec les cavalières de John Galliano chez Christian Dior, qui rend hommage à Charley James et ses femmes début de siècle qui montaient à cheval en amazone. James comme Dior partageaient un amour pour les silhouettes iconiques et les illustrations des «naughty nineties», personnifiées par la « Gibson Girl » des années 1890. "Les silhouettes sont incroyables et les couleurs variées font penser à la palette d'un peintre, peut-être (Pierre) Bonnard", a commenté auprès de l'AFP la comédienne hong-kongaise Maggie Cheung. "C'est encore une collection dans l'ultra-féminité", a commenté le PDG de Dior, Sydney Toledano, rappelant l'importance de la couture dans la stratégie marketing. "C'est l'arme fatale pour se battre sur les marchés". La couture, pour les grandes marques, est d'abord question d'image, rejaillissant sur les ventes notamment de parfums et d'accessoires. www.dior.com |
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L'inspiration de la collection "Confidences" est originale. La créatrice Anne Valérie Hash a demandé à de nombreuses personnalités (Alber Albaz, Tilda Swinton, Irina Lazareanu, Charlotte Rampling, Peter Doherty, Lea Seydoux, Robin Rhode, Bettina Rheims, Jean Paul Gaultier, Daphné Guiness, Diane Pernet, Isabelle Ciaravola, Delfina Delettrez, Iris Van Dongen) de lui confier un vêtement de leur choix, un vêtement qui les représente, un vêtement qui parle d'eux. Puis "Nous avons étudié et démonté chaque vêtement tout en gardant à l'esprit la personnalité de celui qui nous l'avait donné" a expliqué la créatrice qui a donné vie à 14 nouveaux looks. Un travail de réinterprétation et de transformation qui donne des résultats surprenants comme le pyjama d'Alber Elbaz transformé en une combinaison smoking à paillettes réversibles noires mates. |
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Fidèle à son style très épuré mais construit, Adeline André a démontré, une fois de plus que la mode n'a pas besoin d'accessoires pour exister ! Ici pas de superflu que de l'essentiel, pour cette collection "Biais" où - comme cela avait été abordé les saisons précédentes - les vêtements peuvent se superposer mais aussi se démultiplier, donnant naissance à plusieurs autres. Ainsi cette saison, un mannequin porte en superposition plusieurs robes longues coupées dans le biais, encolure retournée, en organza de soie. Des robes unies coquelicot, framboise, soufre, oxyde, or/piment, capucine.... que la couturière lui ôtera une par une pour les enfiler sur d'autres mannequins. www.modeaparis.com/vf/couturiers/aan/ |
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Chanel a présenté un défilé aux couleurs pastel, son couturier Karl Lagerfeld ayant placé ici et là des touches de son vestiaire personnel. D'immenses piliers recouverts de néons annonçaient les couleurs de la saison, notamment pour le tailleur de la maison. Avec une jupe droite ou un bermuda ample et court, il est porté avec des mitaines argentées, comme celles que "Karl" affectionne. Les couleurs sont pâles: blanc, rose pailleté, vert amande surligné d'argent, pêche, rose ou parme. Des robes courtes et droites dans les mêmes tissus, assez sages avec épaulettes étroites et petit col, parsemées de broderies. Mais aussi des robes bustiers ouvragées ou recouvertes de tourbillons d'organza comme des fleurs, dans un dégradé de blanc et de rose bonbon. Soudain une robe du soir en soie blanche drapée envoie un nouveau clin d'oeil au vestiaire de "Karl": une cravate noire aux dimensions exagérées avec un motif argenté au centre. www.chanel.com |
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Travail de design chez Stéphane Rolland qui fidèle à son goût pour l’art moderne, plonge dans l’univers du sculpteur Richard Serra et son travail sur les courbes, le mouvement et la distorsion mais également à travers l'architecte et décorateur Karim Rashid. La silhouette se décline en modèles pour cocktail et soirées avec insertion de motifs brodés en relief en laque de couleurs (noirs, blancs, rouge sang ou écru), de pliages, qui donnent aux robes une apparence de sculptures vivantes. Le soir, les robes de vestales, sirène ou fourreau, sont en mousseline de soie avec dans le bas de larges entrelacs ou rehaussées d'immenses fleurs d'organza. On a tout particulièrement aimé l'or coulé sur le crêpe blanc d'une longue robe du soir ! On retrouve les incontournables : les combinaisons pantalon, les robes tuniques, les smoking aux épaules en relief et au buste étroit. |
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Chez le couturier-designer italien Maurizio Galante, pas de "people" pour ce récital de la soprano américaine June Anderson, qui a accepté de chanter six morceaux, accompagnée au piano. Vêtue d'une robe blanche en crêpe de soie, croisée derrière la nuque, elle va être transformée, entre deux tours de chant, par le couturier qui explique sa démarche: "la couture, c'est des émotions". Enfilant un manteau-étole en soie blanche, elle commence par un air du Cendrillon de Walt Disney. Un caftan en plumes d'autruche et une robe enveloppe brodée de phénix plus tard, arrive l'air de Marguerite dans "Faust" de Gounod. June Anderson, qui "rit de (se) voir si belle en ce miroir", tout en passant de nouvelles bagues et se demande "comment ne pas être coquette". Après l'air de La Wally, elle termine sur une robe en soie "reflets de lune sur la mer", parsemée de ronds en plastique. www.maurizio-galante.com |
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Avec cette collection Riccardo Tisci pour Givenchy nous transporte dans les rues du Paris des années 1970. Sensualité, graphique, tailoring et le mix masculin/féminin sont un point de départ mais l’évolution créative est inspirée par des moments iconiques et des figures des années 1970: le cinéma érotique français, les photographies de Guy Bourdin et d’Helmut Newton et le look des Parisiennes sortant de boîtes de nuit mais aussi le maquillage version Serge Lutens. La couture représente des techniques modernes comme des revers trompe-l'œil, réalisé en fusionnant du vinyle sur laine, en créant un effet laminé. Le travail à la main est mis en avant avec des mille-feuilles plissées et la spirale des pliés. Des robes longues, des redingotes, des smokings, des combinaisons et des chapeaux sont modernisés. Dans la palette aux nuances de maquillage beiges et crème, du vert vibrant, du bleu et du violet. Mêmes les pièces du prêt-à-porter comme les t-shirts, les body, les bermudas sont revisités grâce à l’organza et aux belles plumes. www.givenchy.fr |
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Franck Sorbier a présenté 14 modèles, tous noirs sauf une mariée en blanc. "Cette saison, j’ai préféré les pages noires pour y inscrire d’un trait blanc les silhouettes de la collection, les tissus noirs et leurs multiples profondeurs pour envelopper le corps de ces héroïnes de toujours" explique le créateur. Sa collection intitulée "La tragédie", avec Muriel Mayette de la Comédie-Française comme marraine, démarre sur une musique orientale. Les mannequins descendent un escalier, jouant parfois les femmes fatales. Une robe et une étole façon moucharabié a nécessité l'assemblage à la main de 650 pièces géométriques. Une longue robe-bustier avec une cape, jeu d'opacités et de transparences, suscite des applaudissements. www.francksorbier.com |
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Chez Jean Paul Gaultier, soudain, la voix de Dario Moreno "Mexiiiiiiico". Le voyage est entamé avec ces sombreros, ces pantalons amples parfois ouverts sur les côtés ou prolongés en jupes avec de l'organdi plissé. Une seule marinière - la signature du couturier - sur un tailleur pantalon en jean tissé de perles argent. Des ensembles en cuir et des couleurs éclatantes, du turquoise - une pierre abondante au Mexique - et des camaïeux de vert. Une touche masculine avec costume trois pièces ou smoking. La coupe est comme toujours parfaite. Pas de mariée mais Arielle Dombasle dans une tenue orange vif aux broderies corail et sombrero à rubans, qui entonne la chanson mexicaine "Cucurrucucu paloma". Le couturier explique s'être inspiré du film "Apocalypto" de Mel Gibson et avoir voulu ajouter une pincée d'opérette "pour la joie de vivre, c'est nécessaire en temps de crise, non?" "J'ai aussi joué avec la végétation, la jungle, comme si les vêtements avaient été faits avec des éléments de la nature", a-t-il ajouté. "Des créatures félines avec un côté oiseau des îles, des mariachis et des conquistadors aussi pour le côté plus masculin". www.jeanpaulgaultier.com |
Les membres invités
Tous les six mois, les maisons qui bénéficient de l'appellation "haute couture" se réunissent pour décider, sur dossier, d'autoriser un styliste à défiler comme invité. "Nous souhaitons être très sélectif dans la couture ", a expliqué Didier Grumbach, président de la Fédération française de la Couture, précisant que "cette saison, seul un nouveau membre invité a été retenu sur 10 ou 12 demandes". Josephus Thimister, 47 ans, rejoint ainsi les membres invités. Cet ancien directeur artistique chez Balenciaga dans les années 1990, revient défiler dans le calendrier de la couture après une dizaine d'années d'absence, pendant lesquelles il a travaillé en freelance.
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Le coup d'envoi des défilés a été donné par le Néerlandais Josephus Thimister, qui a présenté 45 modèles, dont un tiers d'hommes. "Mon travail est assez unisexe", a-t-il expliqué à l'AFP "mais c'est aussi parce que dimanche est le dernier jour des défilés de prêt-à-porter masculin. Du coup, mon défilé est à cheval, il clôture les hommes et ouvre la couture". Mélange d'ultra-sophistication et d'ultra-brut, sa collection "Opulence et effusion de sang" fait référence à la Première guerre mondiale avec du rouge, du kaki et de l'écru mais évoque parfois aussi les campagnes napoléoniennes. Son premier thème s'inspire de l'univers militaire avec des blancs maculés de sang, une armée de verts, de la fourrure rouge, des broderies, du blanc... Son deuxième thème s'intitule haute couture russe. On a aimé la jupe longue en anguille patinée et laquée rouge avec sa capote militaire doublée en chevrette rouge, de même que le manteau cosak doublé de chevrette naturelle de fourrure sur pantalon moujik blanc cassé. Un choeur de cinq chanteurs russes a donné des allures solennelles et martiales au défilé. |
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Chez Alexis Mabille, les arts décoratifs, la peinture, la sculpture nourrissent la création de sa collection automne-hiver 2010/2011. Ainsi, le créateur s'enthousiasme pour l'école de Malevich. Dans sa collection "Radicale géométrie" Le corps est ré-étudié graphiquement: chemises, jupes, pantalons, pulls, tailleurs moitié-moitié, coupés verticalement au centre ; robes ou tops taillés tube, carré, rectangle ou trapèze ; ponchos coniques et robes qui s'évasent en ondulant ; empiècements des jupes ou pantalons en ligne zigzag ; incrustations en demi-cercles ou bandes croisées. A cette géométrie s'associe le dynamisme des couleurs primaires: rouge, rose, jaune, bleu, gris, blanc, noir. www.alexismabille.com |
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Des images délibèrement floues planent au-dessus d'une collection vouée au romantisme sensuel, celles des héroïnes enfièvrées de Jane Austen, explique le créateur Christophe Josse, qui a proposé une palette de tonalités blanchies, de nuances brumeuses, de soie beige, de duchesse sable, de dentelle ivoire, de charmeuse kaki... Une palette qu'il affectionne tout particulièrement. Ici le vestiaire est toujours délicat, raffiné et les robes sont romantiques comme ce modèle drapé de papillons en charmeuse dune, cet autre en popeline blanche rebrodé avec des manches de pétales feuilletés d'organza. La collection montre pourtant son caractère affirmé avec ce trench en paillettes nacrées rebrodées à porter sur une robe bandage en dentelles ivoire ou cette robe en crépille et tulle point d'esprit noir, rebrodée de scarabées de jais. |
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Dans cette collection 014 "Porcelaine, Cuir, Papier" de Gustavo Lins, l’homme et la femme se côtoient afin d’afficher la complicité et la réciprocité de ces 2 vestiaires. Le créateur façonne des carapaces textiles construites géométriquement, à la fois souples et sculpturales. Les points d’articulations sont préformés et coudés. La construction en spirale vrille les chemises blanches rayées masculines ainsi que les jupes étroites en crayon taillé. Le pantalon taille haute à jambe étroite souligne la cambrure. Certaines jupes se relèvent par l’arrière. Les détails superflus sont éliminés et les textures vont à l’essentiel. Les silhouettes peuvent être traversées par des éclairs de couleurs s’infiltrant en tranches intérieures. A noter des colliers-torques en porcelaine de Nymphenburg pour les hommes, écharpes de cuir ou de fourrure, barrettes-traits en cuir noir surpiqué, corsets en papier drapé ou surpiqué, demi-coques en papiers de couleur, imbibés d’encre noire ou rouge, surpiqués et renforcés avec des morceaux de cuir. Les références à la culture japonaise sont mixées aux racines brésiliennes du designer. Les mannequins portent des talons en porcelaine de Nymphenburg glissés sous les semelles souples des tongs « Havaianas », autre emblème brésilien. www.gustavolins.com |
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La collection "OutreNoir" du duo créatif Lefranc.Ferrant pour l'automne-hiver 2010/2011 est elle aussi très structurée. Comme à leur habitude, les créateurs proposent un travail de coupe toujours soigné. Résultat: c'est une garde-robe fonctionnelle et urbaine aux constructions douces et nettes mais tellement contemporaine. On a aimé tout particulièrement le manteau « tricoté maison » en mèches cachemire améthyste, la combinaison drapée en crêpe marocain écarlate et la robe drapé croisé en jersey de laine sable. www.lefranc-ferrant.fr |
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La collection "Freeze" de la Maison Rabih Kayrouz tire son inspiration d'une saison imaginaire, d'un lieu inexistant, d'une forêt fantastique.La Nature frissonne sous l’empire du Vent. Un intense éclat de lumière subsiste tandis que la pénombre gagne.Encerclées d’arbres, des silhouettes subtilisent à la Nature ses reliefs. Des empreintes de racines d’arbres sculptent des corps d’organza, dévorent les velours, animent les charmeuses. Le jeu des pliages marque les corps, fait disparaître les coutures. Les etoffes de laine, de soie et de cachemire caressent le corps. www.maisonrabihkayrouz.com |
Les membres correspondants
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Rdv avec des silhouettes lunaires, romantiques et sensuelles pour Giorgio Armani. Le couturier italien a expliqué à Reuters avoir trouvé son inspiration "en regardant la lune dans sa maison de vacances". Cette lune qui, dit-il, incarne "le sens du désir et du secret". L'astre illumine une collection de tailleurs pantalons et de robes de cocktail parsemées de broderies incandescentes. Entre noir et ivoire, Giorgio Armani Privé joue la carte d'une sobriété maîtrisée. Les pantalons sont fuselés et les vestes décolletées adoptent des revers torsadés. Des broches en forme de croissant se posent à la naissance des seins. Le soir, des éclats miroitants courent sur une robe bustier bleu nuit adoucie par un évasement circulaire. Une robe fourreau noire, par un jeu de volants, cache une arabesque blanche. Des cols cratères soulignent les épaules, de petites capes rondes habillent des silhouettes aériennes et des tissus lamés et brodés apportent la touche couture. www.giorgioarmani.com |
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Depuis ses débuts en 1988, Maison Martin Margiela récupère, un peu partout des vêtements, des accessoires, des objets usagés et parfois neufs. Les faire revivre après transformation, tout en conservant l’empreinte du temps et l’usure due à leur première vie, est l’un des fondements de l’expression créative de la Maison. Chaque pièce est travaillée à la main. Cette saison, la ligne « Artisanal » a été envisagée comme une collection avec unité thématique. La présentation suit un format traditionnel des présentations en salon de l’âge d’or de la haute couture. La collection emprunte, recycle et se réapproprie des pièces du soir des années 1940 et 1950, de soirées des années 1970 et de cocktail des années 1980. Opération de morphing de vêtements, les silhouettes hybrides jouent sur la garde-robe féminine et le vestiaire masculin, le flou et le tailleur, le fluide et le corseté. Au fil des passages, le travail de déconstruction/reconstruction révèle le contour de la silhouette. Les armatures dessinent la ligne. La structure devient vêtement et le vêtement est accessoire. www.maisonmartinmargiela.com |
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Elie Saab avec sa collection "Jardins Aquatiques" adopte une palette de teintes « nymphéas ». La femme s’habille par touches, en piquant des brassées de lilas et fleurs pastel dans ses dentelles. Elle s’amuse de transparence qui révèlent un fond de robe ajouré, un entrelacs de dentelles incrustées ou du tulle. Elle évolue le buste dégagé, les épaules serties de bretelles-bijoux et la poitrine surlignée par des bustiers et décolletés arrondis. Elle émerge vêtue de pétales nacrés, fleurs pailletées et toiles de rosée qui s’irisent dans un camaïeu de rose poudré, jaune japonais clair, vert céladon et bleu. Des robes tissées de paillettes et broderies mates miment un tableau impressionniste. www.eliesaab.com |
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Des superpositions de tonalités vives et de transparences sensuelles, des assemblages de mousseline et d’organza infinis, des reflets satinés de broderies, des ajourés sont à l'honneur. Erotisme et séduction se retrouvent dans la conception des robes longues et des minis mais aussi dans celle des vestes, des chemisiers ou des débardeurs. Des mélanges de cachemire et mousseline, organza et galuchat, ainsi que des contrastes de lumières et de consistances. Ici on note l'alchimie de noir, de tons poudrés et de teintes brillantes, de laines souples et de matières rigides, traitées, brodées, liaisons de parties près du corps et plus fluides, drapés. A porter sur des leggings d’organza transparent, sur des pantalons de motard, renforcés et enrichis de pinces, de plis et de broderies. Telle est l’approche de Maria Grazia Chiuri et Pier Paolo Piccioli pour Valentino. Elle trouve une parfaite esthétique et une concordance conceptuelle dans l’oeuvre numérique de l’artiste américaine Jennifer Steinkamp, qui participe pour la première fois à la conception d’un défilé haute couture. www.valentino.com |
Les créateurs mode-accessoires
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Pour les On Aura Tout Vu, le mot d'ordre est "Play your fashion destiny". Pour eux, il y a un autre côté du miroir, derrière lequel tous les jeux sont permis, où il n'y a pas d'interdit, où les barrières tombent comme un jeu de cartes. C'est dans cet univers que l'on rencontre une femme en veste à basques en vison seconde peau, un trench à cartes voilé de mousseline, un ensemble en mousseline dont les manches sont en volume et adoptent la forme d'un trèfle en 3D ou encore une mini robe en broderies noires et blanches dissimulées. |
Cinq maisons de haute joaillerie
La haute joaillerie, malmenée par la crise mondiale, compte rebondir en 2010 grâce à son prestige, en attirant les fortunes des pays émergents à la recherche de pièces d'exception ou une clientèle séduite par des lignes plus accessibles. La joaillerie a enregistré en 2009 un recul de 12% de ses ventes, moins important toutefois que dans l'horlogerie (-20%), a précisé à l'AFP Joëlle de Montgolfier, directrice du pôle européen Luxe et distribution du cabinet de conseil en stratégie Bain & Company.
"Des crises, on en a connu d'autres dans le passé. Ce n'est jamais que la 5e depuis 1929!", temporise Stanislas de Quercize, PDG de Van Cleef & Arpels, griffe née en 1906 (groupe Richemont). "La haute joaillerie reste sur une vague très porteuse dans un monde où le pouvoir d'achat progresse et voit l'arrivée d'une nouvelle population qui veut accéder aux marques", explique Olivier Mellerio, issu de la 14e génération de dirigeants de "Mellerio dits Meller", griffe née en 1613. Pour Thierry Fritsch, PDG de Chaumet (né en 1780, groupe LVMH), "les marques et les pierres restent des valeurs sûres en temps de crise".
Ainsi pour la première fois de leur histoire, cinq maisons de la place Vendôme présentent leurs collections en marge des défilés. Une opération visant à donner un coup de projecteur au secteur alors que la presse mondiale est présente dans la capitale.
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Boucheron célèbre le Cirque du Soleil avec "Inspiria", une collection en 20 colliers racontant 20 des plus belles créations du Cirque du Soleil. Entre Guy Laliberté, fondateur du Cirque du Soleil et Jean-Christophe Bedos, président de Boucheron, nait l’envie de célébrer 25 années de spectacles. Poétique et rebelle, la chorégraphie des formes et des couleurs met en scène la magie des émotions. Une partie des bénéfices de la vente sera reversée à la fondation One Drop crée par Guy Laliberté. Un projet humanitaire qui favorise l’accès à l’eau potable. Les amoureux des fééries esthétiques pourront partager le rêve de ce mécène au Musée des Beaux Arts de Montréal avant que ces parures n’aillent rejoindre la fondation du Cirque du Soleil (du 31 mars au 29 août 2010). www.fr.boucheron.com |
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Chez Chanel, c'est une rétrospective sur l'histoire de la haute joaillerie de la maison qui est présentée. La broche comète originale de 1932 - faisant partie de la collection de haute joaillerie, créée par Gabrielle Chanel pour la ligne "Bijoux de diamants". D'autres pièces emblématiques datant de 1993 -lorsque Chanel a relancé la haute joaillerie - dont la réédition de plusieurs collections étaient aussi présentées. Enfin, la collection plus contemporaine, composée de 40 pièces dont 3 montres, comporte 11 nouveaux bijoux et une nouvelle montre. |
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Chaumet s'engage pour sauver les abeilles. Symbole d'éternité et de résurrection, l'abeille est l'un des emblèmes de Napoléon 1er. Chaumet, joaillier attitré de l'Empereur va faire de l'abeille l'une des signatures de la maison. Avec la collection "Attrape-moi... si tu m'aimes" la maison Chaumet s'engage pour sa protection avec l'opération "Sauvons les abeilles". Résultat: 17 créations bijoux abeilles précieuses (bagues, bracelets, pendentifs, sautoir, puces) en citrine, améthyste ou opale rose, déclinées sur or gris, rose ou jaune, et une reine haute joaillerie. |
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Chez Mellerio Dits Meller, la collection Mots d’Amour Fleurs des Champs trouve son inspiration dans un bouquet qui, parmi d’autres bijoux, a été présenté à l’Exposition Universelle de Paris en 1855. Elle a contribué au succès de Mellerio qui y a reçu la Médaille d’Honneur, ce qui a doublé en une seule journée la clientèle de la Maison. Elle a été célébrée pour la perfection des contours, la diversité et la fraîcheur des couleurs. Chaque bague a été inspirée par une des fleurs du bouquet, en essayant de convertir de manière moderne, le même effet de couleur, de délicatesse et de précision. Chaque bague a été dessinée en fonction de la pierre de centre. |
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Avec la collection Papillons", Van Cleef & Arpels met à l'honneur cet emblème de la légèreté dans sa nouvelle collection de haute joaillerie. L'imaginaire, l'héritage et le patrimoine créatif artistique et technique de cette maison ont permis de transcrire toute la légéreté des Papillons, de saisir leur beauté.... Source d'inspiration inépuisable, ces insectes ont aussi nourri l'imaginaire d'artistes, de cultures: emblème féminin au Japon, symbole de l'amour éternel en Chine, peintes de la Renaissance, cette petite bestiole a été utilisé pour sa légèreté. www.vancleef-arpels.com |
| Une autre présentation hors calendrier | |
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La maison Repossi fondée en 1920 est une entreprise familiale installée depuis 1985 Place Vendôme. Gaia Repossi, fille d’Alberto Repossi et 4ème génération de la maison en est la D.A depuis 2005. Gaia, fille d’Alberto, étudiante en Histoire de l’Art à la Sorbonne, apporte sa fraîcheur à la maison du haut de ses 23 ans. A travers la ligne Ere, une série de collections jeune et plus agressive baptisée Ere et Néree, qu’elle a créée avec Eugénie Niarchos, elle a cassé les codes de la haute joaillerie. Ses créations sont des pièces précieuses d'or jaune, rose ou noir et pavée de diamants. En tant que D.A, elle dessine des pièces de haute joaillerie dont la collection Serpent. |
La joaillerie représente un marché estimé, selon les sources, entre 7 et 10 milliards de dollars (5 à 7 milliards d'euros). Mais, selon M. Fritsch, "les marques représentent moins de 20% des ventes, voire pour certains moins de 10%". Dans un secteur où il y a encore peu d'acteurs mondiaux, les grands noms de la joaillerie se sentent donc en situation de "coconquête plutôt que de concurrents". "Quand Chanel ou Vuitton fait de la publicité pour vendre sa joaillerie, cela aide aussi Chaumet", assure Thierry Fritsch.
L'exportation représente entre 50% et 80% de leurs ventes. Les pays émergents et notamment la Chine font l'objet de toutes leurs attentions, avec une clientèle "attirée par le savoir-faire unique de la place Vendôme", souligne M. Mellerio dont la maison a fourni les rois et reines des grandes cours européennes. "Les nouveaux clients sont autant de passionnés des pierres, des hommes notamment, et pour beaucoup des collectionneurs", assure-t-il.
Serge Carreira, maître de conférences à SciencesPo, parle à propos de la haute joaillerie de "secteur par excellence du luxe" car "il y a une dimension magique dans le travail des pierres". Elle a cependant vécu, selon lui, "de profondes mutations ces quinze dernières années avec l'arrivée des Dior ou Louis Vuitton qui sont venus sur un territoire jusqu'alors réservé à la place Vendôme". Avec à la clé, un bouleversement des méthodes et des modes de pensée. Cela s'est traduit, note Joëlle de Montgolfier, par l'apparition d'une "joaillerie un peu moins haute et un peu plus accessible". Van Cleef & Arpels a ainsi un prix d'entrée à 400 euros là où le premier prix en haute joaillerie tourne autour de 50.000 euros.
Des défilés en marge du calendrier officiel
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Alexandre Vauthier propose une silhouette à la fois structurée et fluide. Propre au style du créateur, on retrouve des épaules carrées ou très volumineuses, une taille marquée, des décolletés plongeants, des matières nobles avec un tombé et un drapé travaillé. Du noir, du bleu, du rouge, du vert et des paillettes habilleront la femme, le tout accessoirisé par une joaillerie étincelante ou par une fourrure. A noter : des body ultra glamour, des combinaisons féminines, des robes sensuelles… |
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Deuxième collection attendue pour Julien Fournié, qui après avoir présenté ses "Premiers modèles" la saison précédente a proposé son "Premier Eté". Ce diplômé de l’Ecole de la Chambre Syndicale de la Couture Parisienne et lauréat du Prix Moët et Chandon aux Paris Fashion Awards en 2000, nous avait expliqué la saison dernière qu'il était résolu "à être maître de lui-même et de ses choix" et le prouve avec cette 2ème collection qui trouve son inspiration dans la nostalgie et la nonchalance provoquées par la fin de l'été après une période de repos consacrée à soi-même. Résultat: une palette de couleurs riches: terres brûlées ou délavées de la fin de l’été en Haute Provence, gris délicats des tiges de la lavande, ocres de la terre asséchée, verts d’eau des bords du Verdon alliés au nude, ce ton chair que le créateur affectionne. Du côté des formes: Julien Fournié a pris comme base les oeuvres d’anatomie pathologique de Jean-Martin Charcot, un grand neurologue du XIXème siècle et un travail sur les formes et les drapés. |
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Jan Taminiau propose 20 silhouettes qui reflètent l’apparence de la femme à travers sa vision mystique et contemporaine. « Duality glorifie la femme déterminée qui se plait au jeu de séduction et de conquêtes. » Duality s’inspire de l’esprit de duel, de dualité. Un duel entre traditions culturelles, héritage et innovation. Une dualité entre séduction et rejet, entre voiler et dévoiler. La combinaison, le dialogue entre différentes matières est au centre de la collection. Le tissu Obi -d’origine Chinoise tissé à la main- est utilisé pour obtenir les formes sculpturales. Les matières sont sur-brodées à la main, en plusieurs couches de paillettes de perles et de cristaux Swarovski. Il en résulte des reliefs 2D qui évoquent des paysages organiques. Les silhouettes sont obtenues par l’utilisation de techniques de coupe des uniformes sur des matières classiques. En 2011, une collection de prêt-à-porter viendra s’ajouter aux collections couture. www.jantaminiau.com |
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La maison Eric Tibusch Paris a présenté une collection à la dimension architecturale, dont les maîtres mots sont les volumes et l’espace. Inspiré par l’univers cinématographique de Stanley Kubrick et des films de science fiction, il plonge dans une galaxie futuriste. Son astronaute revient d'un voyage sur Saturne comme habillée de ses anneaux. Les carrures se déploient, XXL, des jeux de bandes ou de mille feuilles de plissés viennent parer les silhouettes, des broderies de bois brûlé font écho à des broderies de fleurs éternelles, mêlées au lin métallique, à la dentelle or dévorée à l’acide, au crêpe marocain ou encore à la soie. www.erictibuschparis.com |
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Basil Soda - qui fête aujourd'hui les 10 ans de sa maison de Couture - a conjugué une palette monochrome ou en pastels éclaircis jusqu’à la transparence (gris, blanc, saumon, chair, effets poudrés ou flashées de reflets métalliques). Sur les petites vestes, les robes de cocktails, les robes du soir souvent ceinturées d’éclats ou parsemées de chaînettes, l’esprit de cette saison est l’asymétrie. On décale les épaules ; on en dénude une, pour voiler l’autre. L’organza sculpte les volumes et la mousseline offre la légèreté. Perles de verre, baguettes cristallines, cabochons de pierres côtoient des broderies géométriques aux effets métal et translucides. |
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Georges Chakra a opté pour le glamour d'une femme en mouvement. Ici la robe se déploie sur toutes les longueurs, à géométries variables et contrastes, décolletés et découpes asymétriques. C’est une profusion de dentelles classiques mais vivifiées par des couleurs d’éclat, des broderies et motifs graphiques, effets de treillages et carreaux, réinterprétés. Tonalités: rosée du matin, clair de lune beige rosée, rose orangée, éclairs métalliques de bleus, verts, lumières d’or et d’argent, noir et blanc. Les matières sont légères: celles dans lesquelles on se sent délester de toute contrainte: tulles, organza, dentelles, satin de soie, effets cellophanes rebrodés de paillettes, plumes, strass, perles… |
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La femme Georges Hobeika adopte des tenues rehaussées de broderies de fils d’or, d’argent et de paillettes. Elle se pare de transparence. Dans son vestiaire, se côtoient robes de cocktails et tenues de soirées en brocart, tulle de soie, dentelle et mousseline brodées de fleurs et d’arabesques. Légèreté, fraîcheur et raffinement qualifient cette collection aux accents asymétriques et aux couleurs franches (blanc, noir) et tonalités chamarrées (rose poudré, olive, violet, rouge métallisé...). |
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Dilek Hanif dessine une collection inspirée de la tradition Ottomane. La couturière d’Istanbul mixte matières et couleurs, protagonistes d’un voyage entre l’Orient et l’Occident, entre l’artisanat et présent, entre le goût de l’opulence classique et un style contemporain revisité. De la légèreté de la crêpe et du chiffon de soie émergent des oppositions volumétriques haut/bas : les contrastes entre les lignes fluides et les constructions rigides se succèdent et combinent dans les ensembles et les habits du soir, avec un haut décolleté et un bustier ajusté, sur de longues et sinueuses jupes. Sa palette de couleur suit des parcours doux ou lumineux. Les tissus sont rendus plus légers par les drapés, les plis et les coupes diagonales ; ils sont affinés par des bandes qui s’enroulent et se nouent. |
Et toujours des présentations sur rendez-vous
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Depuis sa création en 1969, la galerie Jacques Barrère promeut les Arts d’Extrême-Orient. Aujourd’hui, elle s’ouvre aux créations d’Hubert Barrère pour un dialogue avec ces objets. Créateur, corsetier-brodeur, Hubert Barrère, collabore avec les plus grandes maisons de couture. Depuis 2001, il dessine sa ligne de vêtements où le corset est Roi. Cette exposition "Conversation" établit des correspondances entre création de mode et objets d’art. Une conversation entre, corsets et broderies et certaines pièces de la Galerie. Ici le corset, symbole d’une féminité exacerbée répond aux formes pleines et sensuelles des divinités féminines de l’Inde du XIème et XIIème siècle. Dans le vêtement autant que dans le grès, la taille est d’une élégante finesse, les lignes sont fluides et la courbe des hanches est ondoyante. Les broderies d’ors sur maille rouge, reprennent les motifs de Dragon des Boites de laque de Chine. Partout le noir est maître. Fil conducteur que l’on suit dans le cuir, le tulle, le métal, le grain de poudre, la dentelle ou la mousseline mais aussi dans le bois, le bronze et la laque. |
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Collection Black carpet de Paule Ka by Serge Cajfinger. La marque ajoute un nouveau chapitre à l'histoire de sa petite robe noire, pièce maîtresse des collections depuis la création de la griffe. Blanck Carpet, une nouvelle ligne de robes d'esprit couture. 20 modèles sophistiqués, minimalistes, hollywoodiennes et décalées, hithcockiennes et ultra moderne. Coloris graphiques (blanc, noir, chair, nude) déclinés en matières précieuses et raffinées (satin duchesse, crêpe de soir, organza froissé, jersey fluide). ... Les noeuds oversize en satin duchesse posés sur une robe bustier, les constellations de sequins brodés, le gros grain surpiqué de plumes d'autruches, l'effet lingerie d'une robe à corset... sont la marque de fabrique de cette collection Black Carpet. |
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Chez Worth, le styliste Giovanni Bedin exprime au travers de 8 pièces une force incroyable, via des silhouettes ajustées, parfois avec des manches, qui mettent en valeur le buste. Ces corsets sont ornés de dentelles et détails et assortis à des tutus. Du bel ouvrage ! |
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Rétrospective et nouvelle collection Saint-Hill & Von Basedow présentées dans le cadre de l'ambassade de Grande-Bretagne. Ils se sont rencontrés à Londres et ont découvert qu’ils partageaient la même passion pour la haute couture, pour sa main-d’œuvre, sa tradition pour l’excellence, pour les matières et la créativité. Ils s'approvisionnent en tissus dans des usines qui sont connues pour leur savoir-faire (dentelles françaises, soies italiennes, broderies suisses). Ils aiment fusionner les vieilles techniques et la technologie moderne en apportant une intention aux détails. Chaque robe ou costume est presque fabriqué entièrement à la main. Comme le symbole de la maison, l’hippocampe en or, la couture est une créature rare. Une tendance exploitant l’exclusivité, l’expérience de la beauté et de la mise en avant des détails, tout ceci est reporté sur les créations de Saint-Hill & Von Basedow. |
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Loewe, c’est bien entendu le cuir et "Leather Icon" la nouvelle collection de pièces essentielles, appropriées au style d'aujourd’hui. Elégantes, elles peuvent s’adapter à n’importe quel style et constituer une composante de base d'un look. "Leather Icon" est entièrement fabriquée en noir – la couleur icône du cuir. La plupart de la collection est faite dans le fameux cuir doux ‘nappa’ de Loewe, tellement léger qu’il suit la finesse d’un tissu. Il y a aussi des pièces en suède fin, des peaux. Ce n’est pas une collection saisonnière ; ces pièces sont dessinées pour rester vitales et s’approprier aux années futures. Pour les femmes, il y a 12 pièces en nappa (blazer façonné, pantalon slim avec du stretch naturel, robe sans manches, jupe sombre classique coupée au dessus du genou, trench, perfecto style ‘biker’....). et 9 pièces pour l'homme (blazer, manteau casual, veste 4 poches, vestes de sport, perfecto style ‘biker’ classique, blouson matelassé et duffle-coat). www.loewe-fr.com |
François Lesage, le doyen des brodeurs
(Source: AFP)
"Karl est passé hier soir tard, on a revu certaines choses", glisse François Lesage, 80 ans, doyen des brodeurs parisiens, dont les ateliers travaillent d'arrache-pied sur la collection Chanel dessinée par M. Lagerfeld à une semaine des défilés. "Au départ, on a un croquis et c'est notre rôle d'interpréter. Le couturier est l'architecte et nous les décorateurs. Tout est affaire de complicité", résume M. Lesage, qui a vendu sa maison en 2002 à la maison Chanel mais n'en reste pas moins sur le pont.
De tréteaux en tréteaux, de l'organza tendu sur lequel des dizaines de brodeuses piquent du fil, des paillettes et autres perles. Aucune nervosité palpable mais un travail organisé et patient, ultra-précis. Outre Chanel, elles oeuvrent aussi pour la collection Dior et la troisième saison d'Alexandre Vauthier, qui fait irruption dans l'atelier pour emporter ce qui est prêt. "Je suis dans les temps, je touche du bois", sourit le couturier de 38 ans, qui a travaillé notamment chez Jean Paul Gaultier. "M. Lesage, je le connais depuis 15 ans. C'est un délice de concevoir avec lui les broderies. On bénéficie de son savoir-faire, de sa lumière, de sa sensibilité artistique".
Retour à la technique, aux trucages faits à la vapeur et aux différentes méthodes pour obtenir un motif ou un effet. "Chez nous, il n'y a pas de règles, il n'y a que des recettes", assène M. Lesage. Le brodeur, comme tous les fournisseurs de couture, "doit être un caméléon" et s'adapter: "Il n'y a pas de limite aux fantasmes des couturiers", s'amuse-t-il.
De pièce en pièce, des centaines de tiroirs conservent 40 tonnes de bobines de fil de toutes les couleurs, d'échantillons et autres perles de Tchéquie, sans compter les cartons de pièces maîtresses de collections passées où, comme sur les murs de l'atelier, Saint Laurent est très présent. "Je l'ai connu à 19 ans chez Dior vous savez. Et Karl aussi, c'était un tout jeune homme quand je l'ai rencontré chez Patou. Gaultier, ou Lacroix qui est mon filleul, aussi, ils étaient débutants...", se souvient François Lesage.
Il a repris à 20 ans la maison de broderie fondée par son père. "Je ne me suis jamais posé la question (de faire autre chose). Je couche dans la chambre où je suis né", confie-t-il. Sa mère travaillait chez la couturière Madeleine Vionnet. Il montre du doigt un cadre contenant la pièce de broderie dorée qui a permis la rencontre de ses parents: "Voyez là, c'est mon acte de naissance". A cette époque, "la haute couture n'était pas faite pour rêver mais pour habiller. Aujourd'hui, c'est le contraire. Le prêt-à-porter a remplacé ce qu'était la couture dans les années 1950". Le vieux monsieur se souvient du temps lointain où il était "le plus jeune des brodeurs, le +fils Lesage +. Maintenant, j'en suis le doyen".
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