Rejet d'une période obscure de sa vie (rupture sentimentale, prison, armée), pression sociale ou familiale, raisons professionnelles, regrets (un tatouage mal fait, un maquillage permanent devenu trop envahissant): les motivations sont multiples.
Les techniques de chirurgie de la peau grâce au laser existent depuis 20 ans et évoluent sans cesse. Celle du détatouage consiste en de brefs et puissants tirs de laser qui font exploser les pigments sur la peau. De l'avis d'un tatoueur, elle va "exploser". "D'ici cinq ans, car le tatouage est à la mode, surtout chez les jeunes, et ils vont se réveiller", dit "DelPiero", propriétaire d'une boutique de tatouage au Mans.
Pour le Dr Caroline Bitoun, médecin lasériste dans un centre parisien, les séances de laser pour un détatouage sont de plus en nombreuses "depuis six mois, un an". Le prix d'une séance - de 150 à 450 euros en moyenne - varie selon le nombre de tirs propulsés. Plus le tatouage est grand et "encré", plus il faut de séances, toutes espacées de cinq à huit semaines.
"Je conseille au patient d'être motivé car c'est cher, long et pas remboursé. La récompense, c'est que tous sont contents à la fin", précise le Dr Bitoun. "Chacun a sa raison et les profils sont très différents, de toutes les classes sociales. Mais c'est très rare que le patient s'arrête en plein traitement", constate le Dr Valérie Arigon, dermatologue qui pratique le laser depuis six ans au Centre laser international de la peau, à Paris. "Le violet et l'orange s'atténuent d'eux-mêmes, les couleurs polychromes: vert, bleu, rouge, sont moins faciles à enlever. Il vaut mieux ne pas garantir un détatouage si on n'est pas sûr du résultat", prévient le Dr Bitoune.
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L'agence française de sécurité sanitaire des produits de santé
Le site du ministère de la santé et des sports


