Sophie la girafe, version Lucien Pellat-Finet
La vente aux enchères de 73 oeuvres, inspirées par ce jouet mascotte de millions de bébés, a permis de collecter 83.300 euros pour un programme de recherche de la Fondation Gustave Roussy sur les traitements des enfants atteints de cancer.
Ce 50ème anniversaire a été célébré le 25 mai, jour de la Sainte Sophie.
Les 73 oeuvres ont été vendues aux enchères sous la présidence de Clotilde Courau, princesse de Savoie, et en présence de Chiara Mastroianni, Nagui, Lolita Lempicka... Certaines oeuvres ont atteint des sommets : 7.200 euros pour une peinture de Jean-Charles de Castelbajac, 3.200 euros pour une composition d'Escada, la même chose pour une de Chantal Thomass... Une toile d'Agnès Jaoui intitulée "je sais c'est moche mais le cancer aussi" est partie à 1.300 euros.
Les 83.300 euros collectés vont participer à la mise en place d'un programme de recherche sur les traitements personnalisés des enfants et adolescents atteints de cancer, mené à l'Institut de cancérologie Gustave Roussy.
« Sophie vue par...» avait été interprétée ou relookée par des artistes: Escada, Kenzo Takada, Swarovski, Franck Sorbier, Chantal Thomass, Fifi Chachnil, Lolita Lempicka, Caroline Lisfranc, Blaise Mautin, Marie-Ange Casta, Lucien Pellat-Finet, Jean-Charles de Castelbajac, Nagui, Agnès Jaoui ou Franck Dubosc... Des étudiants de l'Esag Penninghen et du Studio Berçot avaient également apporté leur contribution créatrice à cette interprétation.
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Quid de Sophie la girafe
C’est un 25 mai 1961 qu’un certain Monsieur Rampeau, sculpteur de la société de jouets Vulli/Delacoste, basée à Paris, créa un nouveau jouet pour enfant en caoutchouc, issu de la sève d’hévéa. Ce type de jouets, exclusivement fabriqués en P.V.C., était déjà très répandu sur le marché exagonal mais les animaux représentés étaient principalement issus du monde de la ferme. C’est pourquoi, le sculpteur eut l’idée de concevoir une girafe, symbolisant un certain exotisme, unique dans l’univers français du jouet. Dotée de longues pattes et d’un long cou, sa forme semblait idéale pour optimiser la préhension des bébés. La girafe, baptisée Sophie puisqu’elle prit forme le jour de la sainte éponyme, eut un succès immédiat.
Les jeunes mamans reconnurent dans ce jouet aux formes particulières un Indispensable pour leur enfant : facile à attraper, à triturer et à mâchouiller, la girafe servira aussi de calmant lors des premières poussées dentaires ! Dès lors, des générations d’enfants vont adorer entendre couiner Sophie, en appuyant sur son ventre ou sur sa tête et jouer avec elle. Les grands parents d’aujourd’hui, qui l’ont reçue à la naissance, continuent à l’offrir à leurs petits-enfants !
Au XXIe siècle, Sophie la Girafe est devenue une véritable icône internationale, vendue à plus de 50 millions d’exemplaires. Chaque enfant ou presque en reçoit une à sa naissance en France.
Sophie est fabriquée au coeur de la Savoie dans la ville de Rumilly, selon le même procédé de fabrication qu’en 1961. Elle est conçue avec un caoutchouc d’hévéa naturel et sans ajout de produits chimiques. L’arbre d’Hévéa pousse en Malaisie et sa sève - le laxtex - est extraite quotidiennement à l’aube, avant la chaleur du jour. À la fois souple, étanche, isolant et agréable au toucher, ce latex, 100% naturel est idéal pour fabriquer un jouet comme Sophie. Il faut encore 14 opérations manuelles pour la réaliser.
Elle est considérée comme le premier jouet de bébé car elle met en éveil l'ensemble de ses sens, dès l'âge de 3 mois: la vue, l'ouie, le toucher, le goût, l'odorat et la préhension. www.vulli.fr.


