escs
C'est ce qu'a indiqué mardi le ministre de l'Industrie Christian Estrosi, annonçant l'installation d'un groupe de travail à ce sujet. Ces écoles "de très haut niveau ont chacune leur identité, leur spécificité, et elles attirent de nombreux étudiants étrangers", a-t-il rappelé.
"Mais nous avons du mal à faire admettre une équivalence aux diplômes" des prestigieuses écoles de Londres, Anvers ou Bruxelles. "L'idée c'est de mutualiser un peu, sans fragiliser l'édifice", a déclaré le ministre.
Un groupe de travail constitué des représentants de ces écoles, mais aussi des ministères de l'Enseignement supérieur et de la Culture, se réunira en septembre 2010 pour lancer dès novembre "le plan d'action nécessaire" avec des "propositions concrètes", a précisé M. Estrosi. "Nous voulons que tout cela nous amène à aboutir à un mastère reconnu", a-t-il indiqué.
Le développement de passerelles permettrait aussi d'enrichir les cursus, offrant par exemple aux étudiants d'une école A de participer aux modules spécialisés d'une école B.
Le groupe de travail veut aussi mettre en réseau les écoles en vue de créer une Grande école de création de la mode, dont la "promotion et la communication seraient communes", a indiqué le ministre de l'Industrie. Cela permettrait de lancer un "label unique" et des événements communs, comme un défilé de fin d'année rassemblant les étudiants des différentes écoles ou un portail internet commun. "L'équivalence des diplômes est vitale pour offrir à nos étudiants davantage d'opportunités", a indiqué Didier Grumbach de l'Ecole de la chambre syndicale de la couture parisienne, en marge du point-presse.


