Jean Eleven Paris, collection homme, printemps/été 2010

Jean Eleven Paris, collection homme, printemps/été 2010

Photos : Maxime Dubois
Cette toile denim, peu salissante, infroissable, cultive son succès. Sa pérénité étant due à la créativité des jeanneurs
On n'achète plus un jean mais son jean, car les jeans sont ultra-travaillés dans leur forme et dans leur toile, sont enrichis et détaillés mais on assiste paradoxalement à un retour vers plus d'authenticité !

Aujourd'hui, coupes, traitements réinventent cette pièce charismatique du look qui en a pourtant déjà vu de toutes les couleurs.

Le jean, ce pantalon né de la toîle de Nimes, porté par les pionniers, les chercheurs d'or et les cow boys, désignait à l'origine le pantalon taillé dans une épaisse toile de coton des marins de Gênes.

Le jean continue d'afficher une belle assurance avec 67 millions de jeans vendus en France en 2004 (Source IFM), dont une majeure partie sont des modèles sans fioritures, ni créativité dans les textures et les délavages. Le denim représente un marché dynamique en pleine mutation avec l'apparition du phénomène denim de luxe et le succès de la French Touch en Californie. Un marché qui rapporte: les modèles affichant des prix de plus en plus élevés justifiés du côté des marques par de multiples traitements (délavages, surteintre, brossage à la main) et enrichissements (broderie, zips, bijoux...).