Sur le stand P.Stein, le 17 mars 2010 à Bäle

Sur le stand P.Stein, le 17 mars 2010 à Bäle

AFP. F.Coffrini
2.000 exposants bijoutiers et horlogers, venus de 45 pays, sont présents à Baselworld à Bâle du 18 au 25 mars 2010

Après une année de "crainte et d'interrogations", l'édition 2010 de Baselworld, "sera celle du recouvrement des forces et d'un ciel plus dégagé", a assuré, le 17 mars, la directrice du plus grand salon mondial du secteur, Sylvie Ritter.


Le président du comité des exposants, Jacques Duchêne confirme: "on sent depuis plusieurs mois une évolution positive de la tendance".

L'horlogerie et la bijouterie, qui ont vécu des heures difficiles en 2009, que ce soit en Suisse, en France, en Italie ou en Allemagne, font état d'une amélioration depuis quelques mois. Les exportations horlogères helvétiques, les plus importantes au monde, sont  repassées dans le vert en janvier après 14 mois consécutifs de recul et une chute de 22,3% à 13,2 milliards de francs suisses (9 milliards d'euros) en 2009. Le mois de février s'annonce même meilleur, selon le président des exposants suisses, François Thiébaud.


Le directeur général de l'horloger Hublot (groupe LVMH), Jean-Claude Biver s'est félicité du mois de janvier, le "meilleur de (son) histoire". Le directeur général du group Swatch (Omega, Breguet, Tissot et Blancpain...) Nick Hayek a annonçé "une croissance extraordinaire" pour les premiers mois de 2010. Les organisateurs de Baseworld se montrent plus prudents. Si les grandes marques tirent leur épingle du jeu, nombre de sous-traitants continuent de souffrir, avec chômage et faillites à la clé.

"C'est assurément la fin des années exubérantes" et le "retour aux vraies valeurs, aux valeurs traditionnelles", poursuit Jacques Duchêne. En effet, les designs sont devenus "plus classiques", les  montres pour femmes plus petites, tandis que les bracelets ont renoué avec le métal, souligne François Thiébaud. Chez Dior, les gros diamants d'antan se font plus discrets. Désormais, le mot d'ordre est: "brillant mais élégant", résume Mme Nicolas. M. Duchêne remarque que "le consommateur fait des choix plus  réfléchis". Il "en veut pour son argent", relève le directeur général des Ateliers Horlogers Dior, Mauro Egermini. Pour beaucoup, montres et bijoux sont devenus des "investissements" car "plus sécurisants que la Bourse" secouée par de nombreuses tempêtes depuis la crise.

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