Adapté au cinéma par Spike Jonze, l'album de Maurice Sendak, paru en France en 1967, demeure un ouvrage indispensable

Dès sa publication aux Etats-Unis en 1963, le livre de l'illustrateur Maurice Sendak fit l'effet d'une bombe dans le monde bien-pensant de la littérature enfantine de l'époque. Oeuvre atypique qui marque une rupture avec le ton protecteur utilisé alors pour s'adresser au jeune lecteur.

Sendak est d'emblée entré au Patrimoine mondial de l'imaginaire.

"Un soir, Max enfila son costume de loup. Il fit une bêtise puis une autre". Cette phrase lancée comme un sésame résonne immédiatement à l'oreille du lecteur. C'est magique, il s'identifie au héros. Sendak ne s'adresse d'ailleurs qu'à lui. Ce qui fit scandale dans l'Amérique des années 60.

Max est un petit garçon turbulent comme tous les petits garçons. Ce soir-là, sa mère le punit et l'envoie dans sa chambre sans manger. Max est furieux. Autour de son lit, soudain pousse une forêt. Une forêt inextricable où vivent des monstres. Des monstres effrayants nés de son imagination. Il n'a pas peur. Les Maximonstres le choisissent comme roi et se soumettent à sa loi. Maintenant, il est le chef. Bien vite pourtant, il se sent seul, regrette sa maison et sa maman. Après avoir traversé les flots à bord de son esquif, le voilà revenu dans sa chambre où son dîner l'attend "encore tout chaud".

Aujourd'hui âgé de 81 ans, Maurice Sendak, qui a participé à l'adaptation de Max au cinéma, affirme toujours se sentir aussi rebelle que son personnage. Raison de plus pour le relire ou, plus important encore, le découvrir.

Max et les Maximonstres
de Maurice Sendak
L'Ecole des loisirs

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