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MAI 68

11/06/2008 | 08:07 par Pierre MAGNAN

Sous les pavés la page

- La chienlit, c'est ainsi que le Général De Gaulle qualifia le mouvement de mai 68 -

La chienlit, c'est ainsi que le Général De Gaulle qualifia le mouvement de mai 68

© France 2

La page ou plutôt les pages. Le 40e anniversaire de Mai 68 donne en effet du souffle aux éditeurs

Dans la masse de pavés sortis sur 68 (souvenirs, essais, photos), nous nous sommes plus intéressés, ici, aux meilleurs ouvrages iconographiques.

 

Photos, BD, journaux, affiches...les images et les sons de ce printemps parisien ont marqué les esprits... Retour sur l'imagination au pouvoir qui a marqué cette période. 

 
Virulence du dessin

Dessin de Siné en 68 (extrait du livre Ed.Michel Laffon)Virulent, acide, drôle, féroce, redoutablement graphique, enragé, un style est né dans les journaux du mois de mai 68.

Wolinski, Siné, Cabu...Si les murs ont la parole en mai 68, les dessinateurs savent aussi se faire "entendre".

Grâce à des journaux nés pendant le mouvement comme "l'Enragé" ou "Action", les dessinateurs d'Hara Kiri et d'autres croquent à plaisir manifestants, grévistes, pouvoir en perdition, policiers et hommes politiques.

C'est une partie de ces dessins que l'on peut retrouver Ed.Michel Lafon(avec plaisir) dans ce livre des éditions Michel Lafon préfacé (rapidement) par Daniel Cohn-Bendit (qu'on a connu mieux inspiré). Le livre pêche cependant très fortement par l'absence d'informations sur les publications dans lesquelles ont été publiés ces dessins et leur date de création. Reste  les regards de Cabu, Gébé ou Siné sur 1968. Siné y dit ainsi, citant Durruti: "le simple fait d'entamer un combat est déjà une victoire".

(Mai 68 Ed.Michel Lafon 24,90 euros)

Le dessin politique reste un des repères de 1968. En créant un style qui au-delà de ce printemps secoue pour longtemps la presse française à une époque où la télé -moins importante qu'aujourd'hui- était marquée par une révérence très encouragée à l'égard du pouvoir et la presse écrite moins sensible au dessin.L'enragé, numéro 1, mai 68

Le premier numéro de l'Enragé, sans doute le journal le plus symbolique de ce printemps, lancé par le génial Siné, définissait bien le flou de ses objectifs: "Ce journal est un pavé; il peut servir de mêche pour coktail molotov...Dans ce journal rien n'est interdit sauf d'être de droite"... Ce journal sans rythme de parution très précis était vendu dans la rue par des lycéens ou des étudiants. Premier numéro le 28 mai. 12 numéros sont sortis grâce, notamment, à l'éditeur Jean-Jacques Pauvert.  

Autre journal phare de mai 68 "Action". C'est dans ce journal que le dessinateur Wolinski a débuté:  "Jusqu’à mai 68, je n’étais pas un dessinateur politisé, et je n’avais jamais rien dessiné sur un sujet politique. Le rédacteur en chef d’Action, un journal pour les étudiants qui était distribué dans la rue, m’a demandé un jour de dessiner sur les événements de mai : la contestation, l’atmosphère dans les rues, l’action des communistes, les Premier numéro d'Actionrapports étudiants/ouvriers… C’est comme ça que je suis devenu dessinateur politique, j’ai aimé ce que j’ai fait, donc j’ai continué".  Autre témoignage, celui de Jean-Marcel Bouguereau (aujourd'hui au Nouvel-Obs): Le soir nous faisions le journal "Action  avec Shalit, Serge Bosc, Michel-Antoine Burnier, Jean-Paul Dollé, Glucksmann et ces dessinateurs qui se nommaient Wolinski, Siné, Bosc"...

Un style de presse était né. Il dura plusieurs années à travers des publications aujourd'hui disparues: "Tout", La Cause du Peuple, Actuel, Hara-Kiri Hebdo...

 
Créativité des affiches

Le 15 mai 1968, un atelier d'affiches est créé au sein de l'Ecole des beaux-arts.

Quelques jours plus tard, les occupants de l'Ecole des arts décoratifs fondent à leur tour un "Atelier populaire".

De ces deux ateliers sortent plusieurs centaines d'affiches réalisées au jour le jour par des équipes militantes aux dons artistiques incontestables.

Une créativité qui a, incontestablement, donné à la légende de mai 68, ses couleurs, ses mots, son originalité.

C'est cette aventure unique que raconte le livre passionnant "Mai 68, des affiches en héritage".170 affiches sont présentées ici. Il s'agit d'un "florilège de la production de l'Atelier populaire des Beaux-Arts, dont sont issues la plupart des affiches, et un aperçu  significatif de celle de l'Atelier des Arts décoratifs. En tout plus  de 400 affiches furent créées dans le premier, et plus d'une centaine dans le second", écrit l'auteur du livre, Michel Wlassikoff.

Outre sa valeur artistique, le livre va plus loin et raconte (pour la première fois ?) en détail le fonctionnement de ces ateliers d'"agit prop" en continue. Un fonctionnement qui a permis à cet outil qu'est l'affiche de coller au plus près de l'actualité (discours de De Gaulle, usines en grève, manifestations...).  L'auteur de ce recueil précis et informé (tailles et dates des affiches) décrit les coulisses (poids de l'UJCML, assemblées générales quotidiennes...) qui ont abouti à ce qui reste aujourd'hui un des moments les plus créatifs de la rue parisienne.

Quelques rares photos, rassemblées ici, décrivent le fonctionnement des "Ateliers populaires", dont celles de Marc Riboud.

Aujourd'hui, ces affiches militantes et volontairement anonymes Editions Alternatives(même si des peintres célèbres ont revendiqué la paternité de certaines, comme Fromanger) se retrouvent dans les salles des ventes. Signes des temps ?

(Mai 68, des affiches en héritage
Michel Wlassikoff
Ed.Alternatives
29 euros)

(A voir cette archive de l'Ina dans laquelle Truffaut vante la créativité de ces affiches et ce site qui regroupe de nombreuses affiches de mai.)

Pour les plus nostalgiques, ne pas oublier l'indispensable "Les murs ont la parole" (Sand Editions, 7,5 euros). Un livre (réédité octobre 2007) paru très rapidement après les événements et qui immortalisait les meilleurs gaffitis dispersés sur les murs de Paris. Petit florilège de ces citations drôles, provocatrices, immortelles: "Il est interdit d'interdire", "Laissons la peur du rouge aux bêtes à corne", "Quand l’assemblée nationale devient un théâtre bourgeois, tous les théâtres bourgeois doivent devenir des assemblées nationales" et bien sur: "Sous les pavés, la plage"  

 
Choc des photos

Vietnam, Biafra, Prague, Mexico et bien sûr Paris...

Ed.HazanLes photographes de la prestigieuse agence Magnum étaient partout, sur tous les terrains de cette année bouillonnante. Les éditions Hazan rééditent l'album de l'année 1968 de ces photographes.

Le livre, enrichi de textes de Eric Hobsbawm et de Marc Weitzmann, retrace en 250 photos en noir et blanc de grande qualité les innombrables événements de cette année. A cette époque où la télé n'était pas encore toute puissante, les photos avaient un poids énorme et leur publication dans certains  magasines (Life) pouvaient faire évoluer les consciences. Ce fut le cas aux Etats-Unis avec certains clichés du Vietnam. 

Ici, le printemps parisien est très nettement relativisé par les faits marquants et souvent plus tragiques de 1968.

Ce recueil s'ouvre sur un cliché très  symbolique montrant une jeune fille  tentant d'offrir une fleur à un soldat rigide derrière son fusil et sa  baïonnette. Nous sommes à Washington en octobre 67 lors d'un  rassemblement contre la guerre du Vietnam.   Le Vietnam, qui  apparaît comme  le déclencheur de cette année "la plus révolutionnaire de l'histoire  mondiale", selon l'historien anglais Eric Hobsbawn, est très présent dans le livre. Sur ce cannevas,  les photographes de la prestigieuse agence de photos Magnum (créée en  47 par Capa, Cartier-Bresson, Seymour...) racontent le monde.

De la  révolution castriste à l'échec du printemps de Prague en passant par  le mai parisien; de la montée de la contestation hippie (puis yippie)  aux assassinats de Martin Luther King ou Robert Kennedy en passant par  la contestation étudiante en Italie ou en Allemagne; des abominables  images du Biafra aux terribles photos des victimes de la guerre au  Vietnam...les photos Magnum , en noir et blanc, passent d'une réalité  optimiste à un constat d'horreur...

Sur le mai parisien, quelques photos symbolisent  l'esprit Magnum, comme celles de Cartier Bresson où l'on voit une dame d'âge mur, Le Figaro à la main, lorgnant sur une jeune fille en mini-jupe lisant, elle, Le  Monde, ou ce vieux monsieur passant l'air de rien devant le slogan "jouissez sans entrave".Ed.Denoël (1968 Magnum dans le Monde, Ed. Hazan, 35 euros)

Un autre livre de photos, sobrement intitulé "Mai 68", publié par Denoël, est une excellente compilation de clichés du printemps parisien. Il permet une lecture chronologique des événements à travers 350 illustrations (dont 50 en couleurs).

Le grand nombre de photos offre une idée précise de la vie à l'époque (c'était il y a quarante ans): mode (on constate ainsi que le jean et les cheveux longs étaient rares à l'époque), voitures, objets...Au delà des classiques  photos de la Sorbonne ou des affrontements, le choix des illustrations nous plonge dans le quotidien de ce printemps révolutionnaire (queues devant les banques ou les magasins; pannes d'essence...).

Dans sa préface (décidemment), Daniel Cohn-Bendit écrit: "je l'ai tant aimée cette révolution"...titre d'un de ses livres. (Mai 68, Ed.Denoël 30 euros)

 
Force des sons et des films

DVD Mai 68 Ina Cohn-Bendit hilare, Brice Lalonde gérant les sandwichs dans la Sorbonne occupée... Grâce à l'Ina, on se replonge dans les sons et les films enregistrés en 1968.

L'organisme chargé de conserver les archives de l'ex-Ortf, puis des chaînes publiques depuis, édite un DVD et deux CD passionnants. Le DVD regroupe environ trois heures d'images de la télévision de l'époque, dont un montage remarquable (1h20), sans aucun commentaires rajoutés, des actualités de l'époque. Des images qui dans une certaine mesure montre que peu de choses avaient échappé aux journalistes de l'ORTF malgré la chappe de plomb qui pesait à l'époque sur la télé. 

Principale qualité de ce document, il permet à chacun, à partir des images de l'époque, de se faire son propre commentaire. Le montage est enrichi de quelques "sujets" réalisés en 1968 comme ce reportage de "Dim Dam Dom" consacré à une grève très prémonitoire dans un lycée parisien dans lequel Marguerite Duras interview un jeune lycéen , fauteur de troubles, un certain Romain Goupil.

(Mai 68 - Les images de la télévision, Ina -DVD)

Le CD Ina-Radio France (Collection les grandes heures, Mai 68: Ah les beaux jours) de 73'88 minutes sur Cohn-Bendit est totalement passionnant. Grâce à une série d'émissions de France-Inter (dont un savoureux "Tribunal des flagrants délires"), le leader de mai 68, Daniel Cohn-Bendit révèle sa personnalité, son histoire. Retour sur une série de sonores qui non seulement nous remette Ina-France Interdans l'ambiance de 1968 mais nous éclaire sur "le juif allemand" le plus célèbre de France, avec toute l'émotion que seule la radio est capable d'apporter. Les archives permettent d'entendre deux Cohn-Bendit, celui des AG ou des meetings dans lesquels Daniel Cohn-Bendit se montre un parfait militant d'extrême-gauche au langage marxiste totalement rodé (notamment dans un inédit enregistré à la Sorbonne en juin 68) et un deuxième Cohn-Bendit (pas forcément les mêmes années) tout aussi drôle, mais plus ouvert, critique sur lui-même, devenu "réformiste radical"...

Outre quelques "sons" de l'époque, le CD comporte notamment un auto-portrait de Cohn-Bendit et un récit de son histoire familial. Des sonores reprennent aussi des reportages radio de l'époque dans lesquels on entend les voix de Patrick Lecoq, Jean-Pierre Elkabbach, Jean-Claude Bourret, Yves Mourousi...

Le bruit des grenades, les cris des manifestants, le stress des reporters au milieu des émeutes...des sons -avec toute l'émotion que peut apporter la radio- que l'on peut retrouver dans un autre CD France Inter-Ina, signé Caroline Cartier (Mai 68 : le Mythe du paradis perdu"). 

Un autre DVD exceptionnel signé Patrick Rotman
Ce DVD comprend un documentaire de 90 minutes diffusé le 8 avril 2008 sur France 2. Un documentaire passionnant sobrement intitulé... "68". D'autant plus passionnant que Rotman a eu accès à des images exceptionnelles: celles des manifestations parisiennes tournées en couleur par les journalistes américains, celles du convoi ferroviaire qui transporte la dépouille funéraire de Robert Kennedy...

L'historien, écrivain et scénariste-réalisateur Patrick Rotman va au-delà du mythe: le joli
mois de mai, les manifs et les pavés qui volent, les grèves, le manque d'essence et les longues marches à pied, les prises de parole... Il invite le spectateur à voir ce qui s'est passé ailleurs qu'en France. Ce qui permet de comprendre qu'au final, l'année 1968, décisive à de nombreux égards, fut une année dramatique.

Dramatique à Prague: la capitale tchécoslovaque, qui s'éveille à la liberté, voit arriver les chars soviétiques pour la remettre au pas du "communisme réel". Dramatique au Vietnam, plongé dans les affres de la guerre américaine: l'offensive du Têt est particulièrement meurtrière. Dramatique à Mexico: l'armée tire dans la foule des étudiants qui manifestent à 10 jours de
l'ouverture des Jeux olympiques. On relèvera quelque 300 morts. Dramatique aux Etats-Unis avec l'assassinat du pasteur Martin King et du sénateur démocrate Robert Kennedy.

Un DVD à voir absolument quand on veut comprendre les enjeux de 68 au niveau mondial...

 
Grange-Tardi: une BD-CD

Editions Casterman"Puisque la provocation
celle qu’on a pas dénoncée
ce fut de nous envoyer
en réponse à nos questions
vos hommes bien lunettés
bien casqués, bien boucliés
bien grenadés, bien soldés
nous nous sommes mis à crier
A bas l'Etat policier"

Ainsi commence l'une des chansons de Dominique Grange de 68.

Une BD et un CD reprend les chansons de Dominique Grange illustrées par les dessins de Tardi...Ce curieux mariage, on le doit à Dominique Grange, chanteuse engagée qui a marqué les oreilles des enragés de mai 68.

"Chacun de vous est concerné", chantait Dominique Grange. Ici Tardi met en planche et en bulles les paroles de Dominique Grange, celles de 1968, mais aussi d'autres chansons, toujours engagées, écrites plus tard (comme "les nouveaux partisans", hymne de la Gauche Prolétarienne, la GP). Une chanson qui revient souvent dans le très émouvant livre de Virginie Linhart "Le jour où mon père s'est tu" (Seuil) sur les enfants des "maos" de 68.

 

"Tardi est entré dans ce projet tout naturellement, au fur et à Le disque de Dominique Grange en 1968mesure de l'écriture de mes chansons. Nos trente ans de vie ensemble et nos révoltes partagées contre les inégalités, l'injustice, les discriminations, les atteintes quotidiennes aux droits des plus faibles, nos prises de position communes et nos engagements dans des mobilisations par le dessin ou par la chanson, ont fait qu'il est devenu évident que cet album ne pouvait exister sans images", explique la chanteuse au début de l'album.

14 autres chansons sont ici illustrées. Un petit bijou pour (ré)écouter une des rares créations chantées de 1968.

1968-2008, n'effacez pas nos traces
Livre-CD Dominique Grange-Tardi
Casterman 19 euros

 
Grève à l'ORTF

Affiche de Mai 68A signaler parmi les nouveautés sorties pour ce 40e anniversaire de mai 68, une étude très poussée sur ce qui fut un des conflits les plus symboliques de ce printemps de lutte, celui de la grève de l'ORTF (l'office de radio télévision française).


L'ORTF avait en charge tout l'audiovisuel public en France, à savoir la télé (qui se limitait à deux chaînes, dont une qui venait de commencer) et la radio publique.

Le livre raconte comment furent vécu les événements de mai tant à la radio qu'à la télé. A l'époque, le pouvoir politique assumait totalement sa main mise sur la politique éditoriale de ces médias, notamment à la télévision.

Résultat, très vite, les salariés de l'ORTF se mirent en grève, tant Affiche de mai 68sur des questions sociales -comme partout- que pour réclamer un statut permettant de garantir "indépendance et autonomie" à la télé et à la radio publiques. A l'issue d'une description minutieuse des différents aléas de cette lutte qui met en lumière de grands noms de l'audiovisuel français, le livre rappelle le coût humain des revendications: "217 journalistes de l'ORTF sur 254 se sont mis en grève et le 1er août l'ORTF a décidé de licencier 58 journalistes (...) et d'en muter 30 autres avec licenciement en cas de non acceptation de la nouvelle affectation". 

Le livre insiste sur la volonté de vengeance affichée -la peur une fois passée- par le pouvoir. "Les journalistes vont devenir symboliquement les victimes toutes désignées de la reprise en main", rappelle l'auteur. Révélateur sur un certain pouvoir gaulliste.

Une radio-télévision en résistance
La crise de l'ORTF en mai-juin 1968
de Jean-Pierre Filiu
Nouveau-Monde Editions / INA

 
A lire aussi

Choix subjectif de quelques autres livres sur ce 40e anniversaire...

Le jour où mon père s'est tu"
de Virginie Linhart
(Seuil) 16 euros

Dans ce texte très émouvant, Virginie Linhart, fille d'un leader maoïste français Robert Linhart, auteur notamment de l'Etabli, raconte comment les enfants des principaux chefs des mouvements révolutionnaires français (Geismar, Benny Levy, Castro, Weber...) ont vécu l'héritage parental. Sans doute le meilleur livre consacré à Mai 68 pour ce 40e anniversaire.

 

Mon mai 68

d'Alain Geismar
(Perrin) 16,50 euros
Pour la première fois, Alain Geismar -l'un des trois leaders médiatisés de Mai avec Sauvageot et Cohn-Bendit- raconte ses années révolutionnaires. Témoignage précieux et lucide sur un engagement qui a su s'arrêter avant de déraper mais qui a valu à l'auteur de passer 18 mois en prison alors qu'il était à la GP (tout comme les directeurs du journal "La Cause du Peuple").

Mai 68, le pavé
(Fetjaine) 12 euros
Pavé au sens propre. L'objet, en forme de pavé donc, rassemble les images choc du joli mois de mai, photos, affiches ou slogans (soyez réalistes demandez l'impossible). Un objet amusant, étonnant, cadeau idéal pour les ex-soixante huitards nostalgiques.

La pensée anti-68
de Serge Audier
(La Decouverte) 21,50 euros
Une analyse sérieuse et argumentée pour démolir le discours anti-68. Un discours relayé et popularisé par un certain Nicolas Sarkozy à la fin de sa campagne présidentielle. Selon l'auteur, ce discours anti-68 est une véritable "restauration intelectuelle".

...et de sites Internet:
-http://mai68.ina.fr/
-http://www.mai-68.org/
-http://www.mai-68.fr/welcome/index.php

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- Daniel Picouly sur le plateau du 12/13, le 2 mai 2008 - France 3 -

L'écrivain évoque ses souvenirs dans le livre "Mai 68, mon amour", sorti chez Grasset (voir)

- L'avènement de la mini-jupe dans les années 1960, une révolution en marche dans les rues ! - France 3 -

La mode a aussi connu sa révolution cette année-là: nouvelles matières, nouvelles formes, et surtout la mini-jupe... (voir)

- Rectangle blanc sur la bouche de Marianne, pour dénoncer des médias bridés par le pouvoir gaulliste, en mai 1968 - France 3 -

Retour sur la façon dont la télévision, alors sous contrôle total du pouvoir, a couvert les manifestations... (voir)

- Cohn-Bendit, le leader étudiant, dit Danny le rouge, en mai 1968 - France 3 -

Mai 68 : sous l'impulsion des étudiants, la France s'agite. Débute alors la plus grande grève générale de l'histoire. (voir)

- L'école après 1968 - France 3  -

Le foisonnement pédagogique qui a suivi mai 68 divise encore aujourd'hui la société française (voir)

- France3 -

Mai 68, c'est aussi des affiches aux slogans et illustrations souvent percutants. (voir)

- F2 -

La guerre du Vietnam, très médiatisée, enflamme les étudiants aux Etats-Unis et en Europe (voir)

   
   

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