Comme beaucoup d'Américains, le pauvre homme à tout perdu : travail, maison et ...femme. Hanté par ce passé douloureux, il erre sur les routes du sud sans véritable but. Ce qu'il y voit ? La violence, l'injustice, le racisme et le jeune Buck qui rêve d'être marin. Tom refuse l'indifférence et le voile sur les yeux. Une attitude noble et risquée.
Quand les chemins de Tom et Buck se séparent, c'est le destin qui relier les deux personnages. Le père de l'enfant est gravement malade et charge Tom de retrouver son petit. Dans sa quête du petit Buck, il va en voir de toutes les couleurs. Son humanisme, qui est aussi sa bouée de sauvetage contre les attaques de la vie, va très vite se heurter aux moeurs violentes et ségrégationnistes du sud. Une plongée à la Steinbeck parfaitement réussie de la part du Brésilien Wander Antunes et son dessinateur Jaime Martin. L'histoire est sans concession mais dégage une force que le dessin de Martin parvient à sublimer Un superbe one-shot sur la Grande Dépression. Une belle leçon d'espoir.
A noter que Dupuis propose une édition limitée et numérotée à 777 exemplaires (700 à la vente) avec un frontispice inédit imprimé sur papier d'art et jaquette au prix de 30 euros.
Collection Aire Libre
Toute la poussière du chemin
par Jaime Martin (dessin) et Wander Antunes (scénario)
Editions Dupuis
Prix : 15,50 euros



