"Ravages" : "Adieu bel animal" (Descartes &Cie) 12 euros. En librairie
© France 2Malgré les bûches et embûches, "Adieu bel animal", le troisième numéro de la revue Ravages vient de sortir début novembre dans toutes les bonnes librairies.
Et il porte à son tour le fer dans la plaie (meurtrie) des animaux : pourquoi jouons-nous les prédateurs avant de nous "rendre compte trop tard, l'arme encore à la main, les pieds dans la boue, le sourire écarlate, que la chose éventrée n'était pas une bête, mais un être vivant" ? (Isabelle Sorrente).
Au sommaire, donc, de cette intelligente revue de 150 pages qui mêle allègrement nouvelles, photos et articles de fond : la philosophe Elisabeth de Fontenay, qui travaille "depuis vingt ans sur le peu de place faite à l'animal dans la philosophie". Et s'interroge ici : la singularité de l'homme "suffit-elle à justifier que ce grand singe massacre et asservisse tous les autres animaux ?"
Au menu également : "Boulimie de viande", un article nourri de Fabrice Nicolino, auteur du sanglant "Bidoche" paru en octobre. "La viande, c'est la famine", dit-il. "La production de céréales augmente pour nourrir un nombre d'animaux d'élevage qui augmente plus vite que les disponibilités en céréales -lesquelles suffiraient à nous nourrir". Ce qui mérite, pour le moins, d'être entendu alors que toutes les six secondes, un enfant meurt de faim dans le monde, selon la FAO.
-> "Ravages" : "Adieu bel animal" (Descartes &Cie) 12 euros. En librairie
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