Le relief s'impose dans les films et les salles de cinéma ; un phénomène récent, mais qui remonte à loin : explication

Avec Avatar qui sort mercredi l’on nous prédit une révolution du cinéma. Pléthore de films sont sortis depuis le début de l’année en relief et vont sortir l’an prochain. Un nouveau marché s’ouvre.Un nouveau cinéma aussi ?

Un vieux rêve se concrétise aujourd’hui grâce aux nouvelles technologies : histoire et évolution d’une mise en images nouvelle.

 Vidéo

"La Haut"  - © Walt Disney Studios Motion Pictures France Agrandir

La révolution en relief

Pas un mois sans son film en relief distribué dans les salles depuis janvier. La tendance n’est pas nouvelle, et remonte à loin. En fait depuis les débuts de la photographie. Mais elle fait date aujourd’hui en raison des nouvelles technologies qui bouleversent totalement le paysage audiovisuelle et le cinéma au premier plan.

En mai dernier, pour la première fois était projeté en ouverture du Festival de Cannes un film d’animation en relief, Là-haut. Un signe. En 2009 ce sont quelque dix films en relief qui se seront retrouvés dans les salles, sans compter ceux de 2008 qui tournent toujours.

Cela ne va pas sans problèmes. Tant pour la réalisation de ces films que pour leur exploitation. En effet, la technique de la 3D relief réclame le tournage et la projection en numérique. Ce qui ne pose, presque, pas de problème pour le tournage, en devient un pour la projection, puisqu’elle implique un nouveau type d’équipement dans les salles, entraînant un coût pour l’exploitant. De plus, la gestion des lunettes nécessaires à la vision du film l’oblige à imposer un surcoût sur le prix de la place par spectateur.

Résultat : un nombre réduit de salles (350 sur 5000 en France) offrant le relief, et une augmentation du prix de la place d’environ trois euros. De quoi dissuader les deux partis, exploitants et spectateurs. Il s’avère pourtant que les salles offrant le relief ont sorti leur aiguille du jeu, en enregistrant de bons chiffres, si on les compare à celles qui ne sont pas passées au numérique. En parallèle le nombre de salles équipées est exponentiel. Un plan d’aide du CNC pour les petits et moyens exploitants va également dans le sens d’une meilleure diffusion de ces films. Un nouveau marché existe.

"Avatar"  - © Twentieth Century Fox France Agrandir Avatar : la critique

L’homme a établi une colonie sur une lune lointaine pour y exploiter un minerai d’une puissance énergétique exceptionnelle. Les locaux, les Navis, vivent, eux, en symbiose avec leur environnement naturel, totalement intégrés à leur écosystème. Pour comprendre et mieux les manipuler, la science a mis au point un système permettant à un humain de transférer son esprit dans le corps d’un Navis. Un marine est ainsi envoyé dans un clan qui habite une zone très riche en minerai, afin de les inciter à le quitter pour exploiter le terrain. Il part à la rencontre d’un monde inconnus et de sentiments imprévus...

James Cameron a réussi son pari. Surtout pour les amateurs de science-fiction, tout en réussissant à toucher, nous l’espérons, ceux qui n’y sont pas sensibles. Car l’on parle beaucoup de la mise en images d’Avatar, mais peu de ce qu’il véhicule. Reconnaissons que tout a été entretenu dans le plus grand secret avant que le film ne soit projeté à la presse, cinq jours avant sa sortie mondiale. Le résultat est à la hauteur des attentes.

Si ce n’est pas une révolution sur le champ du cinéma, cela en est une sur la perfection d’un spectacle inouï qui vous embarque baba sur près de trois heures, à un rythme effréné, dans un univers autre. Mais la réussite ne se limite pas au spectacle, l’émotion étant également au rendez-vous.

Cameron est fou de S. F., de comics et de technologie. Ce qui ne pouvait que l’amener à être cinéaste. Réalisateur de Terminator qui engendra trois suites, d’Aliens, de Titanic, il touche ici au sublime à tous les points de vues de la mise en scène d’un film qui se veut avant tout spectaculaire. Une ligne qu’il a toujours suivie. En y adjoignant le relief, il a voulu faire une pas en avant en démontrant que la technologie faisait avancer l’art, le 7e art.

Si l’entreprise repose de toute façon sur des motifs mercantiles, l’investissement (350 millions de dollars) reste tout de même risqué, en raison des partis pris esthétiques qui ne vont pas forcément plaire à tous le monde. Mais à la vision du film, c’est de l’inédit : l’on a jamais vu ça au cinéma. Si la dimension en relief apporte au film, ce qui est incroyable c’est qu’on l’intègre très rapidement pour, finalement ne plus la voir, tout en étant transporté par elle. Comme pour 2001, de Stanley Kubrick, le film devient une expérience.

Les choix visuels sont foisonnants de références à l’illustrateur Roger Dean, dont l’oeuvre la plus connue réside dans les pochettes de disques du groupe de rock progressif britannique Yes depuis les années 70 jusqu’à aujourd’hui, ou d’autres comme Osibisa, Uriah Heep... Les montagnes planantes du film, ses dragons, ses jungles, sortent tout droit de son univers. Pour l’amateur, le film s’avère du Roger Dean pur sucre en live et en relief !

Si la performance technique est époustouflante, les acteurs ne sont pas absents. La technique de la performance capture (acteur recouvert d’un traitement informatique) s’avérant d’une subtilité infinie. Même sous cette « couverture », l’on reconnaît Sigourney Weawer ou Russell Mean, formidable acteur Cherokee (Le Dernier des Mohicans, de Michael Mann).

Très bien écrit, alors que la critique attendait Cameron sur son scénario, Avatar tient un discours écologique fort, de circonstance dira-t-on, mais également une métaphore sur le génocide indien sur lequel s’est construit l’Amérique, tout comme sur la guerre du Vietnman et aujourd’hui l’Irak.

Puissant tant sur le plan visuel que du sens, Avatar se doit d'être vu, en relief si possible, mais vu de toute façon, au-delà des clivages entre cinéma d’auteur et de genre. Kubrick aurait sans doute adoré le film pour tous les aspect modernistes qu’il véhicule. Cameron s’y confirme comme un grand metteur en scène, en mettant en images des séquences incroyables qui dépassent tout ce que l’on a pu voir jusqu’à présent. Vertigineux.


Le relief, pourquoi aujourd’hui ?

Le cinéma a souvent été assujetti  à la concurrence. Après la télévision, aujourd’hui, c’est Internet et la problématique du piratage qui lui créé un manque à gagner énorme. Dans les années 40-50, le cinéma s’est adjoint la couleur, puis le format scope, qui ont été inventés pour ramener les foules dans les salles, alors qu’elles découvraient la télévision. Le relief aujourd’hui veut contrer le piratage sur Internet et donner un dynamisme inédit à l’image, seulement visible dans les cinémas.

Le relief même participa à cette concurrence contre la télévision dans les années 50, pour inciter les spectateurs à regagner les salles. Les studios, surtout américains à l’heure actuelle, ont repris le taureau par les cornes, voyant dans le relief l’impossibilité pour les « pirates » de copier les films et en mettre en ligne l’attrait.

Ce qui est vrai aujourd’hui, ne le sera sans doute pas demain. Mais demain est un autre jour. Car la télévision en relief arrive. Toujours avec des lunettes, mais, sans doute, s’imposera-t-elle. Des jeux vidéo sortent déjà en relief : des écrans d’ordinateur permettent le relief...

Les films

"Volt, Star malgré lui" - © Walt Disney Studios Motion Pictures France Agrandir Les films en relief distribués jusqu’à aujourd’hui, depuis le renouveau de la technique en 2008, relèvent de deux genres : l’animation et l’horreur. Soient des produits s’adressant à un public jeune, qui correspond à celui qui est majoritaire aux États-Unis. Il s’avère donc bien qu’Hollywood était en manque de sa principale audience et qu’il s’agissait de la ramener au bercail.

En effet, la tranche d’âge 12-25 ans constitue le public qui va le plus au cinéma. Mais elle correspond aussi à celle qui télécharge le plus de films sur Internet, entraînant une désaffection des salles. De plus, les séries télévisées ont pris un tout autre jour, avec un effet pratiquement « addictant ». Il fallait donc apporter un nouvel attrait pour contrebalancer la tendance : le relief était tout désigné.

La technique orienta d’instinct son expérimentation sur les films d’animation réalisés en numérique. Ainsi Bienvenue chez les Robinson s’avéra en 2008 une belle réussite. Depuis, Disney a sorti une version en relief de L’Etrange Noël de Mr Jack, et tout récemment avec les studios Pixar La Haut, lui, réalisé dès son tournage en 3D relief. Toy Story 4 sortira en 2010 en relief.

Toujours chez Disney, Volt, Star malgré lui a été un énorme succès en salles, notamment dans celles équipées en numérique. Depuis, Coraline est également sorti sous ce jour. En France, La véritable histoire du Chat Botté est également sorti en 3D relief...

L’autre penchant relève du fantastique et particulièrement de l’horreur. Premier opus Scar, dès janvier 2009, suivi de Meurtres à la Saint-Valentin 3D et de Destination finale 4. Pas grand chose à en dire, sinon qu’ils s’avèrent les premiers films « live » filmés selon les nouvelles techniques et qu’ils n’apportent qu’un peu de profondeur de champs - ce qui n’est pas inintéressant -, et autres effets spectaculaires simulant la sortie d’objets de l’écran.

Affiche d'"Avatar" - © Twentieth Century Fox France Agrandir Demain

Cette efficacité visuelle déjà perceptible devrait être patente à un niveau nettement plus élevé, à partir du 16 décembre, avec la sortie d’Avatar, le nouveau film de science-fiction de James Camron, qui n’a réalisé aucun film de fiction depuis Titanic, sorti en 1999, il y a dix ans. Cameron a déjà réalisé deux films en relief, mais des documentaires, Aliens of the deep et Les Fantômes du Titanic, d’ailleurs projeté à Cannes en 2004 en la présence du cinéaste. C’est dire si le relief lui tenait déjà à cœur... comme au Festival.

A cette heure, son nouveau film s’avère le plus gros buzz, créant une attente énorme chez le public. La bande annonce sur le Net fait un tabac et les 25 minutes du film projetées à des happy fews fin août ont eut un retentissement mondial.

Avatar relève de la science-fiction, et rejoint par ce genre les films d’horreur cités, le fantastique, et le cinéma d’animation, la féerie, la fantasy... Peut-on imaginer un film « réaliste » en relief ? Un bon film d’auteur à la française ? Une comédie dramatique ? Un deux pièces cuisine parisien en relief, ça vous tente ?

Sans doute que la technique va se cantonner aux genres les plus spectaculaires. Mais pourquoi pas un Polar ou un Western en relief  comme dans les années 50 ? .Il y a un précédent dans les années 80, Western, mais qui fut (mal) réalisé avec des techniques aujourd’hui révolues. Rien ne dit encore de ce qu’il en  adviendra, mais Hollywood a clairement imposé son diktat ; les salles s’équipent à travers le monde et le public suit. Le mouvement semble irréversible... jusqu’à ses limites.

"L'Etrange créature du Lac noir" vous invite à la cinémathèque pour la rétro 3DRétrospective à la cinémathèque

La cinémathèque organise à partir du 16 décembre jusqu’au 03 janvier 2010 une rétrospective des films réalisés en relief, avec tous les grands et petits films du genre, soient plus de 40 films.

Programmé à l’occasion de la sortie d’Avatar, la cinémathèque se met au diapason avec les plus grands fleurons du genre et en explore tous les « avatars ». Toute la filmographie, ou presque y passe, de L’Homme au masque de cire, à Emmanuelle 4 (si, si), avec colloques et débats à la clé.

La programmation comprend des séances et ateliers pour enfants et bien plus encore. Comme quoi notre vieille dame est toujours au carrefour de la cinéphilie et de l’actualité.

Renseignements :
La Cinémathèque française -Musée du cinéma
51, rue de Bercy - 75012 PARIS
Métro : Station Bercy, Lignes 6 et 14
Bus : nº24, nº62, nº87
01.71.19.33.33
www.cinematheque.fr


Les pionniers

Né des recherches photographiques, le cinéma s’est très tôt intéressée au relief. Aussi ses sources remontent-elles aux pionniers de la photo qui ont très tôt orienté leurs recherches dans cette direction. La première photographie jamais réalisé date de 1826 et résulte des recherches d’un français, Nicephor Niepce. Seulement douze ans plus tard, en 1838, le physicien britannique Charles Wheatstone invente un procédé permettant de visualiser des dessins, puis des photographies en relief, le stéréoscope. Onze ans plus tard, en 1849, il imagine que sa découverte peut être appliquée à des images animées.

Il faut attendre trois ans, en 1852, pour que l’opticien parisien Jules Dubosq mette au point l’appareil, basé sur un phénakistiscope. Son « bioscope » repose sur la disposition sur un disque stroboscopique en rotation, de douze images stéréoscopiques (donc 24 images) qui transcrivent un mouvement, tout en ronde-bosse. Le phénakistiscope est un des annonciateurs de ce qui deviendra le cinéma. Ce pré cinéma a donné nombre d’inventions visant à reconstituer « le mouvement de la vie », mais on relèvera que, déjà, l’on s’intéressait à lui adjoindre la troisième dimension.

Énumérer tous ces systèmes et leurs principes peut donner mal à la tête. Retenons que des chercheurs britanniques, italiens et français, dont Jules Marey, se sont penchés sur la question, parfois avec des réussites étonnantes. Jusqu’à ce qu’en 1895 naisse le cinématographe Lumière qui allait changer la donne. Le succès est tel et l’effet de ces « photographies animées », comme on les appelait parfois, est si surprenant, que la reconstitution du relief devient secondaire. Mais la recherche perdure. Louis Lumière réalisera même en 1935 un remake en relief, grâce au procédé anaglyfique, d’un de ses premiers films, Entrée d’un train en gare de la Ciotat.

L’âge d’or

Il faut attendre les années 50 aux États-Unis pour qu’un premier cinéma, « véritablement en relief » reprenne du poil de la bête. Les « trente glorieuses » s’installent, dont la patrie de l’oncle Sam sera la première bénéficiaire avec, notamment, l’arrivée massive dans les foyers de la télévision. Hollywood est alors menacé, les Américains étant hypnotisés devant cet œil qui envahit leur salon. Il perdure. La riposte est immédiate : d’abord l’adjonction en 1947 de la couleur aux films (la télévision balbutiante est alors en noir et blanc), puis celle du cinémascope (écran large) arrive en 1953, en même temps que le relief. La messe est dite.

Cette même année sort dans les salles L’Homme au masque de cire, remake d’un classique de l’épouvante des années 30, Masque de cire de Michael Curtis. Le film est en couleur (celui de Curtis expérimentait lui-même un procédé couleur) et en relief, avec Vincent Price (futur spécialiste de l’épouvante), et un jeune premier : Charles Bronson. Le film est un succès, ses effets de relief sont spectaculaires et la direction artistique d’André de Toth fait merveille sur un schéma classique.

Les majors ont trouvé le joint. Des productions à faible budget, même si elle réclament une technologie lourde, ne reposent que sur des effets. La science fiction au cinéma connaît alors un grand engouement. Dans la foulée du film d’André de Toth, sortLe Météore de la nuit de Jack Arnold qui enchaîne ce genre de productions (Tarantula, L’Homme qui rétrécit...) Il réalisera un second film en relief, L’Étrange créature du lac noir, qui fut bien plus tard le premier film diffusé en relief à la télévision en France, avec des lunettes distribuées dans un célèbre magazine de télévision et... un effet peu concluant. Quelques Western des années 50 « bénéficieront » également du relief

Un choc en 1954, quand Le crime était presque parfait d’Alfred Hitchocock sort sur les écrans en couleur et relief. Thriller claustrophobe, le film joue de cadrages qui valorisent la profondeur de champ, comme le maître du suspense l’a toujours fait, tout en valorisant des effets surprenant.

Nous retiendrons que les films de cet « âge d’or » ne touchent pas des productions ambitieuses, des blockbusters, mais des films de genre (S-F., Westerns, thrillers) réalisés avec deux franc, six sous. Aujourd’hui, la plus chère production jamais produite (310 millions de dollars + 150 millions de dollars de promo), Avatar, sort en relief : événement.

Renouveau

Lors d’un bref retour au relief au cours des années 80 dans un registre Bis ou Z, voire porno (Jaws 3D, Western, Le Guerrier de l’espace, Parasite, Vendredi 13 3D), faisant suite à une avancée technique relative, et un résultat peu convaincant, la tendance se tarit rapidement.

La recherche n’en démord pas moins et s’exprime dans l’art forain, comme à l’origine du cinéma. Ces procédés se voient sur les foire. Puis arrive IMAX qui exploite une image très fine projeté sur une très grande largeur : écrans hémisphérique (du type Géode et Futuroscope) ou très large (140 m2). Une telle avancée ne pouvait que réclamer l’adjonction du relief, d’autant plus impressionnant, projeté dans de telles conditions.

Jim Carey dans "Le Drôle de Noël de Scrooge" - © Walt Disney Studios Motion Pictures France Le producteur et réalisateur Robert Zemeckis (Forrest Gump) sent le vent venir et sort en 2004 Le Pôle Express. Un conte de Noël, qui fait appel à une nouvelle caméra, plus souple que le lourd matériel d’antan pour le tournage, et à une technique de filmage avec des acteurs live, retravaillés à la palette graphique : la performance motion. Ce qui correspond à un film entre animation et prise de vues réelles. De ce point de vue, Le Pôle Express est expérimental, mais c’est sa seule valeur. Tant il est laid. Depuis, Zemechis vient de sortir Le Drôle de Noël de Scrooge, d’après Charles Dickens : une très belle réussite, tant dramatique que visuelle, reposant sur la même technique, mais beaucoup plus aboutie.

Jerzy Kratzberg, responsable du département animation de Dreamworks, affirmait lors de la sortie de Monstres contre Aliens - film d’animation en 3D relief totalement raté - que Steven Spielberg, Peter Jackson et d’autres, ainsi que 80% des productions d’hollywood allaient désormais sortir en 3D relief.

Aujourd’hui nous arrive Avatar, qui se veut comme le prototype de ce type de production, avec l’affichage de concrétiser une révolution équivalente à celle des talkies des années 30, de la couleur et du cinémascope, avec le relief. A croire que James Cameron (Titanic) a voulu faire référence dans son titre à tous ceux qui l’on précédé dans cette aventure, se présentant lui-même comme l’avatar de tous c(s)es prédécesseurs. Techniquement, son film repose sur la performance motion , une nouvelle caméra, et la conception d’images par ordinateur. Connaissant le bonhomme sous ses jours perfectionnistes, du moins du point de vue de l’image et de ses technologies, l’on peut espérer ne pas être déçus. Le pire c'est qu'il réussi aussi le reste. Alors révolution ?

 

Comment fonctionne la technique de la 3D relief dans le 7e art, utilisée dans le dernier film du réalisateur James Cameron

 

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