Jude Law - Robert Downey Jr. - "Sherlock Holmes"
© Warner Bros. FranceAucune énigme ne résiste au détective privé Sherlock Holmes, flanqué de son fidèle ami, le docteur John Watson. Tant, que Scotland Yard lui fait souvent appel. Comme pour arrêter le mystérieux Lord Blackwood, féru de magie noire et coupable d’une série de meurtres rituels qui ensanglantent Londres.
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2010 - Lire la critiqueArrêté, il est exécuté, après avoir prédit son retour du royaume des morts. C’est ce qui semble arriver quand Blackwood réapparaît pour exécuter sa terrible vengeance. Holmes et Watson reprennent du service à la poursuite de Blackwood pour résoudre l’énigme de cette résurrection qui met en péril la raison, mais aussi le pouvoir politique...
La critique
Sherlock Holmes est un des héros littéraires les plus adaptés au cinéma. Mais cela faisait bien longtemps qu’on ne l’avait vu sur les écrans. Un oubli réparé aujourd’hui avec cette nouvelle version du personnage dûment ripoliné par Guy Ritchie (Arnaque, crime et botanique, A la dérive...), avec Robert Downey Jr. en Holmes et Jude Law en Watson. Autant dire que l’on sort des poncifs installés autour du locataire du 221 bis Baker Street et que ça déménage.
Cette aventure de Sherlock Holmes n’est pas adaptée d’une de celles écrites par Conan Doyle. C’est un script original de Michael Robert Johnson, fan de Holmes, et qui en respecte la donne, tout en orientant le film vers le fantastique et favorisant l’action. Aussi pense-t-on à un James Bond situé au XIXe siècle. Ce qui s’avère une très bonne idée, servie par une production luxueuse et spectaculaire, Joel Silver (Matrix) étant derrière le projet.
Le film se situe dans un Londres victorien crépusculaire, dont les murs sont teintés de suif, battus par une pluie constante. Une très belle reconstitution de l’Angleterre en pleine révolution industrielle, où l’on voit s’édifier le célèbre pont de Londres, décor du climax final. Le fantastique introduit par Lord Blackwood, qui n’est autre que Moriaty, ennemi juré de Holmes, s’infiltre via une société secrète qui flirte avec la magie noire, renvoyant à Alester Crowley et teintant ce Sherlock Holmes d’un rien de Harry Dickson, son équivalent « américain », inventé par le Belge Jean Ray.
Si ce Holmes campé par Robert Downey Jr. respecte les dons d’observation et de déduction du personnage de Conan Doyle, il souligne beaucoup plus que dans les autres versions cinématographiques son penchant pour la morphine et son désordre intime, ainsi que ses difficultés avec les femmes, suggérant un brin d’homosexualité. C’était tout de même déjà le cas dans le parodique
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