"Océans"

"Océans"

© Pathé Distribution
Documentaire de Jacques Perrin et Jacques Cluzaud (France) avec : Jacques Perrin et Lancelot Perrin - 1h43

« L’Océan ? C’est quoi l’océan ? » demande un enfant. Pour lui répondre des moyens techniques de tournage inédits ont été mis en œuvre afin de filer à dix noeuds au cœur d’un banc de thons en chasse, accompagner la folle cavalcade des dauphins, nager épaule contre nageoire avec le grand requin blanc, ou suivre le ballet onirique des méduses...

 Vidéo

Filmer sur 54 points du globe, par une kyrielle d’opérateurs, Océan montre la vie sous-marine comme on ne l’a jamais vue, à la découverte de créatures souvent méconnues ou ignorées....

La critique

"Océans" - © Pathé DistributionAprès avoir exploré les cieux aux côtés des oiseaux dans Le Peule migrateur, Jacques Perrin et Jacques Cluzaud nous font découvrir les fonds marins. Si le sujet peut paraître rabattue, notamment par les films de Jacques-Yves Cousteau, Océan relève plus du film d’art que du documentaire. Les beautés époustouflantes qu’il expose relève autant des sujets filmés que de la manière dont ils sont filmés.

En effet, la caméra n’est pas seulement plantée devant ce qu’elle capte, mais une véritable mise en scène est aux commandes, tout comme un scénario qui raconte l’histoire des océans et de ses habitants, en perspective avec le cosmos. Didactique, le film d’une heure quarante trois ne comporte pourtant que 17 minutes de commentaire. L’image se suffit à elle-même et le peu qu’il reste à dire ne vient pas décrire et évite la redondance, mais explore des directions qui dépassent le discours écologique ou environnemental, pour sensibiliser par l’émerveillement. Sans oublier la qualité sonore du film, d’une précision extrême, ni la splendide musique de Bruno Coulais, toute en force et cristaline.

Rarement un film classifié dans le genre documentaire aura engendré tant d’émotion par sa seule puissance visuelle. Il y a pourtant derrière le projet, qui a réclamé cinq ans pour sa réalisation, nombre de scientifiques qui ont guidé les cinéastes dans leur approche et leurs recherches. Comme quoi science et poésie peuvent faire bon ménage.

C’est qu’il y a un véritable projet cinématographique derrière l’ambition de mettre tout un chacun en contact avec le monde marin. La règle du film consiste en effet à émettre et montrer une dynamique, constante dans tout ce qui se trouve à l’écran. Dynamique du vol des raies, celui des méduses, des chinchards, des poissons rasoirs, ou encore de cette « congrégation » annuel des crabes araignées...


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