Saoirse Ronan - "Lovely Bones"
© Paramount Pictures FranceSusie Salmon est une jeune fille de 14 ans vivant heureuse au sein d’une famille unie. Un soir, de retour de son collège, elle croise un voisin solitaire qui l’invite dans une étrange cave aménagée sous le sol d’un champ de maïs tout proche.
Là il l’assassine. Susie se retrouve dans l’au-delà, à la découverte d’un nouveau monde. Elle observe la situation de sa famille après sa disparition, et suit le déroulement de l’enquête, alors que son corps reste introuvable...
La critique
Le nouveau film de Peter Jackson laisse de côté les Hobbits du Seigneur des anneaux et autres singes géants (King Kong), pour revenir à un thème plus intimiste et proche de son très réussi Créatures célestes, qui analysait déjà l’adolescence féminine, avec également une projection dans l’imaginaire, et un crime à la clé. Démarche cohérente, donc, servie par un beau casting : Mark Wahlberg, Rachel Weisz, Susan Sarandon, sans oublier la jeune et ravissante Saoirse Ronan.
Lovely Bones n’est pas sans rappeler le film resté confidentiel de Vincent Ward, Au-delà de nos rêves, où après son décès, Robin Williams découvrait l’au-delà. C’est sans doute le point le plus faible du film de Peter Jackson qui en donne, comme Ward, une vision quelque peu sulpicienne, avec ses éternels couchés de soleil, couleurs chatoyantes et autres prairies élyséennes... même si elles sont parfois forts belles. Mais trop lissées.
L’intérêt se trouve plutôt du côté du personnage central, Susie, à la découverte d’elle-même et fauchée en pleine grâce. Il est aussi du côté de sa famille foudroyée par sa disparition et qui tente, en vain, de recoller les morceaux, avec à la rescousse une grand mère un rien « foldingue » et alcoolique qu’interprète une drolatique Susan Sarandon. Il est enfin dans l’approche du meurtrier, que l’on connaît dès le début du film, terrorisant dans sa banalité bon enfant, subterfuge d’un monstre qui rappelle M. le maudit de Fritz Lang.
Dommage que ce sujet très original, adapté du roman d’Alice Sebold,
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