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De Terence Davies, l’on se souvient de Distant Voices, film magnifique sur la tradition chantée anglaise. Of Time and the City est une ode à Liverpool, vécue par son metteur en scène, transcrite, avec une sensibilité à fleur de peau.
Liverpool sonne Beatles et football en France. Davies, à l’explosion des Fab Four, découvrait la musique classique, ce pourquoi, il aura toujours préféré Bruckner aux Beatles. Différent, Davies, nous narre la découverte de son homosexualité à l’aube des années 60, son rapport essentielle au catholicisme, sa découverte de la musique et du cinéma, dans une ville portuaire, donc sujette aux influences, et dont il se sentait à part. Sans parler du Foot....
Une ville magnifiquement évoquée, magnifiée, dans son histoire, son urbanité, son sens, son rapport à l’homme. Le film rappelle My Winnipeg, de Guy Maddin, qui devrait sortir en mars, où le réalisateur de The saddest music in the world rend hommage à sa ville, où il a tourné, presque tous ses films.
Splendide révérence à ses origines, Of Time and the City témoigne des liens intrinsèques qui unissent un homme à sa ville. Terence Davies rend toujours compte de ses origines, de sa culture, dans un poème visuelle et sonore, où sa voix off fait merveille : de très belles retrouvailles avec le temps et la cité.
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