James Cameron arrive à la première de son film "Avatar" à Los Angeles le 16-12-2009
AFP PHOTO / Robyn BeckLa proposition instaure une contribution obligatoire des distributeurs de films numériques auprès des exploitants de salles pour leur permettre de s'équiper de cette nouvelle technologie.
"L'initiative arrive à point nommé", s'est félicité le ministre de la Culture, Frédéric Mitterrand
"Pour autant, le coût de cet équipement ne sera pas à la portée de tous les cinémas", a estimé le ministre, citant les "salles des petites villes et des zones rurales".
Pour ces salles, "un soutien spécifique" du Centre national de la cinématographie (CNC) va être mis en oeuvre sous forme d'une aide à la numérisation, qui permettra de couvrir jusqu'à 90% de leurs investissements, a souligné M. Mitterrand. "J'entends que ce dispositif soit mis en place dès cet été", a-t-il précisé.
Le passage au numérique est indispensble pour le futur mode de distribution des films qui, dans les années à venir, va supprimer les copies films en argentique, très lourd à gérer, au profit de fichiers électroniques.
La projection en numérique est d'autre part indispensable à l'exploitation de film en 3D-relief, de plus en plus nombreux, ceux-ci ne pouvant pas être projetés en argentique, sauf en version 2D. Le succès d'Avatar de James Cameron a notamment confirmé le succès des films projetés en 3D-relief, donc en numérique.
Le processus prévu
Le texte instaure le versement, par les distributeurs, d'une contribution obligatoire au bénéfice des exploitants, pour le premier placement d'un film de long métrage inédit en numérique, lors des deux premières semaines après la sortie du film.
Cette contribution se fera par écran. L'équipement numérique a été estimé, l'an dernier, à environ 80.000 euros par écran pour un parc de plus 5.470 écrans dont un tiers, selon Marcel Rougemont (PS) est déjà équipé.
Mais la "contribution numérique" ne sera pas versée aux salles dites "de continuation" (en argentique) afin de ne pas entraver la circulation des films.
Les députés ont restreint la contribution numérique aux salles existantes à la date de promulgation de la loi ainsi qu'à celles homologuées avant le 31 décembre 2012. La fixation des modalités de versement de la contribution sera décidée par négociation.


