Consacré à la grève des sans-papiers suivi par 6000 d'entre-eux, en lutte pour leur régularisation, le film d'une durée de 3 minutes est composé de témoignages de sans-papiers qui expliquent qu'ils paient des impôts, cotisent parfois depuis des années, mais n'ont aucun droit.
Il est consultable sur www.collectifdescineastespourlessanspapiers.com
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Le collectif regroupe notamment Agnès Jaoui, Isabelle Adjani, Tony Gatlif, Robert
Guédiguian, Bertrand Tavernier ou encore Jacques Audiard et Tonie Marshall.
"Nous souhaitions donner une caisse de résonance au mouvement des sans-papiers pour que leur situation devienne un objet de débat", a expliqué Laurent Cantet, Palme d'or du festival de Cannes en 2008 pour son film Entre les murs.
"Il y avait 6.000 grévistes dans une espèce d'indifférence qui nous a beaucoup choqués", a poursuivi le cinéaste, faisant référence à cette grève lancée en octobre 2009. Certains sans papiers sont venus raconter leur quotidien devant la presse, insistant notamment sur la dureté des tâches qu'ils exécutent et leur situation administrative dont "profitent" leurs employeurs.
Certains sans papiers sont venus raconter leur quotidien devant la presse, insistant notamment sur la dureté des tâches qu'ils exécutent et leur situation administrative dont "profitent" leurs employeurs. Signé par plus de 350 cinéastes, un manifeste, qui appelle à la régularisation de tous les travailleurs sans papiers, a aussi été distribué. Le collectif entend soutenir la lutte, entamée mi-octobre par les travailleurs sans-papiers, majoritairement africains, qui exigent d'être régularisés.
Leur film est projeté depuis mardi sur toutes les plates-formes internet et sortira le 10 mars dans plus de 500 salles en France.
Le mouvement de grève et d'occupation de chantiers et d'entreprises d'intérim qu'ils ont lancé est soutenu par onze associations et syndicats dont la CGT qui les encadre. Ce syndicat estime que plus de 6.000 sans-papiers participent à la mobilisation qui a également pris la forme de rassemblements devant des lieux symboliques comme l'Assemblée nationale ou le ministère de l'Immigration, avec toujours le même slogan: "on bosse ici, on vit ici, on reste ici!".


