Le réalisateur Terry Gilliam, invité d'honneur au 36e Festival du cinéma américain de Deauville, en septembre 2010
AFP/KENZO TRIBOUILLARDL'invité d'honneur de cette 36e édition n'est autre que le réalisateur Terry Gilliam, ex- membre des Monty Python, qui a notamment mis en scène Brazil qui a ouvert le festival.
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"C'est très sympa de recevoir un hommage avant de mourir", a plaisanté le cinéaste. Il avait été précédé sur le tapis rouge par l'ambassadeur américain Charles Rivkin et les membres du jury conduit par sa présidente, la comédienne Emmanuelle Béart.
Durant le festival, les spectateurs pourront voir l'intégralité de l'oeuvre de Terry Gilliam depuis la parodie médiévale Monty Python sacré Graal (1975) jusqu'à L'imaginarium du docteur Parnassus (2009) où il est question d'un pacte avec le diable.
Le festival rend un deuxième hommage, à la comédienne Annette Bening, deux fois Oscar de la meilleure actrice pour ses rôles dans American Beauty (1999) et dans Adorable Julia (2004). Elle viendra défendre à Deauville deux films dont l'un en compétition, Mother and Child, où se croisent les destins de trois femmes confrontées à la maternité.
Documentaires et films présentés en avant-première sont au menu du festival qui fera place pour la première fois aux séries télévisées avec "Deauville saison 1", une nouvelle section faite de nombreuses projections et de rencontres entre scénaristes américains et français.
Côté compétition, la sélection officielle qui puise cette année dans l'intimité de l'univers familial compte douze longs métrages dont huit premiers films. Le Grand prix sera décerné le samedi 11 septembre.
Terry Gilliam ne désespère pas de monter son Don Quichotte
Terry Gilliam veut toujours réaliser son film sur Don Quichotte, malgré la "malédiction" supposée qui a fait avorter le projet à plusieurs reprises, a-t-il annoncé au deuxième jour du Festival.
"Je ne devrais pas être là aujourd'hui. Je devrais être en train de tourner. Mais Don Quichotte reste à l'ordre du jour et je suis en train de rechercher de nouveaux financements", a déclaré à la presse le réalisateur américain naturalisé britannique.
Gilliam a dû renoncer au début de l'été à une nouvelle tentative d'adaptation du roman de Cervantès, annoncée à Cannes en mai, en raison d'un problème de financement. Le casting comprenait notamment Robert Duvall et Ewan McGregor, acteurs qu'il a indiqué espérer conserver.
En 2000, Gilliam avait déjà interrompu un premier tournage en Espagne avec Jean Rochefort, Johnny Depp et Vanessa Paradis. Des intempéries avaient notamment détruit les décors et Rochefort, qui devait jouer Don Quichotte, souffrait d'une hernie discale l'empêchant de monter à cheval.
Le réalisateur a toutefois refusé d'évoquer une "malédiction" pesant sur l'oeuvre, à l'adaptation de laquelle Orson Welles avait lui aussi dû renoncer en son temps. "Je n'y crois pas. Au contraire, Don Quichotte me donne à réfléchir et à apprendre de mes erreurs", a-t-il assuré.
"Peut-être que la vraie malédiction serait de faire enfin le film. Beaucoup de gens l'attendent depuis si longtemps et se sont déjà fait leur propre Don Quichotte que le mien ne peut que les décevoir", a-t-il plaisanté.


