Le livre de Nicolas Stanzick est augmenté d’une préface de Jimmy Sangster, scénariste des plus beaux fleurons de la compagnie et d’un beau cahier photos couleur et noir et blanc qui enrichissent un premier tirage aujourd’hui épuisé.
Véritable institution outre-Manche,
L’approche de Nicolas Stanzick à ceci de remarquable, qu’elle s’inscrit dans une perspective sociologique et une étude des mentalités, décryptées par le prisme de l’émergence d’une nouvelle cinéphilie qui participa à la révolution culturelle que devait cristalliser les événements de mai 1968. Rien de calculé dans ce phénomène, mais la condensation à une époque donnée d’un discours subversif, inscrit dans une nouvelle représentation de la violence et du sexe, au cinéma, participative d’un contexte culturel plus général, lisible dans tous les arts.
Nicolas Stanzick rappelle de ce fait l’angle qu’emprunte l’historien et théoricien américain du cinéma fantastique David J. Skal, par sa lecture de sa réception aux États-Unis, dans son remarquable The Monster Show, malheureusement non traduit en France. Si la démarche peut être comparée, l’histoire est bien différente, car très particulière à
Pour ce faire Stanzick fait appel à de nombreux interviews des protagonistes qui vécurent et participèrent à une histoire aux résonances bien plus importantes qu’il n’y paraît. Midi Minuit Fantastique (MMF, pour les intimes) détermina en effet la reconnaissance de
Bourré d’anecdotes riches et savoureuses, notamment à propos des salles parisiennes spécialisées dans le fantastique qui participent d’une histoire du cinéma bis, c’est ce parcours, sur quelque 400 pages, que retrace Nicolas Stanzick, avec une verve communicative de sa propre passion.
Dans les griffes de la Hammer
Nicolas Stanzick
Editions Le Bord de l’eau


