Edvard Munch, Nuit d¿hiver, 1923, Collection européenne
© The Munch-Museum / The Munch-Ellingsen Group / Adagp, Paris 2009-2010Le Centre Pompidou propose la première rétrospective du peintre anglais Lucian Freud, le musée Maillol s'intéresse aux vanités, le Musée d'Orsay explore le thème du crime et du châtiment dans l'art.
Du côté de la photo, les humanistes sont à l'honneur, avec Doisneau à la Fondation Cartier-Bresson et Izis à l'Hôtel de ville de Paris.
La saison commence avec deux expositions qui leur sont consacrées:
Izis à l'Hôtel de Ville de Paris
Le photographe lituanien Izraëlis Bidermanas (1911-1980), connu sous le nom d'Izis, s'est fait connaître par ses photos de la Résistance dans le Limousin, à laquelle il a participé. Collaborateur de Paris-Match, il a fait de nombreux reportages à l'étranger. C'est ses images de Paris que la ville de Paris expose pour rendre hommage à ce grand photographe des bords de Seine (du 17 janvier au 30 mai).
Doisneau à la Fondation Cartier-Bresson
A la Fondation Henri Cartier-Bresson, on pourra voir des photos de Robert Doisneau, figure phare de ce qu'on a appelé le mouvement des photographes humanistes français de l'après-guerre. Un choix d'images qui veut montrer comment Robert Doisneau est passé « du métier à l'œuvre » (du 13 janvier au 18 avril).
Dans le domaine de la photo, on pourra voir aussi:
Lisette Model au Jeu de Paume
Lisette Model (1901-1983), photographe américaine d'origine autrichienne, traquait la réalité avec audace. Pionnière de la street photography (photo de rue), elle voulait photographier avec ses tripes. Diane Arbus, qui était de ses élèves, a retenu sa leçon. Le Jeu de Paume présente des extraits de ses grandes séries, depuis ses premières photos de Paris et Nice à celles de New York dans les années 1950 (du 9 février au 6 juin).
La Maison européenne de la photographie exposera Elliott Erwitt ou Sarah Moon, entre autres (à partir du 3 février).
Eloge du négatif au Petit Palais: l'exposition fait découvrir au visiteur les débuts de la photographie sur papier en Italie entre 1846 et 1862 et tentera de réévaluer le rôle et les usages du négatif sur papier (du 18 février au 2 mai).
Du côté de l'art contemporain, l'exposition Monumenta 2010, présentée à la grande nef du Grand Palais, invitait cette année Christian Boltanski, avec une installation baptisée Personnes (13 janvier-21 février). Cette présentation était jumelée avec une autre exposition de l'artiste, intitulée Après au musée d'art contemporain Mac/Val de Vitry-sur-Seine, dans le Val-de-Marne (15 janvier-28 mars).
Lucian Freud au Centre Pompidou
Le Musée national d'art moderne organise la première rétrospective depuis plus de 20 ans en France de cet artiste britannique majeur. Le Centre Pompidou présentera une cinquantaine de grands formats, organisés autour du thème de l'atelier de ce peintre de 88 ans qui dit: "Je veux que la peinture soit chair." (du 10 mars au 19 juillet)
Edvard Munch ou l'anti-Cri à la Pinacothèque de Paris
Edvard Munch (1863-1944) est surtout connu pour Le Cri, un tableau "peu représentatif de son oeuvre", selon les responsables de la Pinacothèque, qui entend apporter une "lecture nouvelle" de l'oeuvre du peintre norvégien, précurseur du fauvisme et de l'expressionnisme qui n'a pas hésité à supprimer les frontières entre les supports et les techniques (du 19 février au 18 juillet).
Vanités du Caravage à Damien Hirst au musée Maillol
Le Musée Maillol explore le thème de la vanité, de ses origines dans l'Antiquité à sa reprise par la propagande chrétienne puis au regain d'intérêt, dans l'art moderne et contemporain, pour ce thème qui renvoie à la réflexion sur la vie et la mort (du 3 février au 28 juin).
Crime et châtiment au Musée d'Orsay
Quelle est la représentation du crime et de la punition dans l'art ? Ce thème a fasciné les artistes, peintres, sculpteurs, compositeurs ou cinéastes. Quelle représentation, voire quelle esthétique de la violence a-t-il engendré ? C'est la question que se pose le Musée d'Orsay (du 15 mars au 27 juin).
Turner et ses peintres au Grand Palais
Cette exposition retrace la construction de la vision du grand peintre de paysages britannique (1775-1851) à travers ses contacts avec les maîtres anciens et les artistes de son époque. Elle s'est élaborée au contact de multiples influences, des paysagiste rembranesques aux italiens du XVIIe siècle, aux paysagistes anglais plus récents ou aux aquarellistes de son temps (du 24 février au 24 mai).
Un peu plus tard, avec Les promesses du passé, le Centre Pompidou interrogera, à travers les oeuvres de cinquante artistes issus pour beaucoup d'Europe centrale et orientale, l'ancienne opposition européenne Est/Ouest (du 14 avril au 19 juillet).
L'automne 2010 s'annonce particulièrement alléchant, avec Claude Monet au Grand Palais (du 20 septembre au 24 janvier), Jean-Michel Basquiat au Musée d'art moderne de la Ville de Paris (du 15 octobre au 30 janvier) et André Kertész au Jeu de Paume (du 5 octobre au 30 janvier 2011).


